Inédits du JDM

 Séjour moto en Italie. Visites en Toscane et moto GP pour les Diablobikes  

Par Christophe Fournier, CDLR et Relais Amitié de St-Marcel-d'Ardèche (07)

Nous sommes Les Diablobikes, une jeune association de motards du sud de l’Ardèche, créée en 2012, comptant dans ses rangs 31 membres. Après avoir fait la Corse l’an dernier, nous voilà partis cette année pour un périple de 10 jours en Italie et plus précisément la Toscane. Autant joindre l’utile à l’agréable, nous en profiterons pour nous rendre au Moto GP du Mugello. Un séjour idéal pour les motards : routes à virages, visite de sites splendides et du fan club de Rossi...

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Côté équipages.

Tofe et Coco sur Kawasaki 1000 Versys
Gigi et Marie sur Ducati Multistrada
Le Grand et Camille sur Yamaha 1000FZ1
Patou et Manon sur Honda 600 CBF
Eric et Christine sur Ducati Monster 1200
Kévin sur Kawasaki 800Z
Pétou et Nanou sur Ducati Multistrada
Manu sur Ducati Multistrada

La préparation

1re étape. Après avoir annoncé aux Diablobikes la destination via notre calendrier annuel des sorties, j’attends leurs inscriptions pour réserver nos logements.
2e étape. Confection du road-book pour trouver au plus juste les points de chute et déterminer les temps de roulage journaliers. Ce n’est pas moins de 10 road-books qui on été préparés minutieusement pour ce périple.
3e étape. Trouver les deux logements : un pour la nuit du vendredi au samedi et un autre pour le reste du séjour. C’est donc une auberge de jeunesse située à Florence que j’ai choisie car les hôtels à Florence il faut oublier, ils sont hors de prix et ensuite les seuls hôtels abordables sont réservés un an à l’avance car je vous rappelle que c’est le week-end du GP du Mugello...
Et voilà, le voyage peut commencer !

Le saviez-vous ?
La Toscane est une région côtière au centre-ouest de l’Italie, séparée de la Corse par la mer Méditerranée. Florence en est la capitale.
Les paysages sont très variés : montagnes, vertes vallées, régions volcaniques... Le fleuve Arno prend sa source dans les Apennins, traverse Florence puis se jette dans la mer Ligure.
Son patrimoine est extrêmement riche : monuments, oeuvres d’art, vestiges et témoignages de l’influence du Moyen Âge et de la Renaissance.
À savoir : la limitation de vitesse est à 70 km/h, il y a des radars partout (le mot est faible).

1er jour, St-Marcel-d'Ardèche / Florence, 780 km

Pour des raisons de timing, nous faisons le trajet exclusivement par l’autoroute car le GPS donne un temps de roulage de 7 heures et demies, à cela il faut ajouter les pauses de ravitaillement, la pause déjeuner et anticiper un éventuel problème. En clair, cela fait près de 12 heures sur la route. Le rendez-vous est donc donné à 5 h à l’entrée de l’autoroute.
Nous arrivons à Florence à 18 h 30 et rejoignons l’auberge de jeunesse pour une nuit de repos bien méritée.

2e jour, circuit du Mugello / Dicomaco, 65 km

Première galère : Patrick, un pote venu juste pour le GP, oublie d’enlever son U et démarre avec. Bilan : un support étrier arrière cassé. Après plusieurs essais de démontage, la décision est prise : Patrick et Pascal partent chercher dans Florence un concessionnaire BMW, le reste du groupe va au Mugello, pour prendre les places et repérer un bel endroit pour le jour de course.
L’après-midi, nous quittons le circuit pour aller prendre possession de la maison que nous avons réservée à Dicomaco, petit village à 25 km du circuit.

 3e jour, le circuit du Mugello, 50 km

Levés tôt pour être tôt à l’entrée car des milliers de passionnés affluent de tous côtés pour entrer dans l’enceinte du circuit. On m’avait parlé de la “fièvre jaune” quand on vient au Mugello et je ne voyais pas de quoi il pouvait s’agir. Maintenant je sais, personnellement fan de Valentino Rossi, nous avons assisté à un spectacle à chaque apparition de “Valé”, tout le Mugello était recouvert d’une fumée jaune, ce fut un grand moment et c’est certainement le plus beau GP que nous ayons vu malgré la casse moteur de Valé. Heureusement Johann Zarco a gagné en Moto2 et nous a permis de chanter La Marseillaise.

A voir
À Florence, circuit du Mugello
GP Moto 2018 : du 1 au 3 juin
www.italy-moto-gp.com

4e jour, Dicomaco / Tavullia / Dicomaco, 366 km 

 Cervia

 Si vous vous rendez un jour dans cette bourgade balnéaire, un conseil : délaissez les plages à touristes pour découvrir les marais salants. Situés un peu plus dans les terres, ils bénéficient aujourd’hui d’une tranquillité appréciable et du statut de réserve naturelle (hérons, flamants roses, échasses...) ; pourtant autrefois la ville même de Cervia était sur ces terres. Elle fut déplacée, pierre par pierre, en 1967. Le sel local est réputé pour sa pureté. Le MUSA (musée du sel) est gratuit, profitez-en pour en apprendre un peu plus.
Le soir, au coucher du soleil, ces plates étendues d’eau se transforment en miroir rouge-orangé, de toute beauté.

 Puis Rumini par la SS16 qui borde la mer Adriatique jusqu’à Missano Adriatico, célèbre pour son GP. Et nous voilà sur la route de Tavullia par la SP58.

Côté route
Par la SS67, joli décor de montagne verdoyante avec certains passages en sous-bois. Route assez technique avec un asphalte de mauvaise qualité par endroits.

 Tavullia, le village de Valentino Rossi

Pour nous, ce n’est pas un hasard de destination, puisque c’est le village natal de Valentino Rossi et où il vit actuellement dans son célèbre ranch. D’ailleurs quand on arrive à Tavullia en montant vers le village, la première chose que l’on voit c’est son usine de confection textile VR46. Et plus on monte, plus on se rend compte que ce village porte en Dieu son pilote, car sur tous les poteaux d’éclairage public (c’est-à-dire tous les 100 m), un drapeau VR46 flotte au sommet. Arrivés dans le village, on tombe sur le Fan Club VR46 et son restaurant pizzeria Bar restaurant Da Rossi. Ça tombe bien il est 12 h 45 et on a faim.

Après s’être restaurés, il est temps de repartir avec des étoiles plein les yeux, direction San Pieri in Bagno par la SP43. Ensuite retour à Dicomaco par une petite route forestière nommée SP91, magnifique mais très technique et question asphalte : zéro.

5e jour, Bologne / Dicomaco, 265 km

Départ direction le lac Logo Di Bilancino par la SR302, cette route est un axe principal en direction de Bologne. Après le passage du lac, finis les axes principaux, nous empruntons la SP8 jusqu’au col Dalla Futa qui culmine à 1890 m, où d’ailleurs la température de 6° nous surprend un peu. Heureusement il y a un bar restaurant au sommet pour prendre un chocolat chaud, car s’il y a une chose à tester en Italie, c’est le chocolat chaud : une tuerie.
On reprend le guidon direction Bologne par la SP59, route de montagne sinueuse à souhait où nous traversons de magnifiques petits villages à l’architecture typique de la Toscane.

Bologne, "la Grassa"

Attention, il y a un monde fou et ça roule fort sur les rocades, autant vous dire que lorsque vous guidez un groupe et que vous devez suivre les instructions du GPS, c’est du sport. Une fois les motos garées, attention, la police italienne ne fait pas de cadeaux.

Visite du centre historique de cette ville surnommée “la Rossa” (“la Rouge”), couleur de ses édifices, mais aussi “la Grassa” (la Grasse”) en référence à son riche patrimoine gastronomique (oui oui, c’est bien de là que vient la fameuse sauce bolognaise !). Ville magnifique et une architecture grandiose que l’on retrouvera d’ailleurs dans toutes nos villes visitées lors du séjour. Palaces médiévaux, tours Renaissance, arcades...

