Inédits du JDM

Mongolie. Un side-car au pays du ciel bleu !

Par Huguette Martigny, CDLR et Relais Amitié de Biscarosse (40).

106 Mongolie moto

 

L’idée de ce voyage est née durant le salon Moto Légende, il y a au moins 3 ans. Nous y avions rencontré Guillaume de Vintage Rides qui nous avait vanté les voyages moto-solo en Mongolie. Nous étions intéressés sauf que… dans notre tête ce voyage ne pouvait se faire qu’en side !
Trois années plus tard et après plusieurs contacts, nous décidons d’un départ en juin 2016. Nos désirs étaient devenus réalité : l’association de Vintage Rides avec Alternative Sidecar (constructeur de sides) nous permettait de partir vers l’Est découvrir ce pays immense et ses grandes étendues…

Côté équipages

Participants
• 4 sides : Philippe avec Annick, Jean avec Gène, Philippe tout seul, Marc avec Huguette.
• 6 motos : Monique, Nathalie, Emmanuelle, Martial, Bruno et notre guide Baptiste.
Assistants
• Chauffeurs : Thoumé, Tsenga
• Mécanicien : Gana

Côté organisation

Alexandre Zurcher, créateur de Vintage Rides, basé à New Delhi en Inde, nous a beaucoup conseillé : températures au mois de juin-juillet, nourriture, cadeaux à amener pour l’habitant, etc.
Il nous a aussi expliqué l’aspect pratique. Les sides seront pris en charge par Jean Burdet, responsable d’Alternative Sidecar, qui les expédiera à Oulan-Bator. Il sera sur place une semaine avant nous afin d’atteler les sides sur les motos Royal Enfield. Nous connaissons Jean et sa femme Monique, car c’est le constructeur de notre side-car et nous avons aussi fait le raid au Maroc en leur compagnie (JDM n°99).
Les billets d’avion pour Roissy-Moscou-Oulan-Bator sont réservés. Nous sommes impatients de partir mais… il faut régler le problème des valises et une éventuelle surcharge : il faut que tout rentre, y compris nos casques moto !

Le saviez-vous ?
La Mongolie est un pays d’Asie, situé entre la Russie et la Chine. Sa superficie équivaut à 3 fois la France pour seulement un peu plus de 3 millions d’habitants !
Capitale : Oulan-Bator. Monnaie : le tugrik (Tg). Langue officielle : mongol. Religion : très majoritairement bouddhiste (86 %).
Géographie. Le pays est caractérisé par des espaces immenses, faits de steppes, forêts et plaines arides où l’on croise chevaux, yacks, chameaux, loups… Au cœur d’un système de hautes pressions (anticyclone), il compte une moyenne annuelle de 257 jours sans nuages, d’où son surnom de “Pays du ciel bleu”.
Histoire. Le pays est divisé en deux depuis des siècles, avec la Mongolie indépendante (au nord) et ce qu’on appelle la Mongolie intérieure (au sud) qui appartient à la Chine.
De nos jours. La Mongolie est une démocratie, Khaltmaa Battulga en est le président depuis 2017. Son défi : redresser l'économie du pays, pourtant riche en ressources minières.

 1er jour, Oulan-Bator / Dashinchilen, 220 km (5h de route)

Arrivés dans la capitale, un chauffeur nous emmène à l’hôtel où nous attendent Baptiste, notre accompagnateur moto de Vintage Rides Mongolie, Jean d’Alternative Sidecar et les autres motards. Après le briefing de Baptiste sur le déroulement du voyage, nous partons à la découverte d’Oulan-Bator pour éviter de nous effondrer sur nos lits (nous passerons 24 h sans dormir au total).

 

Etat des routes.
Dans Oulan-Bator, la difficulté de cette ville consiste à éviter les trous qui émaillent la route, en très mauvais état. De plus, la conduite à travers la capitale se fait au forcing, ce sont les gros véhicules qui ont toujours raison donc comme nous n’avons jamais la priorité !

 

Dès que nous sommes en dehors de la ville, une odeur très douce emplit nos narines : la sariette ! Cette petite herbe qui couvre le sol et qui régale tous les troupeaux, sent très bon dès que vous la foulez ; une odeur qui nous suivra tout le long de notre voyage.

Après 60 km, nous nous arrêtons au milieu de la steppe pour nous désaltérer d’un café ou d’un thé. Nous continuons sur cette route longiligne, sans même apercevoir le bout à l’horizon car cet horizon s’efface au fur et à mesure que nous avançons ! Nous n’arriverons jamais au pied de ces montagnes que nous voyons là-bas au loin.
Nous rencontrons quelques rares motards sur leurs motos chinoises ainsi que des camions de transport de marchandises. Par contre de gros 4X4 nous dépassent, bien souvent remplis de touristes chinois, japonais ou européens car la Mongolie s’ouvre au tourisme et c’est aussi une autre façon de la découvrir.

Côté terroir.
Arrêt dans un restaurant pour déguster notre premier thé au lait salé ! Nous en boirons tous les jours car ici cette boisson remplace l’eau. Le plat sera un goulasch de mouton avec riz et purée pommes de terre-carottes. 

  

Nous avalons les kilomètres sur une route goudronnée mais surtout trouée à souhait ! Nous passons à travers les troupeaux de chèvres et moutons. Aujourd’hui est un jour férié en Mongolie et les courses de chevaux s’enchaînent dans la plaine tellement vaste que je ne sais si je dois mettre le mot plaine au singulier ou au pluriel. Les casaques oranges affrontent les casaques vertes et les rouges, les jaunes. C’est le sport national mongol !

Pour la dernière partie, nous attaquons la piste en suivant Baptiste. Traversée d’un petit village qui ressemble beaucoup au Far West, les maisons de toutes les couleurs (les toits de tôle sont bleus, rouges ou blancs) sont très espacées les unes des autres.
Réservation faite au restaurant local pour le repas du soir et… en route pour l’hôtel Éléphant. Douche pour retirer la poussière qui nous maquille et départ pour le restaurant. De retour à 21 h, le soleil étant encore très haut dans le ciel, nous partons à 5 pour une promenade aux environs de l’hôtel. Nous voyons un cavalier tenant par la bride un autre cheval sur lequel sa petite fille d’environ 5 ans apprend à monter. Les enfants mongols font du cheval comme les enfants français apprennent le vélo ! Le sol est jonché de vertèbres et autres os d’animaux qui ont été dévorés. Il y a même le cadavre d’une vache tout gonflé de méthane qui attend les vautours.

 2e jour, Dashinchilen / Ogii-Nuur, 140 km par les pistes (5h)

Côté terroir.
Petit déjeuner mongol : des œufs frits, du cervelas avec des rondelles de concombre, du pain et du café soluble ou thé.

 

Nous retraversons le village mongol. Les habitants nous regardent comme des bêtes rares sur nos sides.
Nous quittons la route pour reprendre les pistes, mais notre moto a des problèmes d’accélération. Elle perd en puissance, nous ne pouvons plus monter dans les tours. Il faudra changer la bobine. Nous repartons à travers la steppe avec ses troupeaux qui campent carrément à travers la piste.
Baptiste nous conduits à Khar Bukhyn Balgas, une ancienne forteresse en ruines assez étendue avec son petit musée. Un café avec pruneaux et gâteaux secs est le bienvenu.

On reprend la piste, elle s’étend toujours à perte de vue, nous nous arrêtons à un stupa, monument de prières bouddhistes. Le sommet représente le soleil, la lune, et une fleur de lotus, surmontant une grande flèche conique qui représente l’ombrelle royale de la symbolique bouddhiste. La partie principale du stupa contient des reliques et des objets sacrés. L’ovoo, lui, est un monument traditionnel servant aux cérémonies du sacrifice, formé d’un tas de pierres. Si l’on en croise un, on doit y ajouter une pierre et faire une offrande. 

Etat des routes.
Les pistes gagnent en déclinaison, ont été fortement creusées et ravinées par l’eau et le passage des autres véhicules, la conduite des sides devient plus hasardeuse. Les sorties de routes sont courantes et il faut “recoller” rapidement au groupe. 

 

Arrêt au sommet d’une colline où nous surplombons le lac Ögii Nuur. Ce lac de 25 km2 est impressionnant par sa clarté. Sandwich puis nous nous répartissons dans nos yourtes respectives, à 300 m de là. Baignade dans le lac, nous sommes accompagnés par les vaches et les chevaux qui viennent s’y rafraîchir : l’eau doit être à 17°C. Le soir, le personnel vient nous allumer le feu dans la yourte. Rapidement la chaleur se répand et atteint les 30°, mais la nuit étant fraîche à l’extérieur, l’impression de cocon est encore plus réelle !

3e jour, Ogii-Nuur / Tsenher, 140 km au milieu de nulle part (6 h) 

Le départ du lac est tout simplement idyllique. La lumière du matin est magique, nous sommes entourés par les troupeaux de chevaux et de yacks.
C’est reparti pour les pistes à travers la steppe vallonnée. Au bout d’une heure, pause café au milieu de nulle part. Mais ce nulle part est plein de fleurs de toutes sortes : petites verveines violettes, géraniums vivaces bordeaux, des pieds énormes de rhubarbe en fleurs… et encore et toujours la sariette omniprésente, très odorante sous le soleil car il fait 28°C et ça chauffe !
Le pique-nique se fait 30 km plus loin, aux pieds d’aulnes (c’est la première fois depuis le départ que nous voyons des arbres) qui bordent la rivière Tabir. Les pieds dans l’eau, la fraîcheur nous fait du bien.
Repas simple mais bon : beignets de mouton, salade de choux-carottes et gâteau au chocolat.

Nous accédons au premier gué que nous passerons, nous devons descendre une pente abrupte. Jean Burdet nous apprend à contrôler les sides. Donc on y va cool (en apparence), on se lance et on… laisse faire, la moto descend sans souci et passe le gué d’elle-même. Je m’assieds sur le haut du siège du side et je remonte le cache-tonneau au maximum et, en principe, je ne suis pas mouillé mais ça dépend du niveau d’eau dans le gué !

Avec un bel orage, la piste, devenue de la boue, est de plus en plus scabreuse. Bruno casse sa chaîne, arrêt le temps de la réparation. On redémarre, Annick et Philippe quittent la route avec leur side, heureusement sans gravité. Maintenant c’est à nous : impossible de monter la piste bien raide et en dévers, nous voilà bloqués au milieu ! Jean reprend la moto avec Marc, mon mari, dans le side ; il lui donne quelques explications techniques pour améliorer notre conduite en fonction de la situation. Il lui recommande surtout de ne plus toucher à la poignée d’embrayage qui perturbe notre conduite. Nous ressentons très rapidement les bienfaits de ces conseils, les devers et les ornières se passeront avec beaucoup plus d’aisance aussi bien pour nous que pour la moto et ça devient vraiment du plaisir.

À l’arrivée au camp, c’est Nathalie qui chute dans les ornières détrempées. Journée harassante ! Vite une douche et ensuite bain dans les sources d’eau chaude. Ce sont d’anciens volcans qui expliquent la présence de cette source d’eau chaude à 85,5°C, utilisée pour combattre les maladies articulaires et du système nerveux. Nous finirons sous un orage dont les grêlons nous assomment… mais toujours dans les bains !

4e jour, Tsenher / Vallée de l’Orkhon, 100 km (5 h de piste)

Le départ nous met tout de suite dans l’ambiance de la journée. Nous escaladons des collines, dans un sentier plein d’ornières toutes boueuses, nous nous plantons 2 fois. Je dois descendre à chaque fois pour alléger l’ensemble et surtout pousser ou tirer suivant les situations. Pour une fois, je suis “réellement” le singe car à cause du devers, il faut rétablir l’équilibre du side. Nous arrivons tant bien que mal les premiers au sommet. Nous attendons un bon moment les autres qui ont, comme nous, bien du mal à monter cette sacrée pente ravinée. Tous se plantent : les motos comme les sides. Même notre guide Baptiste chute dans la montée. L’un des sides quitte le chemin et finit dans la forêt. Un café est obligatoire et réconforte tout le monde.

La vallée de l'Orkhon 

Le décor change totalement. Les collines se couvrent de conifères. Nouvel arrêt, la cause des chaînes cassées sur moto et side. Nous sommes au milieu des myosotis, des lys miniatures tout rouges et des edelweiss. Le repas sera pris à flanc de colline. Avant de repartir, notre mécanicien lance des morceaux de viande en l’air et les milans les attrapent en plein vol.
Ensuite, les virages, les montées, les devers et surtout les gués s’enchaînent. Le dernier gué assène le coup de grâce pour certains mais valorise d’autres.

