Mongolie. Un side-car au pays du ciel bleu !

Par Huguette Martigny, CDLR et Relais Amitié de Biscarosse (40).

106 Mongolie moto

 

L’idée de ce voyage est née durant le salon Moto Légende, il y a au moins 3 ans. Nous y avions rencontré Guillaume de Vintage Rides qui nous avait vanté les voyages moto-solo en Mongolie. Nous étions intéressés sauf que… dans notre tête ce voyage ne pouvait se faire qu’en side !
Trois années plus tard et après plusieurs contacts, nous décidons d’un départ en juin 2016. Nos désirs étaient devenus réalité : l’association de Vintage Rides avec Alternative Sidecar (constructeur de sides) nous permettait de partir vers l’Est découvrir ce pays immense et ses grandes étendues…

Côté équipages

Participants
• 4 sides : Philippe avec Annick, Jean avec Gène, Philippe tout seul, Marc avec Huguette.
• 6 motos : Monique, Nathalie, Emmanuelle, Martial, Bruno et notre guide Baptiste.
Assistants
• Chauffeurs : Thoumé, Tsenga
• Mécanicien : Gana

Côté organisation

Alexandre Zurcher, créateur de Vintage Rides, basé à New Delhi en Inde, nous a beaucoup conseillé : températures au mois de juin-juillet, nourriture, cadeaux à amener pour l’habitant, etc.
Il nous a aussi expliqué l’aspect pratique. Les sides seront pris en charge par Jean Burdet, responsable d’Alternative Sidecar, qui les expédiera à Oulan-Bator. Il sera sur place une semaine avant nous afin d’atteler les sides sur les motos Royal Enfield. Nous connaissons Jean et sa femme Monique, car c’est le constructeur de notre side-car et nous avons aussi fait le raid au Maroc en leur compagnie (JDM n°99).
Les billets d’avion pour Roissy-Moscou-Oulan-Bator sont réservés. Nous sommes impatients de partir mais… il faut régler le problème des valises et une éventuelle surcharge : il faut que tout rentre, y compris nos casques moto !

Le saviez-vous ?
La Mongolie est un pays d’Asie, situé entre la Russie et la Chine. Sa superficie équivaut à 3 fois la France pour seulement un peu plus de 3 millions d’habitants !
Capitale : Oulan-Bator. Monnaie : le tugrik (Tg). Langue officielle : mongol. Religion : très majoritairement bouddhiste (86 %).
Géographie. Le pays est caractérisé par des espaces immenses, faits de steppes, forêts et plaines arides où l’on croise chevaux, yacks, chameaux, loups… Au cœur d’un système de hautes pressions (anticyclone), il compte une moyenne annuelle de 257 jours sans nuages, d’où son surnom de “Pays du ciel bleu”.
Histoire. Le pays est divisé en deux depuis des siècles, avec la Mongolie indépendante (au nord) et ce qu’on appelle la Mongolie intérieure (au sud) qui appartient à la Chine.
De nos jours. La Mongolie est une démocratie, Khaltmaa Battulga en est le président depuis 2017. Son défi : redresser l'économie du pays, pourtant riche en ressources minières.

 1er jour, Oulan-Bator / Dashinchilen, 220 km (5h de route)

Arrivés dans la capitale, un chauffeur nous emmène à l’hôtel où nous attendent Baptiste, notre accompagnateur moto de Vintage Rides Mongolie, Jean d’Alternative Sidecar et les autres motards. Après le briefing de Baptiste sur le déroulement du voyage, nous partons à la découverte d’Oulan-Bator pour éviter de nous effondrer sur nos lits (nous passerons 24 h sans dormir au total).

 

Etat des routes.
Dans Oulan-Bator, la difficulté de cette ville consiste à éviter les trous qui émaillent la route, en très mauvais état. De plus, la conduite à travers la capitale se fait au forcing, ce sont les gros véhicules qui ont toujours raison donc comme nous n’avons jamais la priorité !

 

Dès que nous sommes en dehors de la ville, une odeur très douce emplit nos narines : la sariette ! Cette petite herbe qui couvre le sol et qui régale tous les troupeaux, sent très bon dès que vous la foulez ; une odeur qui nous suivra tout le long de notre voyage.

Après 60 km, nous nous arrêtons au milieu de la steppe pour nous désaltérer d’un café ou d’un thé. Nous continuons sur cette route longiligne, sans même apercevoir le bout à l’horizon car cet horizon s’efface au fur et à mesure que nous avançons ! Nous n’arriverons jamais au pied de ces montagnes que nous voyons là-bas au loin.
Nous rencontrons quelques rares motards sur leurs motos chinoises ainsi que des camions de transport de marchandises. Par contre de gros 4X4 nous dépassent, bien souvent remplis de touristes chinois, japonais ou européens car la Mongolie s’ouvre au tourisme et c’est aussi une autre façon de la découvrir.