Nous n’avons pas pu visiter le musée Ducati, en travaux.
Retour vers Dicomaco par la SP65 qui nous rappelle la SP59 de l’aller.

Côté terroir
La gastronomie de Bologne.
Le ragù est un mijoté de boeuf émincé, pancetta, oignons, carottes, lait et vin, servi avec des tagliatelles. C’est la version qualitative de la “sauce bolognaise”, plus connue mais plus médiocre en goût. Pour préserver et contrôler la qualité de cette sauce, la chambre de commerce de Bologne a déposé la recette officielle du ragù en 1982 !
Le parmesan, Parmigiano Reggiano, est le seul et véritable parmesan pour les Bolognais, bénéficiant d’une AOP. Fromage au lait de vache de race reggiana, il provient du sud du fleuve Pô. L’affinage va de 12 à 48 mois.
Les glaces (“gelati”) sont réputées parmi les meilleures du monde. Ce n’est pas un hasard si la ville possède la Gelato University... Crémeuses, classiques (chocolat, fraise) ou originales (aux pignons), c’est un incontournable !

 6e jour, Dicomaco / Pise, 285 km

Départ 9 h 30 direction Florence par la SP34, une fois de plus attention, la traversée de Florence est sportive il faut être très vigilant car ça déboule de partout.
Ensuite direction Scandicci par la SP98, Empoli par la SP67 puis Pise par la SS67 et la SP2. Pour être honnête cette route n’a pas d’intérêt majeur.

Pise

Le problème encore une fois est de se garer. Mais ceci fait, le site de la Tour de Pise, magnifique, faut vraiment l’avoir fait une fois. Un jour peut-être plus personne ne pourra y monter. Par sécurité, on ne peut y accéder que 40 personnes à la fois, les 7 cloches présentes ont été réduites au silence dans les années 50 pour ne pas risquer l’effondrement de la tour. Et en 1990, 1000 tonnes de plomb ont été placées côté nord pour compenser l’inclinaison dangereuse. Cerclages d’acier, câbles, fondations excavées... Des travaux de sécurisation qui ont duré jusqu’en 2011.
Mais Pise ne se résume pas à sa fameuse tour. Elle abrite ponts, palais aristocratiques, églises gothiques et architecture moyenâgeuse, des trésors historiques très présents malgré la destruction de 40% de la ville lors de la seconde guerre mondiale. 

Après une demi-journée de marche, retour à Dicomaco par la SP3 qui nous mène à Altopascio pour ensuite emprunter la SP26 jusqu’à Pistoia, où nous ferons un arrêt et visiterons son centre historique magnifique. Ensuite direction Prato par un bout de voie rapide, la A11, pour rejoindre la SP8 qui nous ramène à Dicomaco.

 7e jour Dicomaco / Sienne, 267 km

En selle, direction Pontassieve par la SS57, puis Reggello par la SR69 petite route qui enchaîne montagnes et vallées, pas très technique mais un asphalte médiocre, heureusement que le décor y est très beau. Puis vient directement la direction de Sienne par la SP68 où l’on trouve un décor vallonné magnifique avec des plantations d’oliviers et de vignes, avec cette fois un bon asphalte bien régulier.

Sienne, un voyage dans le temps

C’est magique, c’est vraiment la ville typique italienne, qui fait ressentir son passé, avec sa place en ovale où se déroulent les courses de chevaux et où s’affrontent les divers quartiers. Des rues étroites et en pentes. Bref, une merveille de beauté. D’ailleurs le centre historique, véritable incarnation de la ville médiévale, est classé Patrimoine mondial de l’Unesco. La Piazza del Campo est surplombée par la Torre del Mangia et ses 400 marches. Bien sûr, il y a l’incontournable cathédrale, magnifique de l’extérieur mais aussi de l’intérieur avec des voûtes peintes en bleu parsemées d’étoiles dorées... Et un sol fait de marbre et marqueterie de marbre, sublime.

La fin d’après-midi approche, on amorce le retour vers la maison par la SP40 qui nous fera traverser Arezzo, cap au nord par la SR71 et passage à Bibbiena, et direction Dicomaco par la SS110 très technique avec encore une fois un asphalte médiocre.

8e jour, Dicomaco / Florence, 84 km

C’est la veille du retour en France, pour certains c’est une journée de repos, pour ceux qui le veulent ce sera visite de Florence.

Florence, musée à ciel ouvert

Départ 10 h par la SS67, nous arrivons dans cette ville envoûtante, berceau de la Renaissance. Visite du centre historique qui regroupe les sites les plus importants. Commençons par la Piazza del Duomo, façade de marbre rose, blanc et vert, campanile gracieux... L’intérieur, tout aussi grandiose, recèle 44 vitraux. Une merveille !
Le Duomo (463 marches, escalier en spirale) est le monument le plus connu de Florence. Coupole en tuiles rouges, qui demeure une des plus belles villes visitée dans ce périple.

À voir également : les trois autres églises dont Santa Croce, chef d’oeuvre du gothique florentin. Mais aussi les musées et la Biblioteca Laurenziana avec le superbe escalier de Michel-Ange. Plusieurs oeuvres de cet artiste, qui y a vécu de nombreuses années, sont visibles dans divers endroits : le David à la Galleria dell’Academia, Bacchus au musée national du Bargello...

Retour à la maison pour préparer les valises et honorer la dernière soirée du groupe en Italie.
Bon à savoir : les premiers dimanches du mois, entrée gratuite dans les musées nationaux.

9e jour, Dicomaco / Briançon, 595 km

 Départ 6 h, pour abréger nos souffrances nous emprunterons l’autoroute E45 jusqu'à Asti.

Côté route
L’autoroute E45 est meilleure que celle qui borde la méditerranée, elle est en meilleur état, moins de radars et beaucoup moins de tunnel interminable.

Juste avant Asti la pluie s’invite au voyage, obligés de s’arrêter pour enfiler les tenues de pluie. Quand on est en groupe c’est toujours un grand moment !

Direction le mont Genèvre par la SP23R. La pluie nous quitte un peu dans la montée du col vers Sestrière et on la remercie car c’est un décor magnifique de haute montagne qui s’offre à nous. Par contre côté température, c’est la dégringolade : 4° au mont Genèvre avec l’humidité, fait pas chaud ! Heureusement il ne nous reste plus qu'à redescendre sur Briançon où notre hôtel nous attend. Super accueil, avec un parking moto couvert.
On en profite pour avoir des infos sur la météo du lendemain, qui annonce une pluie battante. Ça promet.

 10e jour, Briançon / St-Marcel d'Ardèche, 265 km

Au réveil, en ouvrant les volets, il pleut comme vache qui pisse. Le côté positif de la chose c’est que l’on ne s’arrêtera pas en route pour enfiler les tenues pluie, on part avec !
Départ 9 h et ça dégringole. Direction Serre-Ponçons par la N94, au passage du pont sur le lac on ne voit même pas l’eau en dessous car la brume est présente sur une trentaine de kilomètres. Arrivés à Gap, petite accalmie et donc petit arrêt café, on demande à se faire servir dehors car la pire des erreurs à faire dans ces cas-là est de se déshabiller.

On reprend rapidement la route direction Nyons par la D994.
À Nyons la pluie s’arrête et ne nous rattrapera plus, tant mieux. Il ne nous reste plus que quelques kilomètres et c’est à Suze-la-Rousse que l’heure de se séparer avec le groupe est arrivée. Arrêt improvisé au bord de la route et dernière accolade avec les potos avant le retour à la maison pour toutes et tous.

Côté budget
Logement. L'auberge de jeunesse à Florence c'était sympa, pour 60 € la nuit dans cette ville c'est plus que correct. Pour la maison, nous sommes passés par Abritel et avons loué à un particulier, cadre super sympa malgré un chemin de terre et cailloux.
Restauration. On a fait resto tous les jours le midi, on mange bon, pour un prix pas plus excessif, entre 14€ et 16€ le repas vin compris. Par contre ce qui nous a choqué, c'est que là-bas, tu paies les couverts. Alors si tu arrives avec tes couverts ça te fait 1€ ou 1,50€ de moins. Bizarre (on ne l'a pas fait).
Tous compris : essence, restos, logements, pot commun pour les repas du soir, entrée au GP, visites, souvenirs et autres coup à boire, ça nous a coûté environ 1500 € pour le couple.