Nous arrivons chez l’habitant qui nous reçoit ce soir. L’accueil est fait sous la tente familiale avec le rituel du thé au lait salé, suivi du lait de jument fermenté (pas terrible à mon goût !), après de la crème de lait sur du pain et pour finir une gorgée de la première pression de vodka. Il est de coutume de ne pas refuser pour ne pas offenser nos hôtes, même si on n’aime pas, on doit tremper ses lèvres et passer au suivant. Le repas du soir se fera dehors car il fait beaucoup trop chaud dans la yourte familiale où le poêle ronfle pour la cuisson du repas. Nous aurons une soupe avec des lamelles de mouton et du yaourt en dessert.

Une très mauvaise nuit nous attend car notre lit se résume à des planches en bois mal jointes et recouvertes d’une natte. Nous nous passerons de la douche, les dents sont lavées avec l’eau en bouteille. Ici l’eau est celle de la rivière et les toilettes sont une cabane en tôle au fond de la plaine. C’est la vie des Mongols donc c’est aussi la nôtre car nous avons choisi d’y venir !

5e jour, La vallée de l’Orkhon, 50 km (5 h de piste) 

Réveil douloureux pour tous à cause du manque de matelas. Nous assistons et participons à la traite des yacks, faite par les femmes aidées des fillettes.
Petit déjeuner devant la yourte : thé au lait salé, crêpes toutes chaudes, sortes de petits pancakes qu’on recouvre de crème de lait et qu’on sucre légèrement, c’est un délice.
La chèvre qui nous sera offerte pour le déjeuner de midi est dépecée sous nos yeux…
Nous partons tous avec les camions Waz pour regarder les chutes de l’Orkhon.

 Au retour en attendant le repas, il y a initiation au lever de panier sur les sides. Le repas se fait à l’ombre, nous mangeons la chèvre qui a été grillée et mise dans un grand récipient avec des pierres chaudes pour finir de la cuire. Accompagnée de pommes de terre, d’oignons et de gros cornichons.

Nous repartons en suivant la vallée de l’Orkhon, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992, elle est une terre d’éleveurs nomades. Il faut être vigilants car nous traversons une ancienne zone volcanique et les pierres affleurent et sont très coupantes. L’Orkhon est le fleuve principal, la rivière Tabir que nous avons vue hier est son affluent. L’Orkhon a des crues très importantes qui obligent souvent les Mongols à changer les endroits de passage à gué. Pourtant, nous l’observons, très calme au fond de sa vallée. Nous faisons halte pour découvrir des stèles de l’âge de bronze. Arrivés au camp, nous avons droit à des yourtes luxueuses. 

 6e jour, Vallée de l’Orkhon / Karakorum, 100 km (5 h de route)

Départ sous un ciel très chargé, nous suivons toujours l’Orkhon qui nous offre ses méandres à perte de vue. C’est encore une région d’élevage, les troupeaux se rendent à la rivière pour boire, les yourtes sont disséminées dans la plaine. 

Face à nous une tortue en pierre, une des anciennes portes d’entrée de Karakorum du temps de Gengis Khan (fondateur de l’empire mongol). Dès le VIIIe siècle, les Mongols divinisent la tortue. Elle symbolise longévité, solidarité et indépendance, elle est également l’animal de l’esprit de l’eau. C’est pourquoi ont été installées à Karakorum quatre tortues, dans le but d'éloigner les inondations et de lui garantir une vie éternelle, actuellement il n’en reste que deux.

Karakorum

C’est la cité légendaire de Gengis Khan, fondée en 1220, elle fut l'une des villes-étapes de la route de la soie. C'est à partir de cette ville que l'empire mongol a été gouverné jusqu'à ce que Kublai Khan installe la capitale à Pékin.
Nous déjeunons de raviolis mongols avec choux, carottes et tomates : très bons !
Baptiste nous entraîne ensuite dans les rues du marché local puis direction le monastère et temple Erdenzuu, le nom signifiant “les 100 trésors”. C’est l’un des plus anciens et importants monastères bouddhistes mongols, il a été construit en 1586 sur les ruines de l’ancienne capitale mongole.
Arrivés au camp de yourtes du soir, après le dîner nous assistons au concert d’un groupe, c’est un enchantement. La musique mongole est tout sauf triste, elle est très entraînante et rythmée. 

7e jour , Karakorum / Khogno Khan, 110 km (2 h de route) 

Après un petit déjeuner buffet avec plats européens et mongols, nous partons visiter le muséum de Karakorum qui relate toute la construction de l’empire mongol et la vie de Gengis Khan et de ses descendants. Il y a une exposition remarquable d’objets, des bijoux en or, des plats trouvés lors de fouilles.

 Sur la route entre Karakorum et Oulan-Bator, un péage insolite nous taxe un droit de passage au milieu de rien. Ensuite direction les dunes de sable où pour 2 € nous montons sur les chameaux pour un tour de… 5 minutes. Piège à touristes mais touristes consentants ! 

Arrivée au camp de yourtes du soir, camp écologique sans eau ni électricité mais pour beaucoup ce sera le plus apprécié. Thé bien chaud, toilette aux serviettes chaudes et parfumées. Un apéro improvisé nous regroupe tous devant notre yourte avec des pâtés amenés de France et de la vodka. Baptiste nous apprend les traditions mongoles pour la dégustation de la vodka. Ensuite dîner sous une grande yourte superbement décorée, ce sera encore un très bon repas.

 8e jour Khogno Khan / Oulan-Bator, 290 km (5 h de route)

Au petit matin, le “service d’étage” nous apporte les serviettes chaudes pour la toilette puis le petit déjeuner se passe dans la bonne humeur même si nous ressentons déjà la morosité du départ.
C’est reparti pour 60 km durant lesquels nous surveillons bien le revêtement, car comme toujours l’état des routes est mauvais. Après un arrêt déjeuner, les kilomètres s’enchaînent et ça devient monotone. Notre side fait des à-coups. Le mécano, Gana, vide le carburateur. On repart mais le problème revient plusieurs fois. Baptiste nous demande de nous arrêter, on change le filtre à air ainsi que le filtre à essence. Hélas nouvel arrêt : PANNE D’ESSENCE ! Jean et Baptiste siphonnent les motos solo pour en tirer un litre qu’ils répartissent dans tous les sides. Heureusement quelques kilomètres plus loin, une pompe est la bienvenue.
On roule jusqu’à Oulan-Bator. La civilisation nous rattrape avec sa circulation en tous sens. Nous arrivons au garage Vintage-rides et là… nous redevenons piétons ! Un dernier dîner est pris en commun.

Côté budget.
Vintages Rides : pilote 4290 €, passagère 2690 € (location du side-car, carburant, pension complète, transfert aéroport hôtel).
Avion : 1468 € (2 personnes, vol aller-retour sur Aéroflot via Moscou).
Argent de poche : 200 € (entrées des musées, boissons, souvenirs, restaurant premier et dernier jour).

Ça y est la belle aventure est finie, le lendemain nous reprendrons l’avion à 8 h sous la pluie, direction la France.

Sacoche réservoir.
Rouler en Mongolie
Les voitures roulent à droite mais presque toutes ont la conduite à l’anglaise. Ce sont des voitures coréennes, très souvent hybrides électriques. Il y a beaucoup de 4X4. Les Mongols sont très gentils et particulièrement accueillants. Lorsque nos motos arrivent, les bonjours et les sourires fusent.
Dans les campagnes, ils regroupent les troupeaux encore à cheval ou avec une petite moto japonaise. Les enfants apprennent très jeunes à monter à cheval.
À savoir
Vous n’êtes jamais sollicités pour un achat forcé. Les Mongols n’ont pas la “culture” du marchandage, les prix affichés sont respectés.
La faune. La Mongolie est un grand pays d’élevage, tous les troupeaux sont rassemblés le soir et le matin pour la traite. La faune est très présente : les petites souris des champs se sauvent à notre passage. Dans le ciel, beaucoup de milans, et à cette époque les grues cendrées sont en couple et élèvent leurs petits.
La cuisine mongole. Elle est basée sur le mouton. Nous avons très bien mangé pendant notre séjour alors que nous appréhendions. Le riz est presque toujours présent. Les légumes sont souvent du chou blanc, des carottes et pommes de terre, ainsi que le concombre. Le thé au lait salé est toujours servi dès notre arrivée.
Les températures. Pour la période du 26/6 au 8/7 elles étaient très élevées certains jours. Nous avons souvent eu des températures supérieures à 30°C, et à cause de cela des orages en fin de soirée. L’altitude de 1800 m explique la fraîcheur du matin certains jours.
Les yourtes
Elles sont d’une propreté remarquable, très joliment décorées, elles sont assez grandes et le poêle central est très efficace !
La tradition veut que vous entriez toujours dans la yourte en partant sur la gauche. Au centre le poêle qui sert pour le chauffage et la cuisine, sur les côtés sont installés les lits. Au fond, il y a l’autel pour les prières (chez l’habitant qui nous a accueillis il y avait même un congélateur). Beaucoup de yourtes ont maintenant des panneaux solaires pour avoir l’électricité car il ne faut pas oublier que ce sont avant tout des nomades. Dans les camps de yourtes, ce sont des groupes électrogènes qui fonctionnent quelques heures le soir. 

Mention particulière pour notre guide Baptiste
Ce Français vivant en Mongolie depuis 3 ans a adopté ce pays et sait vous faire partager sa passion. Vous ne pouvez pas rester indifférent lorsqu’il vous en parle et décrit SON pays adoptif qui coule dans ses veines, ce qui a énormément compté pour la magie que ce pays a opéré sur nous !

Un beau voyage à retrouver dans le n°106 du JDM que vous pouvez acheter dans notre boutique Internet

signature cendrillon


  • 01 - Périple d' Huguette en side-car en Mongolie01 - Périple d' Huguette en side-car en Mongolie
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  • 04 - Mongolie, pause près d'un ovoo04 - Mongolie, pause près d'un ovoo
  • 05 - Mongolie, les stûpas le long des routes nous rappellent que le bouddhisme et les chamans sont très présents05 - Mongolie, les stûpas le long des routes nous rappellent que le bouddhisme et les chamans sont très présents
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  • 07 - Camp de yourtes en Mongolie07 - Camp de yourtes en Mongolie
  • 08 - Les paysages de Mongolie sont à couper le souffle vu l'immensité08 - Les paysages de Mongolie sont à couper le souffle vu l'immensité
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  • 15 - Mention particulière pour notre guide Baptiste, merci pour ce superbe voyage15 - Mention particulière pour notre guide Baptiste, merci pour ce superbe voyage
  • 16 - Nous devant notre yourte en Mongolie !16 - Nous devant notre yourte en Mongolie !
  • 17 - Side Royal Enfield paniers Yéti17 - Side Royal Enfield paniers Yéti

Par Eric Felix.

road trip en Harley en Californie

 

Vivez un Road-trip aux USA : 3700 bornes en 9 jours sur Harley !

Éric et ses copains vous entraîne entre San Francisco et Las Vegas

 Du 27 avril au 8 mai 2018, 6 copains sont partis pour un road trip de 3.700km en Harley. Cette vidéo de 40mn en est le résumé.

Une version plus courte de 30mn qui est plus dynamique !

 

 Séjour moto en Italie. Visites en Toscane et moto GP pour les Diablobikes  

Par Christophe Fournier, CDLR et Relais Amitié de St-Marcel-d'Ardèche (07)

Nous sommes Les Diablobikes, une jeune association de motards du sud de l’Ardèche, créée en 2012, comptant dans ses rangs 31 membres. Après avoir fait la Corse l’an dernier, nous voilà partis cette année pour un périple de 10 jours en Italie et plus précisément la Toscane. Autant joindre l’utile à l’agréable, nous en profiterons pour nous rendre au Moto GP du Mugello. Un séjour idéal pour les motards : routes à virages, visite de sites splendides et du fan club de Rossi...

001 PHOTO TITRE

Côté équipages.

Tofe et Coco sur Kawasaki 1000 Versys
Gigi et Marie sur Ducati Multistrada
Le Grand et Camille sur Yamaha 1000FZ1
Patou et Manon sur Honda 600 CBF
Eric et Christine sur Ducati Monster 1200
Kévin sur Kawasaki 800Z
Pétou et Nanou sur Ducati Multistrada
Manu sur Ducati Multistrada

La préparation

1re étape. Après avoir annoncé aux Diablobikes la destination via notre calendrier annuel des sorties, j’attends leurs inscriptions pour réserver nos logements.
2e étape. Confection du road-book pour trouver au plus juste les points de chute et déterminer les temps de roulage journaliers. Ce n’est pas moins de 10 road-books qui on été préparés minutieusement pour ce périple.
3e étape. Trouver les deux logements : un pour la nuit du vendredi au samedi et un autre pour le reste du séjour. C’est donc une auberge de jeunesse située à Florence que j’ai choisie car les hôtels à Florence il faut oublier, ils sont hors de prix et ensuite les seuls hôtels abordables sont réservés un an à l’avance car je vous rappelle que c’est le week-end du GP du Mugello...
Et voilà, le voyage peut commencer !

