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journal des motardsUne autre façon de participer à ton journal, c’est de faire d’une pierre deux coups ! Tu profites de l’essai de cette bécane qui te plaît, dont tu as lu des avis dithyrambiques dans la presse et dont ton pote Mario te bassine depuis un mois…
Bref l’occasion faisant le larron, tu te forges un premier avis sur la question en l’essayant…
Et dans la foulée tu donnes tes impressions au Journal Des Motards afin que la tribu en profite.
Aussi simple que ça !

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Partir: 4500 km en Tunisie

Sur Kawa 1700 Voyager et Honda 1800 Gold

“La fonction crée l’organe”. Appliqué au JDM l’on pourrait traduire cette formule par : “Essai sur la Kawa Voyager dans le n°58”.
Résultat : “Voyage en Tunisie sur Kawa 1700 dans le n°60 : CQFD !
Nos couples font partie du moto club de Watten dans le Nord qui, a de nombreuses reprises, nous a adressés des récits de balades.
Arrivés à la Joliette (port de Marseille) le 7 mai après deux jours de voyages, soit 1000 km au compteur, nos motards embarquent sur le Carthage, bateau tunisien, après avoir fait connaissance de Philippe et Laurence nordistes expatriés dans le Massif Central.

Par Damien Verdière ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )

 

Partir: 4500 km en Tunisie sur Kawa 1700 Voyager et Honda 1800 Gold

 

 

L’équipage

Guy et Guylaine (la soixantaine) sur 1700 Kawasaki voyager, nouveau modèle 950 km au départ, juste rodée.
Régine et Damien sur 1800 Goldwing.
Philippe et  Laurence (ex nordistes), que l’on a rencontré sur le port de Marseille.

Le 8 mai. Arrivée à Tunis
Après 23 h de bateau, c’est pas mal… Nous sommes sur le sol tunisien : “Quel dépaysement !”
Nous échangeons nos euros en dinar (monnaie locale) et en route pour Kairouen direction Hammamet par autoroute et ensuite à droite par nationale, Zaghouan et El Fahs pour aller visiter la cité antique de Thurburbo Majus à 3 km.
À gauche Damien, à côté Régine son épouse, derrière Laurence et Guy, puis Philippe et Guylaine

 Cité antique de Thurburbo Majus alliant des ruines grandioses et un environnement exceptionnel.

Cité antique de Thurburbo Majus

Elle remonte au Ve siècle av. JC. Thuburbo Majus est l’un des grands sites romains de Tunisie.

Kairouen

Ville sainte du Maghreb, (fondée en 670 ap. JC) inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco, l’une des villes les plus visitées. Elle est connue comme la ville sacrée la plus importante d’Afrique du Nord, construite et reconstruite sous les régimes successifs, elle est un exemple de la richesse architecturale Islamique. Elle demeure toujours la capitale spirituelle de la Tunisie.
Vous flânerez dans la vieille  Medina avec ses imposants remparts, dans le souk  coloré et ensuite arriverez à notre hôtel “La kasbah”, en centre ville.
Nous reprenons la route après une nuit mouvementée,  réveillés par l’appel à la prière à partir de 3 h, 3h 30 du matin…
Le 9 mai. L’oasis de Tozeur
Direction Tozeur par Sbeitla avec ses ruines antiques, ensuite Kasserine-Feriana, Gafsa, Metlaoui et Tozeur
L’oasis est célèbre avec près de 2000 ha, ville étape pour beaucoup de groupes de 4x4 qui partent vers le désert pour randonnée.  La chaleur se fait sentir, 32° l’après midi. La palmeraie de Tozeur passe pour être la plus belle de Tunisie.

Le 10 mai. Midès “Far West tunisien”

Après Chébika, oasis de montagne incrustée dans une gorge à la sortie du Chott-El- Gharsa, la route devient montagneuse et en lacet. Quels paysages magnifiques avant Tamerza, village planté tout en longueur, au somment d’une crête ! La vue devient prenante à mesure que l’on grimpe, une baraque de souvenirs  surplombe “la grande cascade”.

Petite visite à Midès et son grand canyon où furent tournées les poursuites de  “Star Wars”, puis Redeyef, Moulares et Metlaoui, région minière ou l’on extrait le phosphate, ensuite retour à Tozeur pour notre deuxième nuit.
 
Chébika ou l’on peut faire des rencontres inattendues
Souvenir des folles poursuites de Star Wars ! Les canyons entouraient autrefois le village de tous côtés, une forteresse naturelle. Le village a été abandonné en 1969 mais semble toujours suspendu dans le vide.
 

 
Le Chott-el-Jérid. Immense lac salé que l’on traverse par une route surélevée, son aspect peut changer totalement d’une année à l’autre. S’il n’a pas plu depuis longtemps, le sable l’a recouvert, mais s’il y a eu de la pluie, le sel est remonté en surface et y a séché, c’est alors une étendue blanche et brillante sous le soleil.

Le 11 mai. Le Chott-el-Jérid
Nous descendons toujours plus au Sud, direction la frontière algérienne par Nefta mais la Police des Frontières nous demandent de faire demi-tour : “Trop dangereux” (souvenez-vous peu de temps auparavant, des touristes autrichiens ont été kidnappés a la frontière algérienne d’Hazoua, demi tour…
Nefta Tozeur degache, Mahassen par le Chott-el-Jérid.
Le long de cette belle route grâce aux travaux de l’armée, se succèdent quelques étals… Ensuite Kébiliet douz aux portes du Sahara, notre destination. Arrivée à l’hôtel “Le Sunpalm”…

 

no comment!