Au total, ce sont plus de 3000 km parcourus en 10 jours avec un groupe au top et des souvenirs impérissables plein la tête. Magnifique région, les villes que nous avons visitées sont superbes, c’est vraiment un trip que je conseille.

Sacoche réservoir
Rouler en Toscane.
En Toscane la limitation de vitesse et de 70 km/h, cela peut s’avérer fatigant, car les Italiens la respecte bien sur et cela vous fait rouler dans un faux rythme qui à tendance à vous crever rapidement.
À cela s’ajoutent les radars, il y en a partout, factices ou pas, on ne prend pas le risque de le découvrir.
Stationnement en ville : attention à ne pas garer sa moto au premier endroit venu, la police tourne en permanence. Les parkings vélo, moto, scooter, son présents partout, à condition d’y trouver une place.
L’asphalte est médiocre sur la plupart des routes (à part les grand axes), beaucoup de raccords et de nids-de-poule.
À savoir
Les habitants ne parlent pas (ou très peu) le français, mais sont super sympa.
Dans les magasins on trouve tout comme en France, sauf notre apéritif national.
La police est partout, surtout en ville, ils veillent au stationnement gênant et n’hésitent pas à appeler la fourrière. Nous avons assisté à l’enlèvement d’une BMW GS 1200 immatriculée aux Pays-Bas, à Florence.

signature cendrillon


  • 01 - Christophe des Diablobikes, CDLR et Relais Amitié du JDM01 - Christophe des Diablobikes, CDLR et Relais Amitié du JDM
  • 02 - Moto GP, circuit du Mugello en Italie02 - Moto GP, circuit du Mugello en Italie
  • 03 - Corinne des Diablobikes avant de rentrer sur le circuit du Mugello03 - Corinne des Diablobikes avant de rentrer sur le circuit du Mugello
  • 04 - Les Diablobikes au moto GP d'Italie. Circuit du Mugello, pour y entrer, il  faut ce lever tôt ! JPG04 - Les Diablobikes au moto GP d'Italie. Circuit du Mugello, pour y entrer, il faut ce lever tôt ! JPG
  • 05 - Tavullia, fan club de Rossi. Grand et patou devant un panoramique de Valentino Rossi05 - Tavullia, fan club de Rossi. Grand et patou devant un panoramique de Valentino Rossi
  • 06 - Les Diablobikes devant le restaurant de Valentino Rossi 106 - Les Diablobikes devant le restaurant de Valentino Rossi 1
  • 07 - Les Diablobikes en vadrouille à Bologne07 - Les Diablobikes en vadrouille à Bologne
  • 08 - Bologne la Rossa. La couleur des édifices a donné son surnom à cette ville08 - Bologne la Rossa. La couleur des édifices a donné son surnom à cette ville
  • 09 - Virée motarde des Diablobikes à Pise09 - Virée motarde des Diablobikes à Pise
  • 10 - Sienne, Piazza del Campo. Superbe hémicycle d'édifices tous orientés vers la place centrale pavée10 - Sienne, Piazza del Campo. Superbe hémicycle d'édifices tous orientés vers la place centrale pavée
  • 11 - Les Diablobikes devant la magnifique cathédrale de Sienne11 - Les Diablobikes devant la magnifique cathédrale de Sienne
  • 12 - Ce pape avait l'esprit motard, mdr12 - Ce pape avait l'esprit motard, mdr
  • 13 - Florence, il Duomo. Il a fallu 150 ans pour bâtir cette cathédrale Santa Maria del Fiore13 - Florence, il Duomo. Il a fallu 150 ans pour bâtir cette cathédrale Santa Maria del Fiore
  • 14 - Mettre les tenues de pluie, c'est toujours un grand moment !14 - Mettre les tenues de pluie, c'est toujours un grand moment !
  • 15 - En haut de Mont Genèvre15 - En haut de Mont Genèvre
  • 16 - Sur la route du retour. Ravitaillement au mont Genèvre des Diablobikes16 - Sur la route du retour. Ravitaillement au mont Genèvre des Diablobikes

Le tour de Corse à moto. Huit jours de bonheur sur Honda 1200 Crosstourer !

Texte et photos de Jean-Marc Champion de Miribel (01)

Photos de Cédric Chudzik

Avec Valérie, nous décidons d’un tour de Corse du 7 au 15 mai pour profiter des plaisirs de cette île très prisée par les motards. La veille du départ, notre Honda 1200 Crosstourer boîte mécanique s’en réjouit déjà, le road-book est prêt mais il faut charger les deux valises, le top-case, le sac polochon et la sacoche réservoir pour 8 jours... Au programme : paysages, dégustations et bons temps. Elle est pas belle, la vie ?

01 Corse 104

1er jour, Miribel / Le Beausset, 550 km

Départ au petit matin par la rocade Est sortie n°16 Communay pour rejoindre Vienne. Nous prenons la direction de Cours-et-Buis, Dieulefit, pour traverser la Drôme provençale (26), c’est de la jolie petite route, assez tranquille. Première pause café à Chabeuil, nous passons ensuite par Nyons, Vaison-la-Romaine jusqu'à Serre pour une petite halte. Retour sur la route Napoléon N75, direction Manosque, pour rejoindre les Alpes-de-Haute-Provence (04) par Gréoux-les-Bains, Ginasservis jusqu'à St-Maximin-la-Sainte-Baume dans le Var (83), puis St-Zacharie, Cuges-les-Pins passage devant le circuit du Castellet et son bar. Enfin, Le Beausset, notre destination. La température sur la route a été idéale : de 14 à 25°C, parfait pour rouler bien équipé. Arrêt vers 16 h à l’hôtel, rangement du garage de la patronne pour mettre la moto à l’abri, sympa ! Une petite visite du vieux village du Castellet, plein de charme, une petite heure de promenade à pied qui nous invite à prendre un verre en terrasse.

2e jour, Le Beausset / Patrimonio, 48 km

C’est le grand jour ! Départ de l’hôtel à 6 h par les gorges d’Ollioules avec 9°C, au port de Toulon à 7 h pour l’embarquement sur le ferry de la Corsica Ferries. À signaler que le personnel du navire est complètement débordé au point de ne pas attacher les motos, par précaution je récupère une corde et attache ma Honda.

Arrivée à 14 h au port de l’Île Rousse, une étape cool comme la traversée, route de Saint-Florent une pause bienvenue avec la première bière corse : une Pietra ambrée pression. Poursuite par le désert des Agriates, nous apprécions cette balade, le paysage, l’état de la route et le beau temps avec 27°C. Nous arrivons à 16 h à notre première étape, un hôtel de Patrimonio.
La moto au garage, l’équipement motard rangé dans la chambre, une bonne douche et nous voilà partis pour une petite visite à pied des environs, retour à l’hôtel 2 heures après pour profiter de la dégustation des muscats de la cave du patron... c’est toujours un plaisir et en plus ils sont excellents ! Nous terminons la soirée au restaurant attenant à l’hôtel, bon accueil du patron fort sympa.

3e jour, Cap Corse / Patrimonio, 123 km

Départ pour le cap Corse et son joli petit port de pêche à Centuri, passage par le col de Teghime direction Bastia pour tourner dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, pause boisson au village pour se rafraîchir avec une Orezza menthe. La visite du port vaut le détour, descente vers Nonza et ses plages grises recouvertes de prénoms écrits avec des galets blancs, sous 30°C nous rejoignons St-Florent pour se rafraîchir en dégustant une glace. Nous retrouvons l’hôtel vers 18 h pour partager une autre soirée dégustation muscats : nous avons rendez-vous au restaurant. Sur les conseils du patron nous dégustons en duo les spécialités corses : assiette charcuteries et jambon corse ”Flori” accompagnée d’une assiette de fromages corses et sa confiture de figues, en dessert nous optons pour les beignets au Brocciu sucrés... Une très bonne soirée, à conseiller !