Côté terroir.
Arrêt dans un restaurant pour déguster notre premier thé au lait salé ! Nous en boirons tous les jours car ici cette boisson remplace l’eau. Le plat sera un goulasch de mouton avec riz et purée pommes de terre-carottes. 

  

Nous avalons les kilomètres sur une route goudronnée mais surtout trouée à souhait ! Nous passons à travers les troupeaux de chèvres et moutons. Aujourd’hui est un jour férié en Mongolie et les courses de chevaux s’enchaînent dans la plaine tellement vaste que je ne sais si je dois mettre le mot plaine au singulier ou au pluriel. Les casaques oranges affrontent les casaques vertes et les rouges, les jaunes. C’est le sport national mongol !

Pour la dernière partie, nous attaquons la piste en suivant Baptiste. Traversée d’un petit village qui ressemble beaucoup au Far West, les maisons de toutes les couleurs (les toits de tôle sont bleus, rouges ou blancs) sont très espacées les unes des autres.
Réservation faite au restaurant local pour le repas du soir et… en route pour l’hôtel Éléphant. Douche pour retirer la poussière qui nous maquille et départ pour le restaurant. De retour à 21 h, le soleil étant encore très haut dans le ciel, nous partons à 5 pour une promenade aux environs de l’hôtel. Nous voyons un cavalier tenant par la bride un autre cheval sur lequel sa petite fille d’environ 5 ans apprend à monter. Les enfants mongols font du cheval comme les enfants français apprennent le vélo ! Le sol est jonché de vertèbres et autres os d’animaux qui ont été dévorés. Il y a même le cadavre d’une vache tout gonflé de méthane qui attend les vautours.

 2e jour, Dashinchilen / Ogii-Nuur, 140 km par les pistes (5h)

Côté terroir.
Petit déjeuner mongol : des œufs frits, du cervelas avec des rondelles de concombre, du pain et du café soluble ou thé.

 

Nous retraversons le village mongol. Les habitants nous regardent comme des bêtes rares sur nos sides.
Nous quittons la route pour reprendre les pistes, mais notre moto a des problèmes d’accélération. Elle perd en puissance, nous ne pouvons plus monter dans les tours. Il faudra changer la bobine. Nous repartons à travers la steppe avec ses troupeaux qui campent carrément à travers la piste.
Baptiste nous conduits à Khar Bukhyn Balgas, une ancienne forteresse en ruines assez étendue avec son petit musée. Un café avec pruneaux et gâteaux secs est le bienvenu.

On reprend la piste, elle s’étend toujours à perte de vue, nous nous arrêtons à un stupa, monument de prières bouddhistes. Le sommet représente le soleil, la lune, et une fleur de lotus, surmontant une grande flèche conique qui représente l’ombrelle royale de la symbolique bouddhiste. La partie principale du stupa contient des reliques et des objets sacrés. L’ovoo, lui, est un monument traditionnel servant aux cérémonies du sacrifice, formé d’un tas de pierres. Si l’on en croise un, on doit y ajouter une pierre et faire une offrande. 

Etat des routes.
Les pistes gagnent en déclinaison, ont été fortement creusées et ravinées par l’eau et le passage des autres véhicules, la conduite des sides devient plus hasardeuse. Les sorties de routes sont courantes et il faut “recoller” rapidement au groupe. 

 

Arrêt au sommet d’une colline où nous surplombons le lac Ögii Nuur. Ce lac de 25 km2 est impressionnant par sa clarté. Sandwich puis nous nous répartissons dans nos yourtes respectives, à 300 m de là. Baignade dans le lac, nous sommes accompagnés par les vaches et les chevaux qui viennent s’y rafraîchir : l’eau doit être à 17°C. Le soir, le personnel vient nous allumer le feu dans la yourte. Rapidement la chaleur se répand et atteint les 30°, mais la nuit étant fraîche à l’extérieur, l’impression de cocon est encore plus réelle !