Le saviez-vous ?
La Toscane est une région côtière au centre-ouest de l’Italie, séparée de la Corse par la mer Méditerranée. Florence en est la capitale.
Les paysages sont très variés : montagnes, vertes vallées, régions volcaniques... Le fleuve Arno prend sa source dans les Apennins, traverse Florence puis se jette dans la mer Ligure.
Son patrimoine est extrêmement riche : monuments, oeuvres d’art, vestiges et témoignages de l’influence du Moyen Âge et de la Renaissance.
À savoir : la limitation de vitesse est à 70 km/h, il y a des radars partout (le mot est faible).

1er jour, St-Marcel-d'Ardèche / Florence, 780 km

Pour des raisons de timing, nous faisons le trajet exclusivement par l’autoroute car le GPS donne un temps de roulage de 7 heures et demies, à cela il faut ajouter les pauses de ravitaillement, la pause déjeuner et anticiper un éventuel problème. En clair, cela fait près de 12 heures sur la route. Le rendez-vous est donc donné à 5 h à l’entrée de l’autoroute.
Nous arrivons à Florence à 18 h 30 et rejoignons l’auberge de jeunesse pour une nuit de repos bien méritée.

2e jour, circuit du Mugello / Dicomaco, 65 km

Première galère : Patrick, un pote venu juste pour le GP, oublie d’enlever son U et démarre avec. Bilan : un support étrier arrière cassé. Après plusieurs essais de démontage, la décision est prise : Patrick et Pascal partent chercher dans Florence un concessionnaire BMW, le reste du groupe va au Mugello, pour prendre les places et repérer un bel endroit pour le jour de course.
L’après-midi, nous quittons le circuit pour aller prendre possession de la maison que nous avons réservée à Dicomaco, petit village à 25 km du circuit.

 3e jour, le circuit du Mugello, 50 km

Levés tôt pour être tôt à l’entrée car des milliers de passionnés affluent de tous côtés pour entrer dans l’enceinte du circuit. On m’avait parlé de la “fièvre jaune” quand on vient au Mugello et je ne voyais pas de quoi il pouvait s’agir. Maintenant je sais, personnellement fan de Valentino Rossi, nous avons assisté à un spectacle à chaque apparition de “Valé”, tout le Mugello était recouvert d’une fumée jaune, ce fut un grand moment et c’est certainement le plus beau GP que nous ayons vu malgré la casse moteur de Valé. Heureusement Johann Zarco a gagné en Moto2 et nous a permis de chanter La Marseillaise.

A voir
À Florence, circuit du Mugello
GP Moto 2018 : du 1 au 3 juin
www.italy-moto-gp.com

4e jour, Dicomaco / Tavullia / Dicomaco, 366 km 

 Cervia

 Si vous vous rendez un jour dans cette bourgade balnéaire, un conseil : délaissez les plages à touristes pour découvrir les marais salants. Situés un peu plus dans les terres, ils bénéficient aujourd’hui d’une tranquillité appréciable et du statut de réserve naturelle (hérons, flamants roses, échasses...) ; pourtant autrefois la ville même de Cervia était sur ces terres. Elle fut déplacée, pierre par pierre, en 1967. Le sel local est réputé pour sa pureté. Le MUSA (musée du sel) est gratuit, profitez-en pour en apprendre un peu plus.
Le soir, au coucher du soleil, ces plates étendues d’eau se transforment en miroir rouge-orangé, de toute beauté.

 Puis Rumini par la SS16 qui borde la mer Adriatique jusqu’à Missano Adriatico, célèbre pour son GP. Et nous voilà sur la route de Tavullia par la SP58.

Côté route
Par la SS67, joli décor de montagne verdoyante avec certains passages en sous-bois. Route assez technique avec un asphalte de mauvaise qualité par endroits.

 Tavullia, le village de Valentino Rossi

Pour nous, ce n’est pas un hasard de destination, puisque c’est le village natal de Valentino Rossi et où il vit actuellement dans son célèbre ranch. D’ailleurs quand on arrive à Tavullia en montant vers le village, la première chose que l’on voit c’est son usine de confection textile VR46. Et plus on monte, plus on se rend compte que ce village porte en Dieu son pilote, car sur tous les poteaux d’éclairage public (c’est-à-dire tous les 100 m), un drapeau VR46 flotte au sommet. Arrivés dans le village, on tombe sur le Fan Club VR46 et son restaurant pizzeria Bar restaurant Da Rossi. Ça tombe bien il est 12 h 45 et on a faim.

Après s’être restaurés, il est temps de repartir avec des étoiles plein les yeux, direction San Pieri in Bagno par la SP43. Ensuite retour à Dicomaco par une petite route forestière nommée SP91, magnifique mais très technique et question asphalte : zéro.

5e jour, Bologne / Dicomaco, 265 km

Départ direction le lac Logo Di Bilancino par la SR302, cette route est un axe principal en direction de Bologne. Après le passage du lac, finis les axes principaux, nous empruntons la SP8 jusqu’au col Dalla Futa qui culmine à 1890 m, où d’ailleurs la température de 6° nous surprend un peu. Heureusement il y a un bar restaurant au sommet pour prendre un chocolat chaud, car s’il y a une chose à tester en Italie, c’est le chocolat chaud : une tuerie.
On reprend le guidon direction Bologne par la SP59, route de montagne sinueuse à souhait où nous traversons de magnifiques petits villages à l’architecture typique de la Toscane.

Bologne, "la Grassa"

Attention, il y a un monde fou et ça roule fort sur les rocades, autant vous dire que lorsque vous guidez un groupe et que vous devez suivre les instructions du GPS, c’est du sport. Une fois les motos garées, attention, la police italienne ne fait pas de cadeaux.

Visite du centre historique de cette ville surnommée “la Rossa” (“la Rouge”), couleur de ses édifices, mais aussi “la Grassa” (la Grasse”) en référence à son riche patrimoine gastronomique (oui oui, c’est bien de là que vient la fameuse sauce bolognaise !). Ville magnifique et une architecture grandiose que l’on retrouvera d’ailleurs dans toutes nos villes visitées lors du séjour. Palaces médiévaux, tours Renaissance, arcades...

Nous n’avons pas pu visiter le musée Ducati, en travaux.
Retour vers Dicomaco par la SP65 qui nous rappelle la SP59 de l’aller.

Côté terroir
La gastronomie de Bologne.
Le ragù est un mijoté de boeuf émincé, pancetta, oignons, carottes, lait et vin, servi avec des tagliatelles. C’est la version qualitative de la “sauce bolognaise”, plus connue mais plus médiocre en goût. Pour préserver et contrôler la qualité de cette sauce, la chambre de commerce de Bologne a déposé la recette officielle du ragù en 1982 !
Le parmesan, Parmigiano Reggiano, est le seul et véritable parmesan pour les Bolognais, bénéficiant d’une AOP. Fromage au lait de vache de race reggiana, il provient du sud du fleuve Pô. L’affinage va de 12 à 48 mois.
Les glaces (“gelati”) sont réputées parmi les meilleures du monde. Ce n’est pas un hasard si la ville possède la Gelato University... Crémeuses, classiques (chocolat, fraise) ou originales (aux pignons), c’est un incontournable !

 6e jour, Dicomaco / Pise, 285 km

Départ 9 h 30 direction Florence par la SP34, une fois de plus attention, la traversée de Florence est sportive il faut être très vigilant car ça déboule de partout.
Ensuite direction Scandicci par la SP98, Empoli par la SP67 puis Pise par la SS67 et la SP2. Pour être honnête cette route n’a pas d’intérêt majeur.

Pise

Le problème encore une fois est de se garer. Mais ceci fait, le site de la Tour de Pise, magnifique, faut vraiment l’avoir fait une fois. Un jour peut-être plus personne ne pourra y monter. Par sécurité, on ne peut y accéder que 40 personnes à la fois, les 7 cloches présentes ont été réduites au silence dans les années 50 pour ne pas risquer l’effondrement de la tour. Et en 1990, 1000 tonnes de plomb ont été placées côté nord pour compenser l’inclinaison dangereuse. Cerclages d’acier, câbles, fondations excavées... Des travaux de sécurisation qui ont duré jusqu’en 2011.
Mais Pise ne se résume pas à sa fameuse tour. Elle abrite ponts, palais aristocratiques, églises gothiques et architecture moyenâgeuse, des trésors historiques très présents malgré la destruction de 40% de la ville lors de la seconde guerre mondiale. 

Après une demi-journée de marche, retour à Dicomaco par la SP3 qui nous mène à Altopascio pour ensuite emprunter la SP26 jusqu’à Pistoia, où nous ferons un arrêt et visiterons son centre historique magnifique. Ensuite direction Prato par un bout de voie rapide, la A11, pour rejoindre la SP8 qui nous ramène à Dicomaco.

 7e jour Dicomaco / Sienne, 267 km

En selle, direction Pontassieve par la SS57, puis Reggello par la SR69 petite route qui enchaîne montagnes et vallées, pas très technique mais un asphalte médiocre, heureusement que le décor y est très beau. Puis vient directement la direction de Sienne par la SP68 où l’on trouve un décor vallonné magnifique avec des plantations d’oliviers et de vignes, avec cette fois un bon asphalte bien régulier.

Sienne, un voyage dans le temps

C’est magique, c’est vraiment la ville typique italienne, qui fait ressentir son passé, avec sa place en ovale où se déroulent les courses de chevaux et où s’affrontent les divers quartiers. Des rues étroites et en pentes. Bref, une merveille de beauté. D’ailleurs le centre historique, véritable incarnation de la ville médiévale, est classé Patrimoine mondial de l’Unesco. La Piazza del Campo est surplombée par la Torre del Mangia et ses 400 marches. Bien sûr, il y a l’incontournable cathédrale, magnifique de l’extérieur mais aussi de l’intérieur avec des voûtes peintes en bleu parsemées d’étoiles dorées... Et un sol fait de marbre et marqueterie de marbre, sublime.

La fin d’après-midi approche, on amorce le retour vers la maison par la SP40 qui nous fera traverser Arezzo, cap au nord par la SR71 et passage à Bibbiena, et direction Dicomaco par la SS110 très technique avec encore une fois un asphalte médiocre.

8e jour, Dicomaco / Florence, 84 km

C’est la veille du retour en France, pour certains c’est une journée de repos, pour ceux qui le veulent ce sera visite de Florence.

Florence, musée à ciel ouvert

Départ 10 h par la SS67, nous arrivons dans cette ville envoûtante, berceau de la Renaissance. Visite du centre historique qui regroupe les sites les plus importants. Commençons par la Piazza del Duomo, façade de marbre rose, blanc et vert, campanile gracieux... L’intérieur, tout aussi grandiose, recèle 44 vitraux. Une merveille !
Le Duomo (463 marches, escalier en spirale) est le monument le plus connu de Florence. Coupole en tuiles rouges, qui demeure une des plus belles villes visitée dans ce périple.

À voir également : les trois autres églises dont Santa Croce, chef d’oeuvre du gothique florentin. Mais aussi les musées et la Biblioteca Laurenziana avec le superbe escalier de Michel-Ange. Plusieurs oeuvres de cet artiste, qui y a vécu de nombreuses années, sont visibles dans divers endroits : le David à la Galleria dell’Academia, Bacchus au musée national du Bargello...

Retour à la maison pour préparer les valises et honorer la dernière soirée du groupe en Italie.
Bon à savoir : les premiers dimanches du mois, entrée gratuite dans les musées nationaux.

9e jour, Dicomaco / Briançon, 595 km

 Départ 6 h, pour abréger nos souffrances nous emprunterons l’autoroute E45 jusqu'à Asti.

Côté route
L’autoroute E45 est meilleure que celle qui borde la méditerranée, elle est en meilleur état, moins de radars et beaucoup moins de tunnel interminable.

Juste avant Asti la pluie s’invite au voyage, obligés de s’arrêter pour enfiler les tenues de pluie. Quand on est en groupe c’est toujours un grand moment !