Côté terroir. La charcuterie corse.
La coppa, faite à partir d'échine de porc, salée, poivrée, séchée puis fumée ; se déguste nature ou dans tout plat cuisiné : pâtes, gratins, cakes...
Le figatellu, saucisson en forme de “u”, est à base de foie de porc, ce qui lui donne sa couleur foncée et son goût assez fort, si particulier.
La bulagna, quant à elle, se déguste en tranches, souvent frite avec des oeufs ou en remplacement des lardons dans les quiches, salades...
Le lonzu, filet de porc, est moins gras que les autres produits de charcuterie corse.

4e jour, Patrimonio / Zicavo, 155 km

Au petit matin, départ de Patrimonio, direction Bastia puis Corte où un arrêt s’impose. La route nous emmène visiter les gorges de la Restonica, un paysage minéral, de grands lacs glaciaires d’altitude et des piscines naturelles.
La journée nous dévoilera de superbes paysages et quelques rencontres avec des vaches, des cochons de toutes les couleurs et mêmes des chèvres et cela jusqu'à Zicavo où nous sommes cordialement accueillis à l’Hôtel par la propriétaire des lieux, Francine, accompagnée de sa sœur Marie.

Le saviez-vous ?
Les eaux minérales corses, moins connues que les bières locales, sont pourtant de qualité : la Zilia, la St-Georges et l’Orezza. L’Orezza est une eau naturellement gazeuse, de forte teneur en fer, qui jaillit dans la région de la Castagniccia. Elle était très prisée des curistes au XIXe siècle. La gamme aromatisée arrive en 2006 avec cédrat pamplemousse rosé et menthe.

5e jour, Zicavo / Bonifacio, 165 km

Nous reprenons la route de Zonza, le col de bavella (1268 m) une petite halte pour faire quelques photos, on admire les aiguilles de Bavella, massif culminant à 1899 m, un paysage représentatif de ce que l’on peut trouver en Corse : c’est à la fois un massif, une forêt et un col. Puis descente par le col de Larone jusqu'à Solenzara. Ravitaillement et au choix soit demi-tour jusqu'à Porte-Veccio par la D268 ça roule bien, super plaisir, un peu de nationale, nous bifurquons par Figari pour arriver à Bonifacio à l’Hôtel. Une petite visite du port puis balade à la citadelle pour se restaurer.

Côté terroir. Les fromages corses.
Le brocciu, fabriqué à partir du petit lait de Brebis, dans des petits paniers d’osier. Ce fromage des montagnes bénéficie d’une AOC.
Le fleur du maquis (brebis) est produit artisanalement dans la région de Bastia, sa croûte est recouverte d’herbes aromatiques de la région et de baies de Genièvre, il ressemble à un petit nid d’oiseau ! Un fromage de caractère, au goût intense !
Le Venaco, au lait cru de brebis, est fabriqué par les bergers des montagnes de Haute Corse. Il se reconnaît par sa croûte de couleur orangée et se consomme généralement après 2 à 3 mois d'affinage.

 6e jour, Bonifacio / Porto-Ota, 178 km

Départ matinal direction Mezzavia pour une petite halte aux îles Sanguinaires vers Ajaccio, puis nous longeons la côte pour un arrêt au port de Cargèse. Ensuite le meilleur avec la très belle route pour rejoindre les calanques de Piana, un bel itinéraire pour en prendre plein la vue, des beaux panoramas, cela fait déjà plusieurs années que je passe par là mais j’apprécie toujours autant.
Destination l’hôtel de Porto-Ota. La moto au garage, nous nous dirigeons vers la marina pour une petite baignade dans la mer. L’eau est à 17° C mais il fait beau et surtout il n’y a pas de vent, un bon moment. 

Le saviez-vous ?
Les calanques de Piana. Dans son roman “Une Vie”, Guy de Maupassant les décrit mieux que personne : “ [...] Des pics, des colonnes, des clochetons, des figures surprenantes modelées par le temps, le vent rongeur et la brume de mer. [...] Minces, ronds, tordus, crochus, difformes, imprévus, ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, [...] des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifiée par le vouloir de quelque Dieu extravagant".

7e jour, Bonifacio, 230 km

C’est parti pour les gorges de Spelunca, Evisa la forêt domaniale d’Aitone, arrêt au col de Vergio (1477 m) nous ressentons la fraîcheur, la vue est magnifique. Pause déjeuner au relais des randonneurs, nous suivons le road-book pour traverser la forêt de Valdu Niellu, Calacuccia, Corte par le défilé de Corte, pour enchaîner par Ponte-Leccia, nous profitons du beau temps pour nous diriger vers les gorges de l’Asco (aller/retour 66 km).
Nous empruntons de jolies petites routes jusqu'à l’ancienne station de ski. Retour sur la N197 l’Île Rousse, Calvi, nous suivons la D81 route de l’aéroport pour une halte à Galéria à l’hôtel restaurant. Comme d’habitude les départs matinaux nous permettent des arrivées vers 16 h maxi. Nous profitons de la piscine chauffée et pour ne pas changer nous repartons pour une petite balade quotidienne d’environ 2 heures, sur le retour dégustation d’un apéro local bien mérité. L’hôtel nous attend pour se restaurer et une petite faim se fait ressentir, normal avec les bons petits déjeuners que nous prenons le matin nous n’avons vraiment pas faim à midi et préférons nous faire plaisir le soir.

 8e jour, 120 km

Nous prenons la direction de Calvi, le paysage est magnifique mais la route en très mauvais état. Arrêt au port pour flâner un peu, puis nous filons direction Muro où nous découvrons un joli petit village : Belgodère et sa charmante église en passant par Cateri puis Bastia.

 9e jour, départ de Bastia

Nous nous présentons au port de Bastia à 7 h 15, l’attache des motos laisse encore à désirer. Traversée prévue 8 h à Bastia pour une arrivée à Nice à 13 h 30.

Côté budget.
Essence : 240 € pour 2 430 km
Hébergement : 630 € + 360 € de restauration
Total : du 7 au 15 mai 1500 € pour 2
À signaler que nous préférons bien déjeuner le matin pour ne pas nous restaurer à midi, nous roulons pour arriver en début d'après-midi à l'hôtel et ensuite une petite visite à pied de 2 heures, l'apéro bien mérité et un bon resto.

Huit jours de beau temps de belles images plein la tête, mais juste le retour à oublier et pour la prochaine fois je sais déjà quelle compagnie j’écarterai de mes choix. Lisez mon petit aparté, vous comprendrez...

Corsica Ferries.
Déboires et déception.
Vers 13 h 30 - 14 h nous débarquons mais je ne reconnais pas le port de Nice ! Je suis dans le flot des véhicules et je trouve que les gens sont un peu énervés.
Énorme surprise : le commandant a dérouté le bateau sur les côtes italiennes pour nous débarquer à Savone en raison de conditions météorologiques défavorables. La décision a été prise sans en informer les passagers du ferry !
D’autoroute en autoroute, avec des péages qui n’arrêtent pas, de la pluie, de la neige, nous arrivons vaille que vaille au Tunnel du Fréjus et là, cerise sur le gateau, il est fermé pour une panne de ventilation !
Au bout d’une demi-heure, après un règlement classe A de 29,30 € pour une moto, nous repartons. Bref, la mésaventure nous aura coûté en temps, en autoroute, en essence, pour une arrivée sous la pluie à Miribel vers 21 h 30 !
En réponse à mes deux courriers de réclamation, Corsica Ferries, dans son immense générosité, me dédommage d’un avoir de 15 € à utiliser sur leurs lignes.
Vu le peu de considération de la compagnie envers ses clients, je n’ai aucune envie de voyager à nouveau avec eux.

 signature cendrillon

"Corse à moto : ne ratez pas nos prochains articles inédits ! Dans Le Journal Des Motards n°111, en kiosque fin avril, 2 reportages consacrés à l'Île de Beauté. La Z1000 de Richard nous racontera sa virée avec sa cousine MT-07 ; Daniel et Claudette nous feront partager leur séjour en haute-Corse sur leur V-Max 1200. De quoi vous faire rêver !"