3e jour, Ogii-Nuur / Tsenher, 140 km au milieu de nulle part (6 h) 

Le départ du lac est tout simplement idyllique. La lumière du matin est magique, nous sommes entourés par les troupeaux de chevaux et de yacks.
C’est reparti pour les pistes à travers la steppe vallonnée. Au bout d’une heure, pause café au milieu de nulle part. Mais ce nulle part est plein de fleurs de toutes sortes : petites verveines violettes, géraniums vivaces bordeaux, des pieds énormes de rhubarbe en fleurs… et encore et toujours la sariette omniprésente, très odorante sous le soleil car il fait 28°C et ça chauffe !
Le pique-nique se fait 30 km plus loin, aux pieds d’aulnes (c’est la première fois depuis le départ que nous voyons des arbres) qui bordent la rivière Tabir. Les pieds dans l’eau, la fraîcheur nous fait du bien.
Repas simple mais bon : beignets de mouton, salade de choux-carottes et gâteau au chocolat.

Nous accédons au premier gué que nous passerons, nous devons descendre une pente abrupte. Jean Burdet nous apprend à contrôler les sides. Donc on y va cool (en apparence), on se lance et on… laisse faire, la moto descend sans souci et passe le gué d’elle-même. Je m’assieds sur le haut du siège du side et je remonte le cache-tonneau au maximum et, en principe, je ne suis pas mouillé mais ça dépend du niveau d’eau dans le gué !

Avec un bel orage, la piste, devenue de la boue, est de plus en plus scabreuse. Bruno casse sa chaîne, arrêt le temps de la réparation. On redémarre, Annick et Philippe quittent la route avec leur side, heureusement sans gravité. Maintenant c’est à nous : impossible de monter la piste bien raide et en dévers, nous voilà bloqués au milieu ! Jean reprend la moto avec Marc, mon mari, dans le side ; il lui donne quelques explications techniques pour améliorer notre conduite en fonction de la situation. Il lui recommande surtout de ne plus toucher à la poignée d’embrayage qui perturbe notre conduite. Nous ressentons très rapidement les bienfaits de ces conseils, les devers et les ornières se passeront avec beaucoup plus d’aisance aussi bien pour nous que pour la moto et ça devient vraiment du plaisir.

À l’arrivée au camp, c’est Nathalie qui chute dans les ornières détrempées. Journée harassante ! Vite une douche et ensuite bain dans les sources d’eau chaude. Ce sont d’anciens volcans qui expliquent la présence de cette source d’eau chaude à 85,5°C, utilisée pour combattre les maladies articulaires et du système nerveux. Nous finirons sous un orage dont les grêlons nous assomment… mais toujours dans les bains !

4e jour, Tsenher / Vallée de l’Orkhon, 100 km (5 h de piste)

Le départ nous met tout de suite dans l’ambiance de la journée. Nous escaladons des collines, dans un sentier plein d’ornières toutes boueuses, nous nous plantons 2 fois. Je dois descendre à chaque fois pour alléger l’ensemble et surtout pousser ou tirer suivant les situations. Pour une fois, je suis “réellement” le singe car à cause du devers, il faut rétablir l’équilibre du side. Nous arrivons tant bien que mal les premiers au sommet. Nous attendons un bon moment les autres qui ont, comme nous, bien du mal à monter cette sacrée pente ravinée. Tous se plantent : les motos comme les sides. Même notre guide Baptiste chute dans la montée. L’un des sides quitte le chemin et finit dans la forêt. Un café est obligatoire et réconforte tout le monde.

La vallée de l'Orkhon 

Le décor change totalement. Les collines se couvrent de conifères. Nouvel arrêt, la cause des chaînes cassées sur moto et side. Nous sommes au milieu des myosotis, des lys miniatures tout rouges et des edelweiss. Le repas sera pris à flanc de colline. Avant de repartir, notre mécanicien lance des morceaux de viande en l’air et les milans les attrapent en plein vol.
Ensuite, les virages, les montées, les devers et surtout les gués s’enchaînent. Le dernier gué assène le coup de grâce pour certains mais valorise d’autres.

Nous arrivons chez l’habitant qui nous reçoit ce soir. L’accueil est fait sous la tente familiale avec le rituel du thé au lait salé, suivi du lait de jument fermenté (pas terrible à mon goût !), après de la crème de lait sur du pain et pour finir une gorgée de la première pression de vodka. Il est de coutume de ne pas refuser pour ne pas offenser nos hôtes, même si on n’aime pas, on doit tremper ses lèvres et passer au suivant. Le repas du soir se fera dehors car il fait beaucoup trop chaud dans la yourte familiale où le poêle ronfle pour la cuisson du repas. Nous aurons une soupe avec des lamelles de mouton et du yaourt en dessert.