Direction le mont Genèvre par la SP23R. La pluie nous quitte un peu dans la montée du col vers Sestrière et on la remercie car c’est un décor magnifique de haute montagne qui s’offre à nous. Par contre côté température, c’est la dégringolade : 4° au mont Genèvre avec l’humidité, fait pas chaud ! Heureusement il ne nous reste plus qu'à redescendre sur Briançon où notre hôtel nous attend. Super accueil, avec un parking moto couvert.
On en profite pour avoir des infos sur la météo du lendemain, qui annonce une pluie battante. Ça promet.

 10e jour, Briançon / St-Marcel d'Ardèche, 265 km

Au réveil, en ouvrant les volets, il pleut comme vache qui pisse. Le côté positif de la chose c’est que l’on ne s’arrêtera pas en route pour enfiler les tenues pluie, on part avec !
Départ 9 h et ça dégringole. Direction Serre-Ponçons par la N94, au passage du pont sur le lac on ne voit même pas l’eau en dessous car la brume est présente sur une trentaine de kilomètres. Arrivés à Gap, petite accalmie et donc petit arrêt café, on demande à se faire servir dehors car la pire des erreurs à faire dans ces cas-là est de se déshabiller.

On reprend rapidement la route direction Nyons par la D994.
À Nyons la pluie s’arrête et ne nous rattrapera plus, tant mieux. Il ne nous reste plus que quelques kilomètres et c’est à Suze-la-Rousse que l’heure de se séparer avec le groupe est arrivée. Arrêt improvisé au bord de la route et dernière accolade avec les potos avant le retour à la maison pour toutes et tous.

Côté budget
Logement. L'auberge de jeunesse à Florence c'était sympa, pour 60 € la nuit dans cette ville c'est plus que correct. Pour la maison, nous sommes passés par Abritel et avons loué à un particulier, cadre super sympa malgré un chemin de terre et cailloux.
Restauration. On a fait resto tous les jours le midi, on mange bon, pour un prix pas plus excessif, entre 14€ et 16€ le repas vin compris. Par contre ce qui nous a choqué, c'est que là-bas, tu paies les couverts. Alors si tu arrives avec tes couverts ça te fait 1€ ou 1,50€ de moins. Bizarre (on ne l'a pas fait).
Tous compris : essence, restos, logements, pot commun pour les repas du soir, entrée au GP, visites, souvenirs et autres coup à boire, ça nous a coûté environ 1500 € pour le couple.

Au total, ce sont plus de 3000 km parcourus en 10 jours avec un groupe au top et des souvenirs impérissables plein la tête. Magnifique région, les villes que nous avons visitées sont superbes, c’est vraiment un trip que je conseille.

Sacoche réservoir
Rouler en Toscane.
En Toscane la limitation de vitesse et de 70 km/h, cela peut s’avérer fatigant, car les Italiens la respecte bien sur et cela vous fait rouler dans un faux rythme qui à tendance à vous crever rapidement.
À cela s’ajoutent les radars, il y en a partout, factices ou pas, on ne prend pas le risque de le découvrir.
Stationnement en ville : attention à ne pas garer sa moto au premier endroit venu, la police tourne en permanence. Les parkings vélo, moto, scooter, son présents partout, à condition d’y trouver une place.
L’asphalte est médiocre sur la plupart des routes (à part les grand axes), beaucoup de raccords et de nids-de-poule.
À savoir
Les habitants ne parlent pas (ou très peu) le français, mais sont super sympa.
Dans les magasins on trouve tout comme en France, sauf notre apéritif national.
La police est partout, surtout en ville, ils veillent au stationnement gênant et n’hésitent pas à appeler la fourrière. Nous avons assisté à l’enlèvement d’une BMW GS 1200 immatriculée aux Pays-Bas, à Florence.

signature cendrillon


  • 01 - Christophe des Diablobikes, CDLR et Relais Amitié du JDM01 - Christophe des Diablobikes, CDLR et Relais Amitié du JDM
  • 02 - Moto GP, circuit du Mugello en Italie02 - Moto GP, circuit du Mugello en Italie
  • 03 - Corinne des Diablobikes avant de rentrer sur le circuit du Mugello03 - Corinne des Diablobikes avant de rentrer sur le circuit du Mugello
  • 04 - Les Diablobikes au moto GP d'Italie. Circuit du Mugello, pour y entrer, il  faut ce lever tôt ! JPG04 - Les Diablobikes au moto GP d'Italie. Circuit du Mugello, pour y entrer, il faut ce lever tôt ! JPG
  • 05 - Tavullia, fan club de Rossi. Grand et patou devant un panoramique de Valentino Rossi05 - Tavullia, fan club de Rossi. Grand et patou devant un panoramique de Valentino Rossi
  • 06 - Les Diablobikes devant le restaurant de Valentino Rossi 106 - Les Diablobikes devant le restaurant de Valentino Rossi 1
  • 07 - Les Diablobikes en vadrouille à Bologne07 - Les Diablobikes en vadrouille à Bologne
  • 08 - Bologne la Rossa. La couleur des édifices a donné son surnom à cette ville08 - Bologne la Rossa. La couleur des édifices a donné son surnom à cette ville
  • 09 - Virée motarde des Diablobikes à Pise09 - Virée motarde des Diablobikes à Pise
  • 10 - Sienne, Piazza del Campo. Superbe hémicycle d'édifices tous orientés vers la place centrale pavée10 - Sienne, Piazza del Campo. Superbe hémicycle d'édifices tous orientés vers la place centrale pavée
  • 11 - Les Diablobikes devant la magnifique cathédrale de Sienne11 - Les Diablobikes devant la magnifique cathédrale de Sienne
  • 12 - Ce pape avait l'esprit motard, mdr12 - Ce pape avait l'esprit motard, mdr
  • 13 - Florence, il Duomo. Il a fallu 150 ans pour bâtir cette cathédrale Santa Maria del Fiore13 - Florence, il Duomo. Il a fallu 150 ans pour bâtir cette cathédrale Santa Maria del Fiore
  • 14 - Mettre les tenues de pluie, c'est toujours un grand moment !14 - Mettre les tenues de pluie, c'est toujours un grand moment !
  • 15 - En haut de Mont Genèvre15 - En haut de Mont Genèvre
  • 16 - Sur la route du retour. Ravitaillement au mont Genèvre des Diablobikes16 - Sur la route du retour. Ravitaillement au mont Genèvre des Diablobikes

Par Alain Rived de Barcus (64).

105 Desert des Bardenas motoLE JOURNAL DES MOTARDS n°105 - mai/juin 2017

 

Avec mon frangin Dominique (abonné au JDM depuis plusieurs années), nous partons de Tardets (Haute-Soule, pays Basque), vers le site fabuleux des Bardenas, en Espagne. Il faudra compter environ 200 km de routes sinueuses pour parvenir sur les lieux.

Sept heures du matin, à Tardets, la température est de 11°. L'aube se lève à peine lorsque nous passons le village de Larrau. Puis nous entrons dans le brouillard en remontant les forêts de hêtres vers le pic d'Orhy. Au port de Larrau, première halte pour admirer la mer de nuages qui s'étend à nos pieds. À peine si nous ressentons les sept petits degrés  !

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises ! Passés en Espagne, en amorçant la descente vers Otchagavia (Navarre), cinq ou six chevreuils traversent la route. Nous roulons toujours vers Aibar, Tafalla. La température descend encore, jusqu'à friser les 1° ! Le tableau de bord de la BMW indique une alerte au gel…

À San Martin de Unx, nous nous dirigeons vers Olite, la splendide moyenâgeuse, que nous traverserons pour atteindre notre prochaine destination

Le saviez-vous ?
Le désert des Bardenas, au nord de la Navarre, au pied des Pyrénées entre Tudela et Carcastillo, est une région aride de formations rocheuses impressionnantes dues à l'érosion. Dans ce désert non habité, il n'y a que deux routes goudronnées. Le parc naturel des Bardenas Reales, avec ses terres ocre, donne l’impression d’avoir changé de continent.

Arguedas

Ville étrange en pleine restauration, rencognée contre les premières falaises des Bardenas, perforées d'anciennes cavités troglodytes. Arguedas nous livre ses ruelles éventrées, ses façades cariées, ses blasons monumentaux au fronton des bâtiments administratifs datant d'une époque surannée.

Il fait beau, il fait chaud. Il est midi. Nous prenons possession de notre chambre, très propre et joliment décorée. Nous hésitons à louer des VTT pour l'après-midi, alors que demain, dimanche, nous avons tout notre temps ! Mais notre hôtesse prudente nous prévient  : “Mañana, hay niebla !” (Demain, c'est le brouillard !).
Hop, c'est parti ! Un casse-croûte au rade du coin, un demi, et nous louons nos VTT. C'est alors que je découvre l'Ouest américain à deux pas de chez nous !

Bardenas

Nous traversons des déserts fantastiques, émaillés de marécages, hérissés de forteresses étranges érodées et fragiles. Dans l'ocre et le mordoré, nous surprenons quelques cabanes, de rares labours sévères dans l'aridité des lieux, parmi la rocaille et les roseaux. Puis un polygone de tir, cerné de miradors et clôturé comme il se doit, utilisé par l'armée espagnole dans ses exercices militaires.

Des pistes carrossables et poussiéreuses s'entrecroisent dans ce no man's land, qui rejoignent Tudela à Carcastillo. La zone s'étend sur 42000 ha, et nous n'avons parcouru, vaillants arpenteurs, qu'une quarantaine de kilomètres ! Fourbus, certes, car la traversée est faite de plaies et de bosses. Nous avons cependant salué l'emblème des Bardenas, l'érection lapidaire et hiératique de Castildetierra, coiffée de son chapeau qui la garantit de sa fragile pérennité.

Dans le désert des Bardenas, on se croirait au coeur des canyons américains. C’est grandiose, complètement dépaysant !

La soirée nous accueille dans un pub irlandais d'Arguedas, où nous dînons d'un superbe plateau de gambas grillées. Très curieusement, nous observons qu'ici, malgré l'heure tardive, de bien jolies personnes poussent la porte, et s'installent, bavardent, avec leurs conjoints et leur progéniture, gamins courant autour des tables, curieux, mignons en tout, sous l'oeil attentif des parents.

Je ne dirai rien de la nuit qui a suivi, je n'en ai rien vu ! En revanche, lorsque j'ai ouvert les volets, la “niebla” enfermait le paysage dans son épais cocon.
Après un petit-déjeuner roboratif, la BMW a pris le chemin du retour, par un nouvel itinéraire, reliant Tudela, Ejea de los Caballeros, Sangüesa... dont nous ne verrons rien : un brouillard épais étend sa gaze partout alentour. Nous longeons le lac de Yesa, traversons le magnifique défilé de la vallée de Roncal, et remontons vers la Pierre-St-Martin.

Au compteur, depuis le départ de Dominique et son frangin Alain, 450 km de bonheur : c'est pas mal, à l'aune de l'éternité ! Un bel article à retrouver dans le n°105 du Journal Des Motards en vente dans notre boutique

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  • 02 Arguedas. Bourg surprenant qui garde le témoignage de grottes troglodytes construites au XIXe. Depuis les années 60, ces grottes sont fermées mais elles restent visibles depuis la route02 Arguedas. Bourg surprenant qui garde le témoignage de grottes troglodytes construites au XIXe. Depuis les années 60, ces grottes sont fermées mais elles restent visibles depuis la route
  • 03 Le désert des Bardenas, comme un air de canyons américains03 Le désert des Bardenas, comme un air de canyons américains
  • 04 Dans l'ocre et le mordoré, l'on trouve une cabane04 Dans l'ocre et le mordoré, l'on trouve une cabane
  • 05 On se sent tout petit face à cette nature05 On se sent tout petit face à cette nature
  • 06 Bardenas au paysage aride06 Bardenas au paysage aride
  • 07 Le désert de Bardenas lunaire et grandiose07 Le désert de Bardenas lunaire et grandiose
  • 08 Quel merveille ce site fabuleux des Bardenas !08 Quel merveille ce site fabuleux des Bardenas !

Cuba. Circuit Harley avec le fils du Che

Par Philippe Daux de Sare (64).

voyage à  Cuba à moto harlezLE JOURNAL DES MOTARDS n°105 - mai/juin 2017

 

Après plusieurs trips moto en Europe, USA, Inde... un entrefilet dans la presse spécialisée m’intrigue : “Découvrez Cuba sur Harley-Davidson”. Le temps de faire un tour de table de mes amis motards aventuriers et la joyeuse équipe se retrouve à La Havane. Nous avons rendez-vous avec l’agence La Poderosa qui propose des circuits mariant le délice de la variété des paysages de cette belle île et le contact intime avec une partie de l’histoire d’une révolution unique. Car l’agence est dirigée par Ernesto, fils du Che Guevara et Camillo, fils du combattant “Marcos”. Voilà qui promet un séjour des plus intéressant !