  • 01 - Jean-Marc et Valérie Champion01 - Jean-Marc et Valérie Champion
  • 02 - Cédric Chudzik02 - Cédric Chudzik
  • 03 - Embarquement pour la Corse à moto03 - Embarquement pour la Corse à moto
  • 04 - Partage de la route corse avec moto, vélo, vache, chêvre et cochon04 - Partage de la route corse avec moto, vélo, vache, chêvre et cochon
  • 05 - Vallée de la Restonica, le parking est payant, la majorité des motos et voitures font demi-tour05 - Vallée de la Restonica, le parking est payant, la majorité des motos et voitures font demi-tour
  • 06 - En direction des calanques de Piana à moto06 - En direction des calanques de Piana à moto
  • 07 - Les calanques de Piana du côté ouest de l'île de beauté07 - Les calanques de Piana du côté ouest de l'île de beauté
  • 08 - Porto Ota, la marina08 - Porto Ota, la marina
  • 09 - Village de Porto avec sa plage sur la commune de Ota09 - Village de Porto avec sa plage sur la commune de Ota
  • 10 - Vive les virolos de la route de la vallée de l'Asco à moto10 - Vive les virolos de la route de la vallée de l'Asco à moto
  • 11 - Corse du sud, vue sur la citadelle de Bonifacio11 - Corse du sud, vue sur la citadelle de Bonifacio
  • 12 - Corse du sud, les îles Sanguinaires12 - Corse du sud, les îles Sanguinaires
  • 13 - Retour épique de Corse à moto, sous la pluie et la neige13 - Retour épique de Corse à moto, sous la pluie et la neige

Hivernale Les Pommerats en Suisse

Par Jean-Pierre Rech alias Baroudeur 84.

On sort des frontières pour l’Hivernale organisée par le MCP Baroudeur, au lieu nommé Les Pommerats (ancienne commune suisse), le week-end du 7 et 8 février 2015.

Les Pommerats

Itinéraire

Avignon - Chambéry - Aix-les-Bains - Annecy - Genève - Lausanne - Neuchâtel - La Chaux-de-Fonds, La Ferrière - Les Bois - Le Creux-des-Biches - Le Noirmont - Saignelégier - Les Pommerats.

Le samedi, je pars vers 8 h, avec un beau temps hivernal : 0°... L’Oural ronronne à merveille, me voici au passage de la frontière. J’ajoute une décoration sur le pare-brise du side, ce qui me permettra de rouler sur les autoroutes suisses.
Après quelques heures de route, une sortie à droite indique La Chaux-de-Fonds centre, j’hésite, aucun panneau Saignelégier.
Donc je tire tout droit et m’arrête à la brette suivante, je sors ma carte routière lorsqu’une voiture s’arrête, le conducteur est Suisse. Il me remet dans la bonne direction. Ouf !
L’Oural quitte la route principale, plus il avance, plus il y a de congères sur la route. Les pneus crissent dans les virages sur la neige verglacée.

Campement Les Pommerats

Les organisateurs ont tout prévu : un chasse-neige a fait des traces en épis de part et d’autre de la route d’accès pour permettre de planter les tentes.
Même avec ma grande pelle à neige, je n’aurais pas pu creuser cette neige gelée. Alors que je plante la tente, j’aperçois un scooter des neiges.
Puis un coup de klaxon attire mon attention : ce sont les “Fondus Bourguigons” rencontrés en Slovénie, qui m’annoncent leur arrivée.
Lors du verre de bienvenue, je rencontre un motard qui était en Norvège avec moi : le monde de la moto est petit ! Puis 4 motards s’approchent :
“—Tu nous reconnais ? On était aux Millevaches Authentic 2015, on t’a aidé à remonter ton chapiteau tordu car le vent avait déboîté les piquets d’ossature.”
Et l’on discute à l’extérieur, au coin du feu avant le retour dans la cabane pour le repas du soir en musique. On fête l’anniversaire d’un motard du club organisateur : il a 23 ans.
Dimanche, lorsque j’ouvre l’œil, les motos pétaradent déjà. Dehors il neige.
Je plie tous les bagages, direction la cabane pour un bon café avec tartines de confitures.

Côté système D

Puis vient le moment du départ, chaque motard a son astuce pour rouler dans la neige, c’est rigolo !
Motos skis : BMW 1200 RT et Honda, cordelette au pneu arrière ou chaîne sur roue arrière.
Puis la chaîne d’une Honda solo se décroche, le motard met un pied à terre et se couche avec la moto. Je me précipite, heureusement, pas de mal et pas de bosse pour la Honda.
Un side-car sans roue motrice sur le panier n’arrive pas à sortir, il fait du surplace.
L’union motarde fait la force ! Une dizaine de bras s’appuient sur la machine boudeuse qui n’a plus que le choix d’aller dans le droit chemin.

Ça y est, c’est parti ! Devant moi une moto solo qui roule en tête en traînant les deux pieds par terre, suivie de 3 side-cars.
Un peu avant Lausanne, en haut d’un pont sur l’autoroute A1, une jumelle admire l’Oural qui est à peine reconnaissable vu le cumul de sel sur les moteurs, les pots d’échappement et la carrosserie.
Passé Genève, des panneaux indicateurs annoncent : “vent violent, adapter votre vitesse”.
L’Oural n’étant pas gêné par le vent c’est tout tranquillement que nous poursuivons notre route de retour.

signature cendrillon


  • Campement motard Les Pommerats Campement motard Les Pommerats
  • Deux coupes pour Baroudeur 84, c'est le motard le plus âgé, 68 ans et le side-car individuel le plus loinDeux coupes pour Baroudeur 84, c'est le motard le plus âgé, 68 ans et le side-car individuel le plus loin
  • Moto à skisMoto à skis
  • On s'éclate aux Pommerats, hivernale organisée par le MCP BaroudeurOn s'éclate aux Pommerats, hivernale organisée par le MCP Baroudeur
  • Petite brochette de side-cars aux Pommerats, l'hivernale organisée par le MCP BaroudeurPetite brochette de side-cars aux Pommerats, l'hivernale organisée par le MCP Baroudeur
  • Pratique la corde autour du pneu pour avancer dans la neige !Pratique la corde autour du pneu pour avancer dans la neige !

 

Le tour du mont Blanc des Psy Riders

Par Sabrina Duvernay de Lyon (Rhône, 69)

Une virée pour faire le tour du mont Blanc du samedi 13 au lundi 15 août 2016, c’est ce qu’a proposé Sabrina la trésorière de notre club les Psy Riders situé à Bron. Un beau trio a répondu à l’appel. Le soleil et la chaleur ont été au rendez-vous de ces 3 jours au coeur des merveilles de la nature alpine.

Le cormet de Roselend

Côté équipages.                                      Patrice sur Yamaha Fazer 600
Alain dit “nain nain” sur Goldwing 1800
Sabrina dite “Fox” sur Suzuki GSR 750

 Bron / Séez, 1er jour

Nous nous retrouvons au petit matin, autour d'un café, puis c’est le départ. Nous avons prévu de passer plusieurs cols pendant notre séjour.
Allez, c’est parti ! On prend la D1006 La-Tour-du-Pin (Isère, 38) puis la D1516 St-Genix-sur-Guiers (Savoie, 73), petite pause café. Puis nous passons par le tunnel du Chat où il y a ce magnifique panorama sur le lac du Bourget. Nous repartons sur la route la D1201 en direction d’Annecy (Haute-Savoie, 74) pour la pause déjeuner au restaurant La Petite Fringale, au bord du lac sur le petit bourg de Duingt. Une petite promenade dans les environs vous fera découvrir d’anciens fours à pains et les droblesses, ces granges habillées d’entrelacements de branches d’aulnes, typiques de ce village.