Une très mauvaise nuit nous attend car notre lit se résume à des planches en bois mal jointes et recouvertes d’une natte. Nous nous passerons de la douche, les dents sont lavées avec l’eau en bouteille. Ici l’eau est celle de la rivière et les toilettes sont une cabane en tôle au fond de la plaine. C’est la vie des Mongols donc c’est aussi la nôtre car nous avons choisi d’y venir !

5e jour, La vallée de l’Orkhon, 50 km (5 h de piste) 

Réveil douloureux pour tous à cause du manque de matelas. Nous assistons et participons à la traite des yacks, faite par les femmes aidées des fillettes.
Petit déjeuner devant la yourte : thé au lait salé, crêpes toutes chaudes, sortes de petits pancakes qu’on recouvre de crème de lait et qu’on sucre légèrement, c’est un délice.
La chèvre qui nous sera offerte pour le déjeuner de midi est dépecée sous nos yeux…
Nous partons tous avec les camions Waz pour regarder les chutes de l’Orkhon.

 Au retour en attendant le repas, il y a initiation au lever de panier sur les sides. Le repas se fait à l’ombre, nous mangeons la chèvre qui a été grillée et mise dans un grand récipient avec des pierres chaudes pour finir de la cuire. Accompagnée de pommes de terre, d’oignons et de gros cornichons.

Nous repartons en suivant la vallée de l’Orkhon, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992, elle est une terre d’éleveurs nomades. Il faut être vigilants car nous traversons une ancienne zone volcanique et les pierres affleurent et sont très coupantes. L’Orkhon est le fleuve principal, la rivière Tabir que nous avons vue hier est son affluent. L’Orkhon a des crues très importantes qui obligent souvent les Mongols à changer les endroits de passage à gué. Pourtant, nous l’observons, très calme au fond de sa vallée. Nous faisons halte pour découvrir des stèles de l’âge de bronze. Arrivés au camp, nous avons droit à des yourtes luxueuses. 

 6e jour, Vallée de l’Orkhon / Karakorum, 100 km (5 h de route)

Départ sous un ciel très chargé, nous suivons toujours l’Orkhon qui nous offre ses méandres à perte de vue. C’est encore une région d’élevage, les troupeaux se rendent à la rivière pour boire, les yourtes sont disséminées dans la plaine. 

Face à nous une tortue en pierre, une des anciennes portes d’entrée de Karakorum du temps de Gengis Khan (fondateur de l’empire mongol). Dès le VIIIe siècle, les Mongols divinisent la tortue. Elle symbolise longévité, solidarité et indépendance, elle est également l’animal de l’esprit de l’eau. C’est pourquoi ont été installées à Karakorum quatre tortues, dans le but d'éloigner les inondations et de lui garantir une vie éternelle, actuellement il n’en reste que deux.

Karakorum

C’est la cité légendaire de Gengis Khan, fondée en 1220, elle fut l'une des villes-étapes de la route de la soie. C'est à partir de cette ville que l'empire mongol a été gouverné jusqu'à ce que Kublai Khan installe la capitale à Pékin.
Nous déjeunons de raviolis mongols avec choux, carottes et tomates : très bons !
Baptiste nous entraîne ensuite dans les rues du marché local puis direction le monastère et temple Erdenzuu, le nom signifiant “les 100 trésors”. C’est l’un des plus anciens et importants monastères bouddhistes mongols, il a été construit en 1586 sur les ruines de l’ancienne capitale mongole.
Arrivés au camp de yourtes du soir, après le dîner nous assistons au concert d’un groupe, c’est un enchantement. La musique mongole est tout sauf triste, elle est très entraînante et rythmée. 

7e jour , Karakorum / Khogno Khan, 110 km (2 h de route) 

Après un petit déjeuner buffet avec plats européens et mongols, nous partons visiter le muséum de Karakorum qui relate toute la construction de l’empire mongol et la vie de Gengis Khan et de ses descendants. Il y a une exposition remarquable d’objets, des bijoux en or, des plats trouvés lors de fouilles.

 Sur la route entre Karakorum et Oulan-Bator, un péage insolite nous taxe un droit de passage au milieu de rien. Ensuite direction les dunes de sable où pour 2 € nous montons sur les chameaux pour un tour de… 5 minutes. Piège à touristes mais touristes consentants ! 

Arrivée au camp de yourtes du soir, camp écologique sans eau ni électricité mais pour beaucoup ce sera le plus apprécié. Thé bien chaud, toilette aux serviettes chaudes et parfumées. Un apéro improvisé nous regroupe tous devant notre yourte avec des pâtés amenés de France et de la vodka. Baptiste nous apprend les traditions mongoles pour la dégustation de la vodka. Ensuite dîner sous une grande yourte superbement décorée, ce sera encore un très bon repas.