Le saviez-vous ?
Ernesto “Che” Guevara
Né à Rosario en Argentine en 1928, Ernesto Rafael Guevara est connu comme le héros mythique de la Révolution cubaine, avec un slogan : “Hasta la victoria siempre”.
À 24 ans, il met entre parenthèses ses études de médecine pour traverser l’Amérique-du-Sud avec un ami sur une vieille Norton 500 surnommée “La Poderosa” (La Vigoureuse). Ce premier voyage lui fait prendre conscience des inégalités sociales et confirme sa volonté d’une révolution, seul moyen selon lui de résoudre cette situation.
Après avoir rejoint le groupe révolutionnaire dirigé par Fidel Castro, il mène plus de 2 ans de guérilla durant laquelle il devient commandant. Le groupe prend le pouvoir à Cuba et renverse le dictateur Batista en 1959. Guevara, qui passa sa vie à promouvoir la révolution dans le monde, est capturé en Bolivie et exécuté en 1697 par l’armée bolivienne.
À sa mort, 3 jours de deuil national sont proclamés par Castro, le Che est déclaré citoyen de naissance de Cuba.
Fidel Castro, quant à lui, est décédé en novembre 2016 à l’âge de 90 ans, il avait cédé le pouvoir en 2006 à son frère Raul. Il repose à côté du mausolée de José Marti, père de l'indépendance de Cuba.

La première semaine, nous découvrons l’ouest de l’île, du côté de Vinales. Nous côtoyons une famille cubaine, profitons des plages enchanteresses, le tour moto ne commençant que le lundi suivant.

C’est là que nous faisons connaissance avec l’équipe de l’agence : Ernesto, Camillo, Pipo, Santiago ainsi qu’avec nos machines, de flambantes Touring Electra Glide.
En effet si la dernière importation de Harley date de 1960, Ernesto a réussi à réimporter les premières de l’ère Raoul en 2014.
Venons-en à la singularité de cette équipe : Ernesto, fils cadet du guerillero argentino-cubain Ernesto “Che” Guevara est avocat, passionné de mécanique et collectionneur d’anciennes Harley (il en a 7). Camillo, fils du combattant cubain Antonio Sanchez Diaz dit “Marcos”, compagnon de la dernière heure qui fut tué lors de la campagne bolivienne également fatale à l’Argentin en 1967.
Et c’est avec eux que, pour ce premier jour, nous découvrons au guidon de nos motos les richesses de la partie est de l’île.

Cojimar

Village de pêcheurs où Hemingway écrivit Le Vieil Homme et la Mer, roman dédié aux Cubains, qui lui valut le prix Nobel de littérature en 1954. À quelques pas du vieux quai se dresse un petit fort espagnol, appelé Torreon de Cojímar. En face se trouve le monument consacré à l’écrivain américain. Cojimar, c’est un endroit d’une beauté intimiste.

La Havane

Nous découvrons la forteresse du Che, à l’entrée du port. Ce complexe militaire construit par l’Espagne à l’époque où Cuba était une de ses colonies, servit ensuite de prison pendant le régime de Batista, puis le Che y installa son quartier général après la Révolution. Aujourd’hui on y trouve plusieurs musées.
La ville ancienne possède un charme fou avec son architecture coloniale mêlant style baroque et néoclassicisme, ses multiples places et musées, ses maisons avec patios, balcons, grilles en fer forgé... et ses voitures hors d’âge.
Dans l'ancien palais présidentiel (qui a vu défiler 21 présidents cubains) de la Habana Vieja se trouve le musée de la Révolution qui retrace l’histoire des luttes du peuple cubain. On peut y voir le véritable yatch Granma, avec lequel Fidel Castro et le Che rejoignirent Cuba depuis le Mexique en 1956.

A voir
À La Havane
Musée de la révolution
Horaires : tous les jours 9h-16h15
Tarif : 8 CUC (7,50€)

Trinidad

Départ à l’aube pour 380 km jusqu’à la côte sud, avec une halte en milieu de journée à Cienfuegos lors d’un parcours panoramique agrémenté d’une baignade inoubliable en mer avec les dauphins.
Trinidad, ce sont de jolies maisons aux couleurs pastel, des rues pavées, de vieux palais, beaucoup de restaurants et bars... Du bleu, du rouge, du jaune, du vert, des chapeaux, des charrettes, des vélos de toutes sortes... De vieux Cubains assis, cigare à la bouche... Il suffit qu’une voiture des années 50-60 soit garée devant une maison colorée, et vous avez une véritable carte postale.
On peut aussi multiplier les visites de musées, sans oublier les magnifiques plages.
Une ville qui semble s’être figée dans le temps, celui de la crise de la canne à sucre, plantations qui autrefois ont fait la richesse de La Havane et le malheur de milliers d’esclaves.

Santa Clara

Après une nuit dans un hôtel de charme, départ pour ce 4e jour en suivant une petite route sinueuse au travers de forêts majestueuses. Santa Clara est un lieu historique de combats lors du débarquement de Che. Ce qui explique l’attitude des locaux qui nous accueillent poing levé sur le bord de la route, signe de respect pour le fils du Che qui n’est plus un inconnu, même dans les contrées reculées.
À voir absolument : la Plaza de la Revolución qui commémore la prise de la ville par Guevara, une des batailles les plus importantes de la lutte contre le dictateur Fulgencio Batista. Un mausolée à la mémoire du guerillero y est dressé, avec la statue réalisée par José de Lázaro Bencomo et un petit musée exposant des effets personnels du Che, des journaux, des photos et autres documents de l'époque.
La fin de la journée fut riche en émotion lors de la visite de ce mausolée en compagnie d’Ernest et Camillo, visite qui s’est terminée par un pot dans la salle du protocole.
Le lendemain on visite le train blindé, symbole de la victoire du Che sur le dictateur Batista, puis ce fut le retour vers La Havane.

 

Ce trip riche en paysages et rencontres sur fond d’histoire de Cuba restera à jamais gravé dans nos mémoires. C’est surtout une amitié sincère avec Ernesto et son équipe que nous avons fini de sceller lors d’un dîner inoubliable ce dernier soir à La Havane avant de reprendre le lendemain notre avion pour l’Europe. Nous reviendrons... Hasta siempre... Harley-Davidson...

Sacoche réservoir
“La Poderosa”
Cette jeune agence tient son nom de la Norton du Che lors de son tour d’Amérique-du-Sud, agence qui n’a qu’un an d’existence. Cette équipe de professionnels s’occupe de tout et vous fournit un tour tout compris commençant par la prise en charge à l’aéroport. Ce tour appelé Fuser 1 venant du surnom du Che lors de son voyage à motocyclette.

Tour Fuser 1 : 6 jours / 7 nuits, 950 km
Tarif : de 3250 USD à 4700 USD (selon options choisies)
Prochaines dates : du 14 au 20 octobre 2017
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
www.lapoderosatours.com/fr

 

La circulation à Cuba...

Que dire ? Des autoroutes à 3 voies traversent l’île truffée de nids-de-poules mais avec une faible circulation composée de véhicules russes ou chinois et de magnifiques voitures américaines des années 60 au million de km. Le parc moto quant à lui se compose de MZ, CZ avec side ou pas et d’Ural.
Il est sûr que notre passage en Electra Glide aux côtés d’Ernesto ne passait pas inaperçu et nous avons créé de nombreux attroupements à notre arrivée à Trinidad, car depuis 1 an que l’agence existe il commence à se savoir que c’est le fils du Che qui débarque avec ses motos rutilantes.

Séquence émotion pour ce voyage à Cuba. Publié dans le n°105 du JDM que vous pouvez acheter dans notre boutique

signature cendrillon


  • 02 Cojimar. Fort Torreon, bâti en 1649 Patrimoine de l’Humanité de l’Unesco. C’est en fait une partie des fortifications de La Havane02 Cojimar. Fort Torreon, bâti en 1649 Patrimoine de l’Humanité de l’Unesco. C’est en fait une partie des fortifications de La Havane
  • 03 La Havane. Forteresse San Carlos de la Cabaña, le QG du Che03 La Havane. Forteresse San Carlos de la Cabaña, le QG du Che
  • 04 Traversée de La Havane04 Traversée de La Havane
  • 05 Sur la route de Trinidad. Pascal et Anne Sophie05 Sur la route de Trinidad. Pascal et Anne Sophie
  • 06 Sur la route de Trinidad. Jean-Luc et Chantal06 Sur la route de Trinidad. Jean-Luc et Chantal
  • 07 Halte sur la route de Trinidad - repos des Electra Glide07 Halte sur la route de Trinidad - repos des Electra Glide
  • 08 Trinidad. Devant notre hôtel, les Electra Glide lézardent au soleil. Le centre historique de Trinidad est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.08 Trinidad. Devant notre hôtel, les Electra Glide lézardent au soleil. Le centre historique de Trinidad est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.
  • 09 Trinidad,. Devant l'hôtel, une Harley d'avant guerre09 Trinidad,. Devant l'hôtel, une Harley d'avant guerre
  • 10 En route avec Ernesto Guevara10 En route avec Ernesto Guevara
  • 11 Santa Clara. Vive émotion lors de la visite du mausolée du Che. Voir son fils Ernesto avec nous, sous la statue de son père… Inoubliable.11 Santa Clara. Vive émotion lors de la visite du mausolée du Che. Voir son fils Ernesto avec nous, sous la statue de son père… Inoubliable.

 La route de la soie à moto : 18000 km !  Objectif Pékin

Par Armando Cairoli

Avec mes amis Domenico et Guido, nous avons fait face au plus long voyage jamais entrepris avec nos motos, une Africa Twin RD07 de 1995 et deux Honda Transalp : une 600V verte de 1995 pour moi, une 600V grise de 1998. Nous avons quitté le village de Borgo San Giacomo, près de Brescia, à 1 h de Milan, le 1er juillet à destination d’Ancône, où nous avons embarqué pour le port d’Igoumenitsa, en Grèce. Ensuite, seul du macadam et des pistes ; nous sommes passés par la Turquie, l'Iran, le Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Pamir, le Kirghizistan, pour finalement, fin juillet, entrer en Chine ; encore environ 8000 km pour atteindre notre objectif : Pékin. Avec, entre autres, une halte excitante au camp de base de l’Everest. Ce récit raconte la progression du voyage de 17 875 km, tel notre fil d'Ariane, déroulé kilomètre après kilomètre. De Brescia à Pékin.

F570 PHOTO TITRE

La différence entre un rêve et un objectif, c’est une date...

Le rêve : parcourir le monde à moto
L’objectif : tout est dit dans le titre
La date : 1er juillet 2016

Après la préparation, l’émotion ! 

Au moment du départ, le nœud à la gorge est vraiment serré... Il ne l’était autant, il y a dix ans, lors de mon dernier voyage. Même lieu, Terminal A de l'aéroport de Bruxelles (ma ville de résidence), même destination, Milan. Mais des conditions différentes.
Cette fois c’est plus dur. Parce que, après un an et demi de discussions, de préparation, d’estimations, la planification, c’est soudain l'émotion, celle qui te coupe le souffle, qui t’empêche de répondre à ton ami au téléphone qui dit : "Bon vent, amusez-vous, faites attention... ","Ah ! Comme je vous envie "... Et tu es là, avec les yeux gonflés de larmes, incapable de répondre, juste la force de chuchoter un "Merci... Je vous écrirai...".
C’est l’émotion de voir les larmes de mes enfants qui me saluent en silence, leur souffrance de la décision que j’ai prise un an et demi plus tôt. Je pars pour la Chine. À moto. Pendant deux mois. Au revoir les enfants, souriez, car c’est dans vos yeux que je vais trouver la force pour mener ce projet à terme. Pour être en mesure de vous raconter, de vous transmettre ce désir irrépressible de tendre la main aux gens, aux quatre coins de la planète.

Le saviez-vous ?
La route de la soie (plus exactement les routes de la soie car c’est un faisceau de routes) relie l’Europe à l’Asie ; allant de la Méditerranée jusqu’à la Chine en traversant l’Asie centrale. Elle s’est ouverte sous la dynastie chinoise des Han au IIe siècle avant notre ère, sa fréquentation s’interrompt avec l’arrivée du chemin de fer. Traversée par des caravanes de marchandises, elle servait au transport de la soie, produit phare qui lui donna son nom, mais aussi des épices, parfums, remèdes, fourrures, arbres fruitiers...
La nouvelle route de la soie est un projet dans lequel sont engagés l'Europe, la Chine et les pays d'Asie centrale, qui souhaitent construire un nouvel axe commercial majeur, sous le nom de OBOR : “One Belt, One Road” (“une ceinture, une route”). Plusieurs tronçons ont déjà été transformés en autoroute. Tout comme la mythique route ancestrale, elle comportera plusieurs itinéraires. Le train en sera le moyen de transport phare. D’ailleurs le premier train de marchandises reliant la Chine à la France est arrivé en gare de Lyon le 21 avril 2016, après 11300 km et 15 jours de voyage. Toute une nouvelle histoire reste à écrire !