 Nous reprenons la route D909 direction La Clusaz qui nous emmène au col des Aravis (1498 m) avec sa boutique de souvenirs et notamment les tapis de peaux de vaches, moutons et chèvres. Puis on enchaîne par le col des Saisies (1650 m) en passant par Beaufort (Savoie, 73) où nous ne pouvons nous empêcher de penser au fameux fromage... Nous prenons la D925 cormet de Roselend entre le massif du Beaufortain et le massif du mont Blanc, une magnifique route avec un paysage à couper le souffle. Direction Bourg-St-Maurice, Séez où se situe notre auberge de jeunesse.

Côté terroirLes spécialités savoyardes.
Le Beaufort est incontournable de la cuisine savoyarde. Ce fromage au lait cru de vache doit provenir, selon le cahier des charges de l’AOC, des races tarine ou abondance uniquement. Il faut 10 kg de lait pour produire 1 kg de ce fromage qui constitue l’élement principal de la fondue savoyarde et du gratin de crozets (petites pâtes de sarrasin carrées et dodues). Il se présente sous forme de meules de 20 à 70 kg.
Le jambon de Savoie est un produit de salaison sèche caractérisé par un salage manuel lent (minimum 10 jours) et qui peut être fumé. Coupé en lichettes, il garnit de façon plus originale la fameuse tartiflette, donnant du goût au milieu des pommes de terre, crème fraîche et vin blanc..
Le Saint-Genix est une brioche ronde garnie de pralines rouges, ces amandes torréfiées enrobées de sirop de sucre coloré, et saupoudrée de sucre gros grain. Il s’achète exclusivement à ST-Genix-sur-Guiers. Fortement conseillé par Coco qui a été élevée avec cette gourmandise...

Séez / Argentière, 2e jour

Après une bonne nuit de sommeil, nous reprenons la route sur la D1090 direction du col du Petit Saint Bernard (2188 m), petit arrêt pour admirer les alentours mais aussi nous rappeler le passé historique douloureux : 28 hommes des villages de la Tarentaise furent fusillés par la Wehrmacht le 27 août 1944.

Nous repartons en Italie direction Aoste par la S26, où c'est l'heure de la pause déjeuner au restaurant. Une fois bien mangé (il faut dire que les pâtes étaient très bonnes), nous reprenons la route sur la S27 qui nous emmène au col du Grand Saint Bernard (2473 m) où Bonaparte passa en mai 1800 avec 40 000 hommes, lors de la campagne d'Italie. Les chiens saint-bernard y étaient élevés par les moines, tout d’abord pour transporter des charges, puis pour rechercher les victimes des avalanches.

Nous nous dirigeons vers la Suisse avec Martigny en passant par le col de Forclaz et nous faisons une halte à Argentière (Haute-Savoie, 74) pour rejoindre notre auberge de jeunesse et nous apercevons enfin le mont Blanc.

Le saviez-vous ?
Le col du Petit Saint Bernard. Il marque la frontière naturelle entre la Savoie (France) et le Val d'Aoste (Italie). La route depuis La Rosière, est fermée à partir de novembre et jusqu’au mois de mai généralement.
Le col du Grand Saint Bernard. Au pied des montagnes se dresse l’hospice fondé en 1045 par Saint Bernard d’Aoste pour secourir les voyageurs. Depuis, une communauté religieuse veille à l’accueil, juste en face on peut dormir et se restaurer à l’auberge du même nom.

 Le mont Blanc ! Il résume à lui seul la dualité de la montagne : face au danger des crêtes abruptes, on ne peut qu’être ébahi par la pureté et la douceur des versants enneigés. C’est ce qui le rend si fascinant !

Argentière / Bron, 3e jour

Nous reprenons la route, eh oui il est temps de rentrer. Direction Chamonix (Haute-Savoie, 74), nous nous arrêtons au pied du ferry pour admirer une dernière fois le mont Blanc avant de reprendre la route définitivement. Direction Cluses sur la D1205 en prenant à gauche la D4 qui nous mène au col de la Colombière (1613 m) puis nous faisons un arrêt au Grand Bornand en direction La Clusaz pour une petite pause déjeuner.
Nous reprenons le même itinéraire qu'à l’allée et nous voici arrivés à Bron.

 C’est la fin d'une belle aventure, les paysages étaient grandioses, nous en avons pris plein les yeux. Un séjour inoubliable accompagné par un soleil magnifique. Nous avons partagé pendant ces 3 jours notre plaisir de piloter et la découverte de beaux paysages, les bonnes tables et des moments de rigolades. À refaire !

signature cendrillon


  • 01 - Psy Riders01 - Psy Riders
  • 02 - L'équipage des Psy Riders02 - L'équipage des Psy Riders
  • 03 - Départ pour le tour du mont Blanc03 - Départ pour le tour du mont Blanc
  • 04 - Pause déjeuner des Psy Riders au lac d'Annecy04 - Pause déjeuner des Psy Riders au lac d'Annecy
  • 05 - Boutique de souvenirs au col des Aravis avec ses tapis de peaux de vaches, de chêvres et de moutons05 - Boutique de souvenirs au col des Aravis avec ses tapis de peaux de vaches, de chêvres et de moutons
  • 06 - Les Psy Riders en vadrouille autour du mont Blanc06 - Les Psy Riders en vadrouille autour du mont Blanc
  • 07 - Le cormet de Roselend. L'origine du mot cormet est incertaine. Il pourrait venir du latin culmen, signifiant sommet07 - Le cormet de Roselend. L'origine du mot cormet est incertaine. Il pourrait venir du latin culmen, signifiant sommet
  • 08 - Petite pause motarde au col du Petit Saint Bernard08 - Petite pause motarde au col du Petit Saint Bernard
  • 09 - Trip moto des Psy Riders09 - Trip moto des Psy Riders
  • 10 - Pas mal la moto au  col du Petit Saint Bernard ! 10 - Pas mal la moto au col du Petit Saint Bernard !
  • 11 - Le col du Grand Saint Bernard avec au pied de la montagne, l'hospice fondé en 1045 par Saint Bernard d'Aoste, pour secourir les voyageurs11 - Le col du Grand Saint Bernard avec au pied de la montagne, l'hospice fondé en 1045 par Saint Bernard d'Aoste, pour secourir les voyageurs
  • 12 - Enfin le mont Blanc !12 - Enfin le mont Blanc !

Hivernale Etoile des Neiges en Savoie

Par Jean-Pierre Rech alias Baroudeur 84.

Me voilà parti pour cette Hivernale organisée par le MC Bourget, dans la ville de Bourget-en-Huile, les 25 et 26 janvier 2015. Elle porte bien son nom car de la neige, il y en a !

Etoile des Neiges

Itinéraire

De Grenoble, prendre A41 direction Chambéry puis sortie n°22 Pontcharra.
Prendre D925 direction La Rochette - Vallée des Huiles puis D23 direction Étable.
Ensuite direction “La Table”. À “La Table” prendre D24 jusqu’au Bourget-en-Huile, Chalet du Vernay.

Bourget-en-Huile. Le Chalet du Vernay

La neige est là, les motos ski aussi, le Chalet du Vernay accueille motos, side-cars, motardes et motards.
Je plante la tente, les samoyeds sont déjà là. Tout est prévu pour mesurer la hauteur de neige. Tiens, voilà mon ami suisse avec sa Yamaha attelée.
Préparation du repas à la bonne franquette : la soupe aux choux cuite dans un chaudron.
Christian, le président du moto-club organisateur, est au service. Du Génépy s’écoule de la bouteille d’eau ferrugineuse. Comment, c’est l’anniversaire d’un motard ? Tout de suite un gâteau est improvisé !