 8e jour Khogno Khan / Oulan-Bator, 290 km (5 h de route)

Au petit matin, le “service d’étage” nous apporte les serviettes chaudes pour la toilette puis le petit déjeuner se passe dans la bonne humeur même si nous ressentons déjà la morosité du départ.
C’est reparti pour 60 km durant lesquels nous surveillons bien le revêtement, car comme toujours l’état des routes est mauvais. Après un arrêt déjeuner, les kilomètres s’enchaînent et ça devient monotone. Notre side fait des à-coups. Le mécano, Gana, vide le carburateur. On repart mais le problème revient plusieurs fois. Baptiste nous demande de nous arrêter, on change le filtre à air ainsi que le filtre à essence. Hélas nouvel arrêt : PANNE D’ESSENCE ! Jean et Baptiste siphonnent les motos solo pour en tirer un litre qu’ils répartissent dans tous les sides. Heureusement quelques kilomètres plus loin, une pompe est la bienvenue.
On roule jusqu’à Oulan-Bator. La civilisation nous rattrape avec sa circulation en tous sens. Nous arrivons au garage Vintage-rides et là… nous redevenons piétons ! Un dernier dîner est pris en commun.

Côté budget.
Vintages Rides : pilote 4290 €, passagère 2690 € (location du side-car, carburant, pension complète, transfert aéroport hôtel).
Avion : 1468 € (2 personnes, vol aller-retour sur Aéroflot via Moscou).
Argent de poche : 200 € (entrées des musées, boissons, souvenirs, restaurant premier et dernier jour).

Ça y est la belle aventure est finie, le lendemain nous reprendrons l’avion à 8 h sous la pluie, direction la France.

Sacoche réservoir.
Rouler en Mongolie
Les voitures roulent à droite mais presque toutes ont la conduite à l’anglaise. Ce sont des voitures coréennes, très souvent hybrides électriques. Il y a beaucoup de 4X4. Les Mongols sont très gentils et particulièrement accueillants. Lorsque nos motos arrivent, les bonjours et les sourires fusent.
Dans les campagnes, ils regroupent les troupeaux encore à cheval ou avec une petite moto japonaise. Les enfants apprennent très jeunes à monter à cheval.
À savoir
Vous n’êtes jamais sollicités pour un achat forcé. Les Mongols n’ont pas la “culture” du marchandage, les prix affichés sont respectés.
La faune. La Mongolie est un grand pays d’élevage, tous les troupeaux sont rassemblés le soir et le matin pour la traite. La faune est très présente : les petites souris des champs se sauvent à notre passage. Dans le ciel, beaucoup de milans, et à cette époque les grues cendrées sont en couple et élèvent leurs petits.
La cuisine mongole. Elle est basée sur le mouton. Nous avons très bien mangé pendant notre séjour alors que nous appréhendions. Le riz est presque toujours présent. Les légumes sont souvent du chou blanc, des carottes et pommes de terre, ainsi que le concombre. Le thé au lait salé est toujours servi dès notre arrivée.
Les températures. Pour la période du 26/6 au 8/7 elles étaient très élevées certains jours. Nous avons souvent eu des températures supérieures à 30°C, et à cause de cela des orages en fin de soirée. L’altitude de 1800 m explique la fraîcheur du matin certains jours.
Les yourtes
Elles sont d’une propreté remarquable, très joliment décorées, elles sont assez grandes et le poêle central est très efficace !
La tradition veut que vous entriez toujours dans la yourte en partant sur la gauche. Au centre le poêle qui sert pour le chauffage et la cuisine, sur les côtés sont installés les lits. Au fond, il y a l’autel pour les prières (chez l’habitant qui nous a accueillis il y avait même un congélateur). Beaucoup de yourtes ont maintenant des panneaux solaires pour avoir l’électricité car il ne faut pas oublier que ce sont avant tout des nomades. Dans les camps de yourtes, ce sont des groupes électrogènes qui fonctionnent quelques heures le soir. 

Mention particulière pour notre guide Baptiste
Ce Français vivant en Mongolie depuis 3 ans a adopté ce pays et sait vous faire partager sa passion. Vous ne pouvez pas rester indifférent lorsqu’il vous en parle et décrit SON pays adoptif qui coule dans ses veines, ce qui a énormément compté pour la magie que ce pays a opéré sur nous !

Un beau voyage à retrouver dans le n°106 du JDM que vous pouvez acheter dans notre boutique Internet

signature cendrillon


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