Une pause sur le Bosphore

C’est un détroit long de 32 km qui relie la mer Noire à la mer de Marmara, Istanbul étant coupée en deux par ce détroit. Trois ponts suspendus permettent de le traverser : le pont du Bosphore construit en 1973 ; le pont Fatih Sultan Mehmet construit en 1988 ; et enfin le pont Yavuz Sultan Selim qui a été inauguré le 26 août 2016.

La première étape, la plus longue en nombre de kilomètres, est passée. Après le trajet de Borgo San Giacomo à Ancône (Italie), la traversée vers le port grec d'Igoumenitsa, à 6 h du matin nous sommes sur la route, direction la frontière avec la Turquie. Première petite galère : je me trouve en panne sèche entre deux ravitaillements (probable défaut de la membrane du robinet de la réserve d’essence), c’est rapidement résolu par mon co-équipier Domenico à qui on siphonne quelques litres. Première pluie, après tout rafraîchissante, nous arrivons à la frontière de l' Union européenne. Peu de file mais une progression lente, nous perdons une heure sous un soleil qui tape.

TURQUIE

Nous filons sur une route propre et rapide, direction Istanbul. Arrivés au centre-ville en fin d’après-midi, nous avons encore de la route à parcourir et du trafic pour entrer dans le quartier de Sultanahmet, avec ses rues étroites et sinueuses. Enfin à l'hôtel, une bonne douche et un dîner dans un petit restaurant avec un excellent plat de kebabs.
Le lendemain, un peu de tourisme. La Mosquée Bleue, ou mosquée Sultanahmet (ordonnée par le sultan Ahmet 1er), la seule mosquée au monde à posséder autant de minarets (six) après celle de La Mecque (qui en compte sept). En traversant une esplanade nous voilà face à la basilique Sainte-Sophie. Puis c’est la Citerne Basilique : cet aménagement souterrain (historiquement pour recueillir les eaux de pluie) compte 12 rangées de 28 colonnes en marbre de 8 m de haut, c’est impressionnant. Petite anecdote pour les fans de James Bond : elle a servi au tournage de Bons Baisers de Russie...
Ensuite le palais de Topkapi, résidence des sultans de la dynastie ottomane jusqu’en 1853. Il devient un musée lors de la fin de l’Empire ottoman en 1921, géré par le ministère de la culture et du tourisme. L'après-midi, promenade au pont de Galata, célèbre pour enjamber l’estuaire de la Corne d’or.

 Cappadoce enchantée

Nous sommes dans la région historique de Cappadoce, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Journée tranquille à Göreme, promenade à travers les “cheminées de fées”, pinacles d'origine volcanique qui abritaient dans le temps les populations ermites. L’incontournable tour en montgolfière à l'aube a été annulé à cause du vent, dommage !
Le lendemain, direction le sanctuaire du Nemrut Dagi. Nous sommes très surpris de l'absence dramatique et presque totale de touristes. Seuls quelques Turcs et Asiatiques. Les Européens ne font plus de déplacement dans cette splendide région suite aux événements de ces dernières années. Après 540 km à travers le Kurdistan turc, nous sommes sous le sanctuaire de Nemrut Dagi, protégé par l'Unesco. 

La prochaine étape nous conduit à Ercis, sur le lac de Van. Les gens que nous rencontrons lors de nos voyages aux distributeurs sont très gentils et accueillants. Il y a aussi ceux qui nous offrent des abricots ; nous sommes dans la vallée de Malatya, le plus grand producteur mondial d'abricots séchés.
L'air du lac refroidit la seconde moitié de l'après-midi, nous trouvons un hébergement pour la nuit et demain nous serons confrontés à la dernière partie qui nous mènera aux cascades de Muradiye et au palais d’Ishak Pacha, puis à la frontière avec l'Iran. 

IRAN

Sur le chemin de Téhéran

L'étape de Téhéran est épuisante... 650 km, avec la finale sur la rocade pour entrer dans la ville, avec le trafic folklorique des voitures qui rivalisent d’imagination pour occuper la seule place qui reste entre deux voies... En rendant la vie difficile aux piétons qui tentent de traverser, aux scooters fous, aux vieux camions qui crachent des nuages de poudre de gasoil... et une température de 43° à 17 h !

À mi-chemin nous nous arrêtons à Soltaniyeh pour visiter l'imposant mausolée Oldjaïtou, dont le dôme, fini en 1312, est le plus ancien à double dôme du monde.
Le lendemain nous quittons Téhéran tôt le matin afin d’éviter le trafic infernal, direction le sud de la mer Caspienne, à Gorgan. Après-midi libre, on en profite pour se reposer et faire un peu de lessive, la route est encore longue, mais nous en avons fini avec les longues étapes de plus de 500 km... La suite se fait au travers de routes de montagne, à plus de 2000 m, quelques villes et vallées vertes. Demain nous nous rapprocherons de la frontière avec le Turkménistan que nous franchirons mardi matin. Nous avons fait plus de 5000 km en 11 jours. 

TURKMÉNISTAN 

Nous sommes enfin au Turkménistan ! 

Ce matin, nous traversons la frontière entre l'Iran et le Turkménistan le long d'une belle route à 1800 m d’altitude, sans presque jamais rencontrer de voitures. 185 km de tournants, montées et descentes, entre champs de blé et montagnes stériles, parsemées ici et là de quelques buissons. 

Nous sommes arrivés à 9 h 30 à la douane, prêts à faire face à 5 heures de formalités. Les Iraniens, toujours aimables et accueillants, nous ont libérés en une demi-heure. Les Turkmènes ont, eux, quelques formalités en plus...
Une première vérification des passeports (avec frais à la clef), le passage au bureau pour payer l'importation temporaire et l’assurance de la moto, la taxe d’émission sur le parcours défini (malheur à celui qui change d'itinéraire, sous peine d'une amende de 1000 $), ensuite passage chez le vétérinaire afin de payer 5 $ pour le timbre (je ne comprends pas pourquoi je dois aller chez le vétérinaire, mais j'obéis), passage par la case “banque”, un placard derrière le bureau du vétérinaire, pour payer les frais de la moto, ensuite le bureau "Enregistrement moto ", le tout se terminant par la Douane pour l'inspection finale du passeport et des bagages. Pas de chance, entre-temps l’heure du déjeuner a sonné... “Veuillez patienter s'il vous plaît”... 40 minutes. Qu’à cela ne tienne, petite sieste au soleil et deux biscuits avec un morceau de parmesan... L'agent des douanes revenu, nous complétons les formalités et pouvons enfin quitter les lieux. Nous y avons passé environ 3 heures. Heureusement, nous étions les seuls touristes ! 

Nous arrivons à Achgabat après 35 minutes. S’ouvre à nous une ville monumentale, de style “moderne-kitsch”, parsemée de tours et bâtiments, tous en marbre lourd et blanc. Des boulevards déserts à huit voies, la température qui frôle les 43°...
Nous nous arrêtons à l'ambassade d'Italie, où l'Ambassadeur et le Consul nous accueillent chaleureusement pour une agréable conversation et un café. Ils nous réservent l'hôtel et nous pouvons enfin prendre une bonne douche rafraîchissante.
Demain, après avoir visité la ville, nous prendrons la route vers le cratère appelé “Porte de l’Enfer” : 260 km d'asphalte au milieu du désert aride. 

La Porte de l’Enfer 

N’étant pas en mesure d'atteindre le cratère avec nos motos, trop lourdes et avec des réservoirs de carburant de réserve sur les côtés qui empêchent la manœuvrabilité sur la piste de sable mou, nous décidons de rester sur la route, et de prendre nos quartiers pour la nuit dans un “resto-route” local. Notre hôte se chargera de nous amener voir ce brasero géant, vraiment spectaculaire. 

Le lendemain nous parcourons 360 km, difficiles et épuisants, de route accidentée dans le désert. Un moment de distraction et vous êtes susceptibles de prendre un énorme nid de poule (que dis-je, de dinde !), avec le risque d’endommager les pneus. Trois heures de contrôles à la frontière avec l’Ouzbékistan, et nous arrivons à Khiva... 

OUZBÉKISTAN  

Khiva 

C’est une très belle ville protégée par l'Unesco, entourée par des murs épais en briques de boue. Les minarets et les portes monumentales couvertes de mosaïques bleues sont la marque de ce beau village dans le nord du pays.
Le lendemain, nous continuons la route pour voir un autre joyau ouzbek : Boukhara. 

Boukhara 

Elle fut pendant des siècles l'une des villes les plus importantes de la Transoxiane (ancien nom d’une partie de l’Asie centrale) islamique, située à l'est de Khorasan. Au cours de l'invasion mongole, elle fut détruite par Gengis Khan, puis est tombée sous l'influence des Tamerlans. Elle vit ensuite son économie croître considérablement étant au centre des routes commerciales qui firent les beaux jours de la route de la soie. La ville est devenue aussi un important centre religieux de l'Asie. Autre caractéristique incontournable de Boukhara : l’artisanat. Des caravanes de marchands vendent encore aujourd’hui leurs produits sous les anciens dômes de commerce : poteries colorées, tissus, marqueterie, bijoux... 

Samarkand, carrefour des cultures 

Située au centre des principales routes commerciales asiatiques, au cours de sa longue histoire d’environ 2700 ans, elle fait partie de l'Empire perse, a été ensuite sous l'influence arabe, le Timurid, ouzbek et, dans des temps plus modernes, a été d'abord sous l'Empire russe puis une partie de l'Union soviétique jusqu'en 1991.
Nous avons visité le Registan, un impressionnant chef-d'œuvre de l'architecture islamique datant du XVe siècle ainsi que le site Shah-je-Zinda, une “avenue des mausolées” spectaculaire ornée de quelques-unes des plus belles œuvres du monde musulman.
Dans l’après-midi, pause à l'ombre du patio de notre sympathique B&B. 

Demain nous nous dirigerons vers Douchanbé, au Tadjikistan. Pour les neuf prochains jours, nous irons jusqu'à la frontière chinoise, où nous sommes attendus le 27 juillet. Mais avant cela il nous faut traverser la belle région du Pamir où, avec ses 4600 m d’altitude, nous seront certainement plus au frais...