Le samedi après-midi c’est l’épreuve de la montée impossible au lieu-dit : chèvrerie des Baruettes. La neige tombe en abondance et matelasse le sol. Au retour de la montée impossible, de minute en minute, les flocons deviennent plus charnus, plus serrés.

 signature cendrillon


  • 01 Autocollant Etoile des neiges, hivernale 201501 Autocollant Etoile des neiges, hivernale 2015
  • 02 Hivernale Etoile des Neiges, devise de Baroudeur 84-Sans mes motos, ma vie serait une erreur02 Hivernale Etoile des Neiges, devise de Baroudeur 84-Sans mes motos, ma vie serait une erreur
  • 03 Hivernale Etoile des Neiges à Bourget-en-Huile, la tente est installée03 Hivernale Etoile des Neiges à Bourget-en-Huile, la tente est installée
  • 04 Hivernale Etoile des Neiges, les chaudrons fument, on va se régaler04 Hivernale Etoile des Neiges, les chaudrons fument, on va se régaler
  • 05 Hivernale Etoile des Neiges, miam de la bonne soupe aux choux cuite au chaudron05 Hivernale Etoile des Neiges, miam de la bonne soupe aux choux cuite au chaudron
  • 06 Hivernale Etoile des Neiges, gâteau improvisé pour l'anniv d'un motard06 Hivernale Etoile des Neiges, gâteau improvisé pour l'anniv d'un motard
  • 07 Hivernale Etoile des Neiges, et oui Baroudeur 84 est un motard prévoyant07 Hivernale Etoile des Neiges, et oui Baroudeur 84 est un motard prévoyant
  • 08 Hivernale Etoile des Neiges, une fois la bâche enlevée Baroudeur 84 est prêt à partir08 Hivernale Etoile des Neiges, une fois la bâche enlevée Baroudeur 84 est prêt à partir
  • 09 Hivernale Etoile des Neiges, c'est pratique les motos à ski09 Hivernale Etoile des Neiges, c'est pratique les motos à ski
  • 10 Hivernale Etoile des Neiges, moto prête pour le ski10 Hivernale Etoile des Neiges, moto prête pour le ski
  • 11 Casque bas au vainqueur de la montée impossible, un motard handicapé avec son Oural et son fauteuil fixé sur le porte-bagage11 Casque bas au vainqueur de la montée impossible, un motard handicapé avec son Oural et son fauteuil fixé sur le porte-bagage
  • 12 Hivernale Etoile des Neiges, ça neige dru, il vaut mieux s'équiper12 Hivernale Etoile des Neiges, ça neige dru, il vaut mieux s'équiper
  • 13 Hivernale Etoile des Neiges, moto tous feux allumés13 Hivernale Etoile des Neiges, moto tous feux allumés
  • 14 Hivernale Etoile des Neiges, chainage des motos14 Hivernale Etoile des Neiges, chainage des motos
  • 15 Hivernale Etoile des Neiges, trip moto dans le grand froid15 Hivernale Etoile des Neiges, trip moto dans le grand froid

Température -8°, il n’y a pas de moustiques à frapper pour se réchauffer les mains. Chacun raconte son expérience et ses aventures autour du feu de bois brodé par la neige. Il est 23 h, on rejoint les tentes.

Les Bonnets Givrés, une hivernale à l'ancienne en Ardèche !

Par Jean-Pierre Rech alias Baroudeur 84.

Laissez-moi vous raconter une “hivernale à l’ancienne”, près du lac d’Issarlès en Ardèche. L’hivernale des Bonnets Givrés est organisée par le moto club Ard’Twin.
C’est en 1999 que le premier rassemblement a eu lieu à Pont-en-Royans en Isère (38).

Bonnets Givres 2015

Le relationnel

Michel le Guzziste vient depuis 16 ans aux Bonnets Givrés. Il m’a informé que l’édition 2015 aurait lieu les 14 et 15 février tout près du lac d’Issarlès.

Pluie et neige au départ

Malgré un départ sous la pluie (Grenoble, Valence, St-Laurent-du-Pape), rien ne peut arrêter ma moto russe.
Arrivé au Cheylard, elle clignote à droite pour se désaltérer... Il neige à gros flocons.
L’Oural traverse Dornas, Noirol, Sardiges, un panneau indique mont Mézenc 19 km (alt. 1753 m). Il neige de plus en plus...

Entre ciel et terre, chercher la route

On est en plein brouillard et pas âme qui vive ! J’allume mon gyrophare à l’arrière du side pour ne pas me faire pousser, au cas où... Enfin un panneau indique “Col de Mézillac ouvert” : ouf ! On va pouvoir passer ?
À Mézillac, le brouillard est toujours aussi épais et va nous accompagner tout au long de l’aventure. Entre le brouillard et la neige on distingue à peine la route.
Les pneus crampons crissent à merveille sur le sol gelé, une véritable hivernale !
Puis passage à Sainte-Eulalie (alt. 1284 m)... Enfin le lac d’Issarlès !

L'équipement des motos

Trois kilomètres avant l’arrivée à la ferme des Rajasses (lieu du rassemblement), la route grimpe de plus en plus : pente 12 %... Mon Oural est obligé de s’arrêter : des sides et motos solos bloquent la route verglacée. Chacun équipe sa moto : cloutage pneus sur place, sangles autour des roues, chaînes et ski pour moto solo.
Il faut pousser les motos pour qu’elles décollent et prennent de l’élan sur la neige gelée. Mais avec de la persévérance, ça va le faire !

Campement dans l'étendue blanche

 Nous voici à la Ferme des Rajasses et la pelle à neige située entre la moto et le side s’est reposée pendant tout le trajet, maintenant elle entre en action. Il faut déblayer 60 cm d’épaisseur de neige pour planter la tente qui en a vu d’autres puisqu’elle a fait les Éléphant en 1974. Idem pour garer les motos en bord de route afin de laisser le passage au chasse-neige.

Le chapiteau

Un p’tit vin chaud sous le chapiteau, c’est pas de refus ! Puis vient le repas du soir, fabrication maison par le moto club Ard’Twin.
C’est une vraie concentration à l’ancienne comme on les aime. Pas de musique, pas d’orchestre. On peut discuter entre ami(e)s. Les purs de la moto !

Le feu de bois

 Température -8°, il n’y a pas de moustiques à frapper pour se réchauffer les mains. Chacun raconte son expérience et ses aventures autour du feu de bois brodé par la neige. Il est 23 h, on rejoint les tentes.

Petites cabanes au fond des bois

Rien n’a été oublié, c’est ça l’organisation. Pour les besoins urgents, il y a les petites cabanes au fond des bois. Une planchette coulissant colorée indique :
Vert = libre
Rouge = occupé

 C’est l’heure de plier la tente et d’enlever la neige sur la housse du side, je prends un p’tit déjeuner avec de nouvelles connaissances.
Une BMW R50/5 ne veut pas démarrer, équipé de pinces raccordées à un véhicule, un motard vérifie l’étincelle à la bougie.
Le retour se fait sur la route verglacée, j’y retrouve le brouillard comme compagnon de route.
En conclusion, c’est ça une bonne hivernale.

signature cendrillon


  • Chapiteau des Bonnets GivrésChapiteau des Bonnets Givrés
  • Concentration à l'ancienne organisée par le MC Ard'TwinConcentration à l'ancienne organisée par le MC Ard'Twin
  • Michel le Guzziste, 16 ans de Bonnets GivrésMichel le Guzziste, 16 ans de Bonnets Givrés
  • Moto à skis pour une hivernale c'est pas mal !Moto à skis pour une hivernale c'est pas mal !
  • Motos et side-cars bloquent la route verglacée, il faut s'équiper !Motos et side-cars bloquent la route verglacée, il faut s'équiper !
  • Petite cabane au fond des bois, tout est prévu pour les besoins urgents !Petite cabane au fond des bois, tout est prévu pour les besoins urgents !
  • Quand on fait les Bonnets Givrés faut savoir s'équiper !Quand on fait les Bonnets Givrés faut savoir s'équiper !
  • Quand on troque le casque pour la pelle, au boulot, faut déblayer la neige pour planter les tentesQuand on troque le casque pour la pelle, au boulot, faut déblayer la neige pour planter les tentes
  • Tente installéeTente installée

3e Agnellotreffen, l'hivernale de Pontechianale en Italie

Par Michel Perraud dit Matou, de Limas (Rhône, 69)

Avec quelques amis, lors de notre dernière rencontre à l'Authentic, nous avions décidé de nous rendre au rassemblement du 15 au 17 janvier 2016 pour l'Agnellotreffen à Pontechianale en Italie. Ce village, qui se trouve au pied du col d'Agnel, se situe à 1614 m d'altitude. Voyons voir comment ça se passe du côté italien...

