Les Cévennes à moto. 5 jours de pur plaisir !

Par Maïté et Philippe Jaubert, CDLR de Lavit-de-Lomagne (82, Tarn-et-Garonne)

Du 12 au 16 juillet, nous partons du Tarn-et-Garonne pour une virée sur les routes des Cévennes. Préparation des itinéraires par road-book (Escapades moto en Lozère envoyé par l’office de tourisme de Mende). Et en avant !

103 les cevenes a moto

Côté équipages

Laurent et Sandra sur KTM 990 Adventure.
Philippe, Maïthé et Canelle (Bichon) en side-car Norge 1200 attelé Produc-side Sénior.

Jour 1

Départ pour une virée de 330 km, on commence avec un temps maussade, pluvieux et froid, c’est parti pour 42 km pour rejoindre Montauban, puis 55 km de plus pour atteindre Gaillac dans le Tarn (81), qui a donné son nom au vin AOC très varié : rouge, rosé, blanc, mousseux… Mais notre premier arrêt est prévu à Albi. Après 20 km sous gros orage, visibilité 20 m, on arrive enfin…

Albi la rouge

Pas besoin de beaucoup de kilomètres dans cette ville pour se rendre compte de son charme et de la puissance de son architecture si reconnaissable : les fameuses briques rouges sont partout (ponts, musées, maisons…) et témoignent d’un passé médiéval très présent.

Visite de la belle cathédrale Sainte-Cécile qui se dresse fièrement sur la place pavée, attenante au musée Toulouse-Lautrec. C’est la plus grande cathédrale de briques au monde, d’ailleurs elle cumule les superlatifs. Le clocher domine toute la ville du haut de ses 78 m. À l’intérieur on tombe face à la plus grande surface peinte d’Europe et la plus ancienne fresque du Jugement Dernier. Sans oublier l’orgue monumental (15 m de haut, 16 m de large).

On a besoin de se sécher, restauration au chaud, car dehors 11°C ! De quoi oublier que nous sommes en juillet ! Pour la digestion, les larges rues pavées qui partent de la cathédrale mènent à un centre piéton très agréable.

Nous repartons pour les monts de Lacaune (9°C), Saint-Affrique dans l’Aveyron (12) pour la pause café Millau et son fameux viaduc, Aguessac, Les Roziers pour ensuite attaquer les gorges de La Jonte, Meyrueis puis notre point de chute à Barre-des-Cévennes en Lozère (48).

État des routes.
Pour se rendre à Barre-des-Cévennes, passage par la D996 : route très difficile et sinueuse.

Barre-des-Cévennes, camp de base

Nous logeons dans un gîte. Accueil chaleureux, repas du terroir (que du fait maison) très copieux, petit déjeuner avec découverte des sublimes confitures maison… Que du plaisir ! Rencontres, convivialité et partage des repas entre cavaliers, marcheurs, cyclistes et motards.

 Jour 2

Ciel couvert, à peine 6° ! 10 h départ pour la première balade découverte (road-book n°12) sur 155 km. Nous faisons le plein à Florac puis direction Les Bondons (super col et belles vues) arrêt à la belle cascade de Rûnes qui se jette dans le Tarn. Pause repas à Pont de Montvert, puis direction St-Julien-d’Arpaon, St-Gemain-de-Calberte, St-Étienne Vallée Française, en suivant la Vallée Française pour retour au gîte vers 18h. 

Surprise totale, nous pensions faire une virée plutôt tranquille et découvrons la route des “mille virages” avec des routes très étroites, relativement difficiles en side, nous avons eu la chance de ne croiser aucun véhicule.
Arrivés au gîte, pour se remettre de cette journée découverte : une bonne douche, un bon apéro (modéré bien sûr !) et un repas. 

Jour 3 

Toujours des températures basses, un bout de ciel bleu par-ci par-là ! Nous passons la matinée au joli marché de Florac.
Après-midi : 160 km (road-book n°1) par la très belle route des Corniches, mais uniquement la partie basse pour une journée plus cool. Nous partons à Saint-Jean-du-Gard avec petite visite, direction Saint-Germain-de-Calberte, puis D13 vers Barre-des-Cévennes. Très belles routes et vues magnifiques, malgré l’orage de grêle que nous avons eu sur 5 km (la poisse !).
Retour au gîte, même déroulement que les jours précédents…   

Jour 4

Beau ciel bleu, enfin du soleil ! C’est parti pour 134 km (parcours n°11). Florac, col de Préjuret et mont Aigoual : visite du lieu, du musée et de l’observatoire à 1567 m d’altitude. Il a fallu 7 ans pour le construire, aujourd’hui il est incontournable. Beaucoup de vent mais une vue superbe ! 

Descente sur Meyrueis pour le repas (attrape-touristes…) puis la D996 jusqu’à Racoulès où nous prenons la D49 pour le col de Solpiérière par une très petite route sinueuse avec virages serrés en épingle. Puis nous récupérons la D907 vers Barre-des-Cévennes par la très belle route des corniches. 

Arrivés au gîte, le propriétaire nous indique une petite randonnée facile, avec point de vue magnifique (1060 m altitude) la boucle complète est faite en 1h15.

Et toujours : douche, apéro, repas… Nous avons maintenant nos (bonnes) habitudes !

À voir.
Observatoire météorologique du mont Aigoual. Tél : 04 67 42 59 83 ; site Internet : www.aigoual.fr

Jour 5 

Florac, Ste-Énimie, Le Rozier. Les très belles gorges du Tarn, puis Millau direction Lavit avec de beaux souvenirs. Périple de 350 km avec une chaleur étouffante ! 

5 jours de pur plaisir entre le gîte, la découverte de la région et de belles rencontres, entre autres Thierry le secrétaire du club FJR de France accompagné de sa femme pour repérage d’une future virée dans la région avec le gîte en point de chute. La Lozère regorge d’itinéraires de rêve pour les motards ! 

Une très belle balade à moto parue dans le numéro 103 du JDM. 

 

signature cendrillon


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