Photos de la première partie

  • 01 - Itinéraire de nos 3 baroudeurs à moto, de Brescia à Pékin !01 - Itinéraire de nos 3 baroudeurs à moto, de Brescia à Pékin !
  • 02 - Trajet de 18000 km sur la route de la soie à moto.02 - Trajet de 18000 km sur la route de la soie à moto.
  • 03 - Borgo San Giacomo mairie de lonato, 3 motards au départ d'une grande aventure03 - Borgo San Giacomo mairie de lonato, 3 motards au départ d'une grande aventure
  • 04 - Turquie, Istanbul, la - Mosquée Bleue. Construite entre 1609 et 1616 elle tient son surnom des 21000 carreaux de faïence à dominante bleue qui décorent l'intérieur.04 - Turquie, Istanbul, la - Mosquée Bleue. Construite entre 1609 et 1616 elle tient son surnom des 21000 carreaux de faïence à dominante bleue qui décorent l'intérieur.
  • 05 - En Turquie sur les étals des marchés, les fruits secs font partie de la réputation du pays.05 - En Turquie sur les étals des marchés, les fruits secs font partie de la réputation du pays.
  • 06 - Le palais de Topkapi à Istanbul construit au XVe siècle domine les bords de la mer de Marmara.06 - Le palais de Topkapi à Istanbul construit au XVe siècle domine les bords de la mer de Marmara.
  • 07 - Turquie, le village de Göreme est en plein coeur des cheminées de fées ! 07 - Turquie, le village de Göreme est en plein coeur des cheminées de fées !
  • 08 - Turquie, le sanctuaire du Nemrut Dagi découvert en 1881 est composé de statues de têtes géantes.08 - Turquie, le sanctuaire du Nemrut Dagi découvert en 1881 est composé de statues de têtes géantes.
  • 09 - Turquie, nos trois baroudeurs profitent du ravitaillement pour une brève discussion autour d'un verre de çay le thé local.09 - Turquie, nos trois baroudeurs profitent du ravitaillement pour une brève discussion autour d'un verre de çay le thé local.
  • 10 - Iran, Soltanieh. Le mausolée Oldjaïtou dans la province de Zanjan est aujourd'hui en partie en ruine.10 - Iran, Soltanieh. Le mausolée Oldjaïtou dans la province de Zanjan est aujourd'hui en partie en ruine.
  • 11 - Turkménistan, Ashgabat. Petit arrêt à l' ambassade d'Italie pour remercier l'Ambassadeur et le Consul pour leur coup de main pour obtenir le visa turkmène.11 - Turkménistan, Ashgabat. Petit arrêt à l' ambassade d'Italie pour remercier l'Ambassadeur et le Consul pour leur coup de main pour obtenir le visa turkmène.
  • 12 - Turkménistan, en plein désert.12 - Turkménistan, en plein désert.
  • 13 - Turkménistan, la porte de l'enfer. Ce cratère d'environ 70 m de diamètre fut créé par accident par les Russes lors du forage d'un puits de gaz.13 - Turkménistan, la porte de l'enfer. Ce cratère d'environ 70 m de diamètre fut créé par accident par les Russes lors du forage d'un puits de gaz.
  • 14 - Ouzbékistan, les tissus de Boukhara sont célèbres, notamment les tapis aux motifs multicolores faits de teintes naturelles comme la grenade pour le rouge. 14 - Ouzbékistan, les tissus de Boukhara sont célèbres, notamment les tapis aux motifs multicolores faits de teintes naturelles comme la grenade pour le rouge.
  • 15 - Ouzbékistan, Khiva. Cette ancienne ville fortifiée est marquée par une architecture traditionnelle en terre crue15 - Ouzbékistan, Khiva. Cette ancienne ville fortifiée est marquée par une architecture traditionnelle en terre crue
  • 16 - Ouzbékistan, Samarqand carrefour des cultures du monde entier.16 - Ouzbékistan, Samarqand carrefour des cultures du monde entier.
  • 17 - Notre trio de motards en route pour la Chine !17 - Notre trio de motards en route pour la Chine !

TADJIKISTAN ET KIRGHIZSTAN 

Pendant plusieurs jours, nous avons traversé le Pamir, région très éloignée, avec plusieurs villages complètement coupés du monde. Nous avons séjourné dans des “House to Stay”, chez l’habitant en somme. Pour quelques dollars, ils vous mettent à disposition leur maison, souvent très coquette et ornée de tapis aux murs, ainsi qu’un repas copieux et le petit déjeuner.
Après le Pamir et son col à 4600 m, nous sommes passés au Kirghizstan, à Sari-Tash, habité seulement par des pâturages et des troupeaux, à 3200 m. Ici aussi, nous avons été dans une petite maison utilisée comme auberge au cours de la saison estivale. Nous y avons croisé de nombreux cyclistes de toutes origines européennes, venus traverser le Pamir. Nous avons dû y passer une journée et demie, en attendant le 27 juillet pour entrer en Chine. 

Le Pamir, massif de haute montagne, situé à l'est du Tadjikistan, se prolonge en Afghanistan, République populaire de Chine et au Kirghizistan. Il est placé sur un itinéraire secondaire de la route de la soie. Au XIIIe siècle, Marco Polo est le premier Européen à traverser cette région, l’une des plus isolées au monde. 

Le saviez-vous ?
Le Pamir, massif de haute montagne, situé à l'est du Tadjikistan, se prolonge en Afghanistan, République populaire de Chine et au Kirghizistan. Il est placé sur un itinéraire secondaire de la route de la soie. Au XIIIe siècle, Marco Polo est le premier Européen à traverser cette région, l’une des plus isolées au monde.

ENFIN, LA CHINE ! 

Aujourd'hui, nous sommes enfin en Chine, à mi-chemin. Nous avons parcouru 8850 km depuis le début. Le lendemain, direction Kashgar pour enregistrer les motos et convertir notre permis de conduire en permis chinois... On ne plaisante pas avec la bureaucratie ! Nous quittons cette grande ville et ses milliers de scooters électriques et silencieux qui ont remplacé les vélos, pour parcourir 260 km dans la direction de Yecheng. 

Xinyang et le Tibet 

Nous arrivons à Yecheng pour le déjeuner, le long d'une route de sable résolument soporifique. Nous avons dû passer l'après-midi à l'hôtel en attendant l'autorisation de la police pour continuer vers la frontière avec le Tibet. Le problème réside dans les horaires. Nous sommes dans l'extrême ouest de la Chine, mais tous les bureaux du gouvernement, des transports et hôtels travaillent avec l’heure de Pékin, à savoir l'heure locale + 2 heures. Résultat : une grande confusion et des malentendus. Le guide nous donne rendez-vous à 7 h 30 heures pour le départ, soit 5 h 30 heure locale. Nous avons environ 500 km à parcourir avec une première étape à 5300 m, la moyenne ne sera pas rapide et il n'y a pas beaucoup de villages où s'arrêter. Nous avons fait provision de fruits, de biscuits et d’eau, on nous a recommandé de bien boire et manger afin d’éviter les maux de tête à haute altitude, nous allons rester pendant dix jours à plus de 4000 m. 

Après avoir parcouru 360 km, nous sommes arrêtés à un barrage de police, pas moyen d’aller jusqu'à notre destination, à 130 km d'ici. La raison en est que “pour votre sécurité il est mieux de rester ici jusqu'à demain matin" sous contrôle en somme...
Le lendemain, nous avons droit à un deuxième réveil à l'aube pour parcourir 130 km de plus que prévu. Mais nous allons entrer au Tibet, et les contrôles s'intensifieront d’avantage. Ça promet... 

Pour l'heure nous allons nous concentrer sur les trois cols de montagne qui nous attendent, à 3200, 4969 et 4090 m. Nous sommes à la fin du mois et avons atteint deux objectifs symboliques : franchir un col à plus de 5000 m au-dessus du niveau de la mer, et parcouru 10000 km depuis le 1er juillet.
Très longue journée, 12 h 30 d’élan sans relâche, commencée avec l'ouverture de la barrière militaire à 8 h 45 au lieu de 8 h, et a continué avec le franchissement de 6 cols, dont 3 à plus de 5 000 m (5 380 au plus haut), avec un orage de grêle à 5000 m et la moto qui ne dépasse pas 40 km/h à 3000 tours... Autant dire que nous arrivons très éprouvés à l'hôtel, dîner rapide car il était déjà tard, et ensuite au lit.

Le lendemain, nous continuons avec 3 autres cols au-delà de 5000 et les motos ne sont pas rapides à cette altitude. La journée est toutefois bien terminée avec l'arrivée au lac Pangong, avec le soleil.
Après 385 km nous arrivons dans la belle Earth Forest de Zhada, une immense réserve naturelle de différentes formations géologiques, qui s’est formée durant des millions d'années. Demain nous parcourrons plus d'une centaine de kilomètres en sens inverse pour reprendre la route principale et se diriger vers Lhassa.

Le royaume de Gugé 

Ce matin, nous visitons et grimpons, non sans un grand effort, ce site magnifique. À partir du Xe siècle et jusqu’au début du XVIIe, Gugé était un puissant royaume au Tibet occidental. Avec sa civilisation, le royaume a joué un rôle important dans l'histoire du Tibet dans la promotion du bouddhisme et de la résistance à l'envahisseur, en particulier du royaume de Laddakh avec lequel il a été impliqué dans une guerre fatale en 1630. À ces altitudes il y a un manque important de végétation, raison pour laquelle les Tibétains plantent beaucoup d’arbres, dans le but d'arrêter la fuite de sable d'une part, et d’autre part d'apporter un complément d’oxygène. 

Le mont Qomolangma 

Nous avons couvert 540 km de Ngari à Saga, sur le magnifique plateau tibétain entre 4200 m et 5000 m. Il fait froid, c’est un jour pluvieux, avec quelques moments de répit. En fin d'après-midi, nous sommes face à une chaîne de montagnes enneigées.
Nos motos ont été allégées de quelques sacs depuis que nous sommes entrés en Chine, car nous sommes escortés par une mini-fourgonnette. Cela nous permet également une conduite moins fatigante, surtout à cette altitude.
4 août. Nous l'avons fait ! Nous avons couvert 350 km dont 115 de piste, la seconde moitié plus fatigante avec de nombreux gués et des chemins rocailleux ; la pluie ne nous a pas épargnés non plus, mais enfin, comme par magie, nous avons été récompensés. Arrivés au camp de base, les nuages qui ont enveloppé toute la journée la belle et géante Dama, comme on l’appelle ici, le “mont Qomolangma” en tibétain, ont disparu, laissant place à la majesté du mont Everest. Et à notre émotion. Ce soir, en plus de thé, nous dégusterons une bonne bière locale bien méritée ! 

Le palais du Potala 

L'arrêt à Lhassa nous permet de récupérer un peu, et surtout de visiter le majestueux palais du Potala, la résidence du Dalaï-Lama, symbole du bouddhisme tibétain. Le palais blanc compte près de 700 peintures murales, mais aussi des sculptures, tapis, objets d’art, documents historiques... Le palais rouge renferme quant à lui les reliques des anciens Dalaï-Lama.
Dommage pour la pluie. Nous enfourchons nos motos pour entamer les derniers 5000 km. Aujourd'hui, nous continuons notre voyage qui nous mènera dans les prochains jours à l'est, puis au sud du Tibet, puis sortir et arriver dans le Yunnan. 

Le Yunnan

Nous sommes depuis deux jours dans cette région au sud-est du Tibet, à une altitude bien plus faible et avec plus de températures estivales. Après une nuit à Deqin, aux abords de la montagne sacrée Meili, nous sommes à Shangri-La, où le guide tibétain nous accueille. Nous passons par le parc national Baishuitai, 150 km de vallées très vertes et de tournants, énormément de tournants, pour arriver enfin à la Tiger Leaping Gorge. À une profondeur maximale d'environ 3790 m de la rivière au sommet de la montagne, Tiger Leaping Gorge est l'un des plus profonds canyons avec rivière et parmi les plus spectaculaires au monde. Les habitants de la gorge sont principalement le peuple Naxi, qui vit dans une poignée de petits villages. Leur subsistance primaire provient de la production céréalière et les randonneurs, étrangers aussi bien que Chinois.
Nous passons ensuite par la ville de Lijiang, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. L'histoire, l'architecture et la culture de Lijiang diffèrent grandement de ceux des autres villes chinoises, principalement en raison de la présence du peuple Naxi. Ce groupe ethnique, parlant une langue de la famille tibéto-birmane a conservé l'intégrité de sa propre culture.
Nous faisons ensuite halte à Chengdu (10 millions d’habitants) pour visiter le Centre de recherche et d'élevage du panda géant, le plus grand en Chine. Ici, sont élevés les pandas et on étudie leurs caractéristiques pour préserver l'espèce.

Xi'an et l'armée de terracotta 

Canicule et taux d'humidité extrême, nous arrivons dans une autre ville de province, qui compte “seulement” 6 millions d’habitants : Xi'an. Connue comme l'une des villes les plus importantes de l'histoire chinoise, Xi'an est dans la liste des quatre grandes anciennes capitales de la Chine, car elle était la capitale de pas moins de 13 dynasties, y compris le Zhou, Qin, Han et Tang. Xi'an est l'extrémité orientale de la route de la soie. La ville a plus de 3100 ans d'histoire.
Immanquable : l'armée de terre cuite, une collection de statues placées dans le mausolée du premier empereur Qin à Xi'an. Il s’agit d’une armée symbolique, destinée à servir le premier empereur chinois Qin Shi Huang (260 - 210 av. J.-C) dans l'au-delà. Pour établir cette armée, on estime à 700 000 le nombre de travailleurs, sur 38 années. 

L'ancienne Pingyao 

Les belles chutes d'eau de Hukou, nous les avons vues que sur les panneaux d'affichage... Les pluies récentes dans les montagnes ont fait craindre une élévation du niveau de l'eau et les autorités ont fermé l'accès au site juste avant notre arrivée à la billetterie.
Aujourd'hui, nous sommes à Pingyao, à 350 km plus au nord, près de Pékin. Elle a été fondée il y a 2800 ans, mais les principaux bâtiments datent de 600 ans, avec les murs de la ville, ses rues, les maisons, magasins et autres temples très bien préservés. Ils représentent la culture traditionnelle de la civilisation Han et constituent un musée historique de l'art architectural des dynasties Ming et Qing (1368 à 1911). 