Hivernale moto 3e Agnellotreffen Pontechianale

Xav et Jean-Pierre en Side-Bike,
Michel de Montendry (Savoie) sur Moto Guzzi 1000SP attelée à un Jewell,
Philippe et Elio de Gresy-sur-Aix (savoie) sur Honda 1100 Pan attelée à un Saxo,
Didier et Philippe (Haute-Savoie) sur Yamaha 900 Diversion attelée à un Kyrnos,
Papy La Fourme accompagné de Dame Joëlle (Puy-de-Dôme) en Side-Bike.

Destination Italie !

Vendredi 15 janvier

Le ciel est gris mais il n'y a pas de neige. Le rendez-vous est à 9 h sur le parking de l'Auberge de l'arc à Aiton (Savoie, 73), au début de la vallée de La Maurienne. Je suis arrivé la veille ; après la soirée passée chez Xav et Caro j’ai dormi chez Jean-Jean à Aiton. Une fois la troupe au complet, en route.
Aiguebelle, St-Jean-de-Maurienne, St-Michel-de-Maurienne, les bords du ruban bleu commencent à blanchir. Et c'est derrière la saleuse que nous arrivons à la pause ravitaillement au pied de la rampe menant au tunnel du Fréjus (36,10 € aller-retour). La température augmente au fil des kilomètres, jusqu'à atteindre 30°C.

Italie, nous voilà ! Pas de neige de ce côté-ci de la frontière. Bardonnechia (péage 6,50 €), traversée de nombreux tunnels, puis nous quittons “l'autostrada” à Suza ouest. Pas le temps de s'arrêter chez Zizi pour magasiner : il y a du monde et la limitation à 70 km/h ralentit notre progression. Ça va pas nous mettre en avance, tout ça ! Nous longeons la Dora riparia jusqu'à Avigliana. Giaveno, l'heure est venue de se restaurer, un “ristorante de pece” nous accueille juste avant Pinerolo. Après un “frizzante” (vin blanc pétillant), nous dégustons les fameux spaghettis sauce tomate en entrée suivi de plateaux de calamars, crevettes, gambas et autre poissons. Un café expresso (mais vraiment serré !) et nous repartons vers de nouvelles aventures.
Cavour, Saluzzo, nous bifurquons vers la vallée Varaita à Verzuolo. Castedelfino, enfin nous grimpons sur Pontechianale.

Pontechianale, le campement

C'est au bord du lac gelé que nous nous inscrivons auprès des G.O. 15 € pour un autocollant, un patch et une remise de 4 € sur les repas dans les auberges agréées. Henri le Belge et Didier des Goupil du 82 ont déjà installé leurs couchages. Montage du campement sans oublier le déploiement rapide de l'abri de pêche Quéchua.
Allons nous désaltérer à l'Aur'ys Bar. La salle est joliment décorée d'affiches anciennes. Le patron sabre une bouteille de “spumante” brut (vin mousseux) afin de nous offrir le verre de bienvenue. Le tout sur une musique rock and roll ! La soirée se présente sous les meilleurs auspices, surtout que Keker et Mach de l'Est pénètrent dans l'établissement accompagnés de Camille, Haut-Savoyard de Sallanches.

La nuit est tombée et la température a chuté à -8°C quand nous retrouvons le campement, les canons à neige sont en fonctionnement et les phares de la dameuse trouent l'obscurité.
Tof, Yves et Cristelle, nos amis de Hord's (Puy-de-Dôme, 63) et leurs compagnons de club viennent d'arriver avec Fab et Sylvie du Jura (39). La météo italienne a annoncé -15 ressenti -22 pour cette nuit...

Côté organisation, ça donne quoi ?

Samedi 16 janvier

Il a fait “frio” cette nuit. Tout est gelé, même le vin qui traînait au fond d'un mug. Un Nes bien chaud me réchauffe le corps et le coeur. Allons faire un tour au village. Sur la grande place, les marchands du temple installent leurs étals. Le concessionnaire Honda présente la nouvelle Africa Twin. Harley-Davidson monte une structure gonflable. Suzuki propose sa nouvelle 1000 V-Strom. Un immense chapiteau aux couleurs BMW Motorrad Club est vide... Manque Yamaha, Kawasaki et surtout les marques italiennes !

Nous pénétrons dans le chalet de l'organisation afin d'acquérir des souvenirs : 10 € la médaille, 10 € le bonnet Agnel, le tout pour 15 €. Soyons fous, achetons le kit !

Au camp, le feu est vite réactivé. Il est temps de faire cuire les Diots (saucisses savoyardes) au vin rouge de Philippe. Michel sort sa Tomme. Impossible de couper le Saint-Nectaire de Dame Joëlle, il est gelé. Un petit moment sur la grille et c'est reparti.
Les Hord's ont des fourmis dans les jambes. Ils décident de gravir le col d'Agnel qui culmine à 2740 m. Peine perdue, ils ne pourront atteindre le Nirvana. Bloqués, même en chaînant, par l'épaisseur de neige. Quelque temps plus tard, Xav attrape le virus et embarque Jean-Pierre dans sa folle équipée. Avec 2 roues motrices, il aura peut-être plus de chance ? Que nenni, un groupe de motards le stoppe dans sa progression. Il est convaincu que sans ce bouchon, il aurait pu atteindre le sommet de la sérénité, seul au monde dans un espace de blancheur.

Il est 14 h, le soleil passe derrière la montagne. Le camping s'est bien étoffé. Nous admirons les couleurs du moto club Vespiste Cansciolta Massa dal '97, la joyeuse équipe fait rôtir un cochon de lait.

La nuit tombe quand nos amis Auvergnats des Ruines Rebelles arrivent accompagnés d'Olivier d'Albertville chez qui ils ont dormi. Pas moyen de trinquer car tous les estaminets sont pleins et le chapiteau BMW est vide... Au menu ce soir : Diots au vin blanc de Didier et andouillettes beaujolaises sauce moutarde façon Xav, fromages auvergnat et savoyard achèvent le repas.
Les éclairs des feux d'artifice éclairent temporairement le ciel étoilé. De grandes rafales de vent attisent les brûlots. Lassés par cette inactivité, nous rejoignons nos couches.

On rembarque !

 Dimanche 17 janvier

7 h, debout les morts, il a encore fait frais cette nuitée. Le campement est vite démonté et rangé dans les sides. La Quéchua ? Xav s'en charge, non sans quelques difficultés ! Mais il y arrive grâce à son calme olympien et son expérience de militaire aguerri à d'autres situations de crise. Il est 9 h et il fait -3°C au soleil, lorsque nous quittons le
village de toile accompagné d'un Poitevin du MCP Bol d'Air en 400 Mash avec remorque monoroue.

Dans la vallée la température chute à -7°C. Nous empruntons la même route qu'à l'aller en admirant la chaîne des Alpes où se détache, au loin, le sommet du Cervin. Toujours autant de monde dans les villes traversées. Ravitaillement à Roletto où une jeune fille aux formes généreuses nous sert des boissons chaudes. Avigliana, l’autostrada nous coûte 4,70 €. Un dernier péage à 6,50 € juste avant le tunnel de Fréjus que nous avons déjà payé. Tiens, la Quéchua a disparu ? Je l'avais coincée entre le side et la moto. Peut-être me l’a-t-on empruntée lors de notre dernière halte ? Sortie du trou, le moment est venu de se séparer en se promettant de se revoir lors d'autres concentres.

Petite remarque... Au tour operator organisant la manif'
C'est bien d'avoir copié le rassemblement des Marmottes, qui se déroule huit jours avant de l'autre côté de la frontière. Mais maintenant, il faudrait vous inspirer des Pingouinos en Espagne avec leurs chapiteaux bals/buvettes. En effet, les auberges étaient bondées, normal pour un village de 187 âmes. Il est vrai que ce n'était que la 3e édition. Je l'avoue, je me suis un peu ennuyé... en étant poli.

signature cendrillon


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