Les grottes de Yungang 

Ces anciennes “grottes du temple bouddhiste” sont situées près de la ville de Datong, dans la province de Shanxi. Un des trois plus célèbres sites antiques de sculptures bouddhistes de Chine.
Les statues sont un exemple extraordinaire des sculptures en pierre des Ve et VIe siècles. Le site comprend 252 grottes et 51 000 statues, la plus grande d’environ 17 m, la plus petite mesure quelques centimètres seulement. Site classé au patrimoine mondial depuis 2001, ces œuvres sont considérées comme un chef-d'œuvre de l’art rupestre bouddhiste. Prochaine destination avant de quitter nos motos au port de Tianjin : la Grande Muraille !

La Grande Muraille !

Je ne réalise pas encore tout à fait ce que nous venons de faire... Depuis 53 jours, nous sommes à moto, nous avons voyagé presque 18 000 km, maintenant nous nous promenons tranquillement sur la Grande Muraille...
C’est le plus grand monument jamais construit par l’homme, mais malgré ce que l’on entend parfois dire, on ne peut pas le voir depuis la Lune...
Sa construction s’étale sur près de 2 millénaires, c’est tout simplement incroyable d’être là. 

Le saviez-vous ?
La Grande Muraille, cet immense ouvrage défensif militaire totalise plus de 20 000 km de long, il est composé de murs de 5 à 7 m de large, forteresses, cols et tours de guet. Commencée sous la dynastie des Qin, la Grande Muraille est laissée à l’abandon sous la dynastie des Hans, puis l’empereur Wudi reprend la construction pour développer la route de la soie. Au final, au cours de son histoire, la muraille de Chine servit d’avantage de route pour le transport des hommes et des marchandises que de fortification défensive. 

Demain matin nous parcourrons les derniers 215 km pour atteindre le port de Tianjin, où nous attend l'expéditeur avec les conteneurs, nous aurons alors que quelques jours à Pékin pour mettre fin à notre voyage. Nous pensons déjà à la façon de fixer nos bagages, des pièces de rechange, le retour à la maison. Cela va être si rapide, par rapport à la cadence que nous avons tenu ces 2 mois...

Pékin, nous voilà ! 

Nous avons terminé notre périple par une visite symbolique à l'Ambassade d'Italie à Pékin, où, à l'invitation de l'Ambassadeur Ettore Sequi (en voyage ce jour-là), nous avons été reçus par le Consul Massimo Gaudiano pour une conversation amicale.
Nous nous attendions à voir Pékin sous un nuage de pollution, mais c’est sous un ciel bleu que nous avons pu visiter le Palais d'été, le siège d'été du gouvernement de la dynastie des Qing. Les deux derniers jours ont été consacrés aux visites de la Place à Tian Anmen et la Cité Interdite.

ON L'A FAIT !

17 875km, à travers 8 pays en 47 jours effectifs de moto (388 km à la moyenne globale), environ 1 000 km de pistes et de chemins de montagne, et 9000 dans 8 provinces à travers la Chine. 16 cols au-dessus des 5000 m, 1 jour de pluie (cumul des différentes averses), 2 degrés la température la plus basse (Darchen au Tibet), 46 degrés la plus élevée (rocade de Téhéran, dans le trafic), 3000 litres d'essence et 5 litres d’huile au total pour 3 motos.
14 heures pour parcourir 960 km l’étape la plus longue, 12 heures pour 350 km la plus difficile. 

 

MERCI à tous ceux qui nous ont permis de faire ce beau voyage, qui ont contribué avec du matériel (GIVI – MTECH-Racing - Motoforniture Codenotti - Selles J-M BRIANT) et avec des compétences techniques des conseils utiles (Merci Gibi !). Merci surtout à nos familles qui ont pris soin des enfants et de tous les messages d'encouragement reçus via la page Facebook SILKROADMOTORAID2016 ! 

 signature cendrillon

Cette merveilleuse aventure d'Armando et de ses deux amis est parue sur deux numéros du Journal des Motards (n°103, n°104)


Photos de la deuxième partie

  • 18 - Traversée du Pamir à moto.18 - Traversée du Pamir à moto.
  • 19 - Le Pamir situé à l'est du Tadjikistan est l'une des régions les plus isolées au monde !19 - Le Pamir situé à l'est du Tadjikistan est l'une des régions les plus isolées au monde !
  • 20 - Le lac salé Pangong est à environ 4250 m d'altitude dans l'Himalaya, entre l'Inde et le Tibet.20 - Le lac salé Pangong est à environ 4250 m d'altitude dans l'Himalaya, entre l'Inde et le Tibet.
  • 21 - En Chine se trouve la Zhada Earth Forest National Geopark, une immense réserve naturelle de différentes formations géologiques.21 - En Chine se trouve la Zhada Earth Forest National Geopark, une immense réserve naturelle de différentes formations géologiques.
  • 22 - Gugé. Les ruines de la majestueuse forteresse se dressent sur les hauts plateaux du Tibet.22 - Gugé. Les ruines de la majestueuse forteresse se dressent sur les hauts plateaux du Tibet.
  • 23 - Vive le mont Qomolangma appelé en tibétain la belle et géante Dama. Pour nous c'est l'Everest !23 - Vive le mont Qomolangma appelé en tibétain la belle et géante Dama. Pour nous c'est l'Everest !
  • 24 - Au centre de la vallée de Lhassa s'élève le palais du  Potala. C'est le palais d'hiver du Dalaï-Lama depuis le VIIe siècle.24 - Au centre de la vallée de Lhassa s'élève le palais du Potala. C'est le palais d'hiver du Dalaï-Lama depuis le VIIe siècle.
  • 25 - Notre objectif est d'arriver à Pékin, mais la route n'est pas toujours praticable même pour des motos !25 - Notre objectif est d'arriver à Pékin, mais la route n'est pas toujours praticable même pour des motos !
  • 26 - Nous ne sommes pas seuls à attendre que la route soit dégagée !26 - Nous ne sommes pas seuls à attendre que la route soit dégagée !
  • 27 - On patiente, on patiente...27 - On patiente, on patiente...
  • 28 - Nous avons hâte de renfiler nos casques et de redémarrer nos motos, Pékin nous attend !28 - Nous avons hâte de renfiler nos casques et de redémarrer nos motos, Pékin nous attend !
  • 29 - Ma Honda Transalp dans tous ses états !29 - Ma Honda Transalp dans tous ses états !
  • 30 - Le Yunnan est la sixième plus grande province de Chine.30 - Le Yunnan est la sixième plus grande province de Chine.
  • 31 - Lors de notre halte à Chengdu, nous avons visité le Centre de recherche et d'élevage du panda géant, un organisme à but non lucratif.31 - Lors de notre halte à Chengdu, nous avons visité le Centre de recherche et d'élevage du panda géant, un organisme à but non lucratif.
  • 32 - Bébé panda en nursery au Centre de recherche de Chengdu32 - Bébé panda en nursery au Centre de recherche de Chengdu
  • 33 - Le Centre de recherche de Chendgu se consacre à l'étude et à la reproduction des pandas géants. Ce petit être est un panda géant en devenir !33 - Le Centre de recherche de Chendgu se consacre à l'étude et à la reproduction des pandas géants. Ce petit être est un panda géant en devenir !
  • 34 - Le panda géant est une espèce sauvage menacée d'extinction suite à la destruction de son habitat ! 34 - Le panda géant est une espèce sauvage menacée d'extinction suite à la destruction de son habitat !
  • 35 - Les bébé panda restent en nursery jusqu'à ce qu'ils soient assez grands pour aller dans un enclos plus grand.35 - Les bébé panda restent en nursery jusqu'à ce qu'ils soient assez grands pour aller dans un enclos plus grand.
  • 36 - Xi'an, l'armée de terre cuite mise au jour en 1974 a résisté à plus de 2000 ans passés sous la terre !36 - Xi'an, l'armée de terre cuite mise au jour en 1974 a résisté à plus de 2000 ans passés sous la terre !
  • 37 - Pingyao a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial comme la ville ancienne la mieux conservée en Chine.37 - Pingyao a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial comme la ville ancienne la mieux conservée en Chine.
  • 38 - La grotte de Yungang est un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2001.38 - La grotte de Yungang est un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2001.
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En Val d'Oise. Virée entre amis par les boucles de la Seine

Par Gigi et Alain Heron, CDLR et Relais Amitié de Vernon (27).

105 boucles de la SeineLE JOURNAL DES MOTARDS n°105 - mai/juin 2017

 

Deux, trois coups de téléphone et voilà une petite sortie entre copains et copines qui se met en place. Au total : 14 personnes. Nous partons donc, Gigi et moi, pour une virée parisienne (dans le Val d’Oise, 95), avec notre belle Harley Electra Glide. Direction Port-Cergy par les boucles de la Seine. Eh oui, les belles balades motardes ne se font pas que dans le sud !

 Au petit matin, les premiers grondements des échappements se font entendre et voici les premiers arrivants pour la balade. Un appel de notre ami Claude plombe un peu l’ambiance. Un caisseux en 4x4 lui a refusé la priorité. Résultat : sa femme Dany est à l’hosto pour des contusions à la jambe, dues au pare-choc de la voiture, Claude traumatisé et la moto avec un arrière tronqué.
Nous partons donc à 6 équipages : Martine, Edgar, Philippe, Alain, Thierry, Isabelle, Alain, Gigi, Dominique, Sylvain, Catherine.

Giverny, inspiratrice de Claude Monet

Nous passons par Giverny, célèbre pour son jardin aux nénuphars, inspiration de Claude Monet pour ses tableaux du même nom*. Si vous n’y êtes jamais allés, c’est à faire même malgré le côté “attrape-touriste” que peut prendre la visite.
* À lire absolument : “Nymphéas Noirs” de Michel Bussi. Pour tous les amoureux de l’impressionnisme et les amateurs de polars, qui retrouveront dans ce roman la beauté des paysages de Giverny, l’évocation en fil rouge de cet art pictural et une intrigue dont personne ne peut imaginer la révélation finale ! On parie ? Carole

À voir
À Giverny (27)
Les jardins de Claude Monet
Horaires : tous les jours de mars au 1er novembre, 9h30-18h
Tarif : 10,20 €
giverny.org

Puis c’est La-Roche-sur-Yon, Meulan. Là, nous récupérons un autre équipage : Michelle et Alain, CDLR de Maule, sur Guzzi. Nous repartons par Boisemont, Vauréal.

Port-Cergy, un petit St-Tropez aux portes de Paris

Nous traversons Cergy pour arriver dans cette petite marina en plein coeur de la ville. Le soleil est avec nous.
Nous flânons sur les bords de ce port de plaisance, dont les pontons ont été rénovés en 2016. Une extension (baptisée “Port-Cergy 2”) est en projet, pour accueillir au total 200 bateaux.
Petite pause café. Mais si l’on veut respecter le timing, il faut y aller. Nous reprenons nos machines et direction L’Isle-Adam où nous avons réservé le restaurant La Plage. Super au bord de l’Oise, tout le monde est ravi. Pendant que nos belles se reposent !

L’abbaye de Royaumont

Après nous être restaurés, nous partons pour la commune d’Asnières-sur-Oise, nous passons par des petites routes sympas à travers la forêt de Carnelle.
L'abbaye de Royaumont, du XIIIe siècle, a connu de nombreuses fonctions et habitants différents, passant de monastère à usine textile en passant par un lieu de recherche, de formation et de production artistiques…
Après cette visite nous reprenons la route pour aller boire un dernier verre à Auvers-sur-Oise.

À voir
À Asnières-sur-Oise (95)
L’abbaye
Horaires : voir le site
Tarif : 7,50 €
www.royaumont.com

Auvers-sur-Oise

Ville située à une trentaine de kilomètres de Paris, elle aussi connue pour avoir inspiré les peintres impressionnistes Cézanne (qui y passa des mois en 1873 avec Pissaro), van Gogh… et ses huit monuments historiques. D’ailleurs l’église Notre-Dame-de-l'Assomption a été peinte par van Gogh en 1890. Et pour la petite histoire (cinématographique), Un Long Dimanche de Fiançailles de Jean-Pierre Jeunet (avec entre autres Audrey Tautou, Jodie Foster en 2004) a été tourné dans cette ville décidément à forte inspiration culturelle !

Côté budget
Resto : 22 €
Entrée abbaye avec visite guidée : 5,50 €
Essence : 210 km - 19,20 €

Voilà encore une belle journée à moto entre amis ! Nous avons une pensée pour Dany et Claude qui n’ont pu se joindre à nous. Encore merci à tous d’avoir été présents et à la prochaine.

Une belle virée à retrouver dans le n°105 du JDM que vous pouvez acheter dans notre boutique Internet

signature cendrillon


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