 

Le 12 mai. Matmata village troglodyte.
Direction Tataouine par Matmata. Nous voici dans le lieu même ou George Lucas a choisi de tourner “Star Wars” en 1976 : géant ! Puis c’est Metameur, Medenine et Tataouine fondé en 1912 pour accueillir la Légion Étrangère qui devait surveiller les tribus toujours prêtes a se soulever. un bagne a été ajouté par la suite… Nous rejoignons notre hôtel “le Sangho Privilège”

 

Sur la route de Chenini
 Matmata. Habitations troglodytes. Ces maisons sont creusées dans la falaise ou dans le sol. Un tunnel d’entrée mène à la cour. Cuisine, chambres, grenier et bergerie s’articulent en pièces annexes à la cour centrale. De grande taille et ensoleillée, c’est la pièce de cœur des habitants, le tout est relie par un  labyrinthe de couloirs, frais l’été,  tempéré l’hiver  habité par des berbères.
 
Nouveau village de Chenini

Le 13 mai. Tataouine et ses environs
Journée relax, juste deux petites sorties la première à Chenini (18 km). Route assez montagneuse et sinueuse où se trouve le vieux village : le nouveau est en contrebas, une colline dissimule une jolie mosquée pleine de charme. La colline abrite des tombes de 5 m de long nommés “les sept dormant”. De nombreuses légendes s’y rattachent…

Douiret, Ksar Ouled Debab, Bénibarka, Matouria, Ksar Ouled Soltane pour la seconde sortie (23 km). Un des plus beaux Ksour*à greniers du sud tunisien, composé de 2 cours datant du XVe et XIXe siècles
*Ksour, grenier fortifié. Les Ksours servaient de grenier pour cacher la récolte et d’abri aux habitants en cas d’attaques extérieures.

Le 14 mai. Zarzis
Philippe et Laurence nous ont quitté, nous les retrouverons à Tunis le dernier jour Ben Gardane Zarzis et Houmt-Souk sur l’île de Djerba en empruntant la voie romaine longue de 7 km et retour à l’hôtel Odyssée Resort de Zarzis.

Le 15 mai. El Jem, mémoire romaine
Nous quittons Zarzis et prenons la route de Medenine.
Sur les deux côtés de la route des champs d’oliviers à perte de vue en alignements, ensuite Gabes et la célèbre palmeraie avec 300000 palmiers, après Sfax, c’est l’étape la plus longue de notre périple : 380 km. El Jem, ville touristique avec son gigantesque amphithéâtre romain visible à plusieurs kilomètres…
Madhia pour rejoindre notre hôtel le “Madhia Palace” et un énorme orage : il a plu une grande partie de la nuit modifiant notre parcours à cause des inondations.

Le 16 mai. Hammamet. les Souks de Nabeul
Nous quittons Madhia et longeons la côte jusqu’à Sousse, impossible de traverser la ville à cause des inondations ; en effet les routes sont dépourvues d’égouts et l’eau ravine.

 

Hammamet. Souks de Nabeul. Visiter les souks, c’est flâner et se laisser guider par ses sens. Verre de thé brûlant, senteurs des aromates, odeurs variées dans le souk des épiciers, saveurs des brochettes et des pâtisseries au miel, bruits assourdis des outils… Se perdre dans ce labyrinthe de ruelles, de passages, de voûtes et d’impasses, c’est  tout cela, arpenter les souks.

 

 
dans la palmeraie de Gabès
El Jem. Amphithéâtre romain (238 ap. JC) qui pouvait accueillir 30 000 spectateurs. On peut encore y voir aujourd’hui les fosses aux lions et un système très élaboré de canalisations d’eau de pluie et de citernes pour l’alimentation hydrique.
 
Tunis
 
Partir: 4500 km en Tunisie sur Kawa 1700 Voyager et Honda 1800 Gold
Nous avons rencontré des gens très gentils et accueillants, toujours prêts à nous aider pour nous indiquer la route. Le français est parlé couramment par la plupart des tunisiens. Chaque fois que l’on traverse un village on est salué, sifflé, applaudi car les tunisiens ne voient que très rarement des motos, elles sont pratiquement inexistantes alors, à chaque arrêt, soit pour faire le plein, soit pour se sustenter, c’est l’attroupement et toujours les mêmes questions : “combien ça coûte, ça roule à combien, ça consomme combien…
Nous avons fait au total 4 500 km sans aucun problème.
 

Partir: 4500 km en Tunisie sur Kawa 1700 Voyager et Honda 1800 GoldSacoche réservoir

Quelques infos en vrac.
La Tunisie est un très beau pays à découvrir, où l’on côtoie la richesse sur les côtes (hôtels, palais…) et la misère à l’intérieur.
La police est omniprésente aux grandes intersections et pratiquement tous les jours nous étions arrêtés par des barrages mais en tant que touristes, nous passions sans aucun problème, le touriste est très protégé.

Vigilance !
En ville, la circulation est très dense à Tunis et les automobiles forcent le passage. En dehors de la ville, ils ne connaissent pas toujours les stops et les lignes blanches.
On peut croiser le 4x4 dernier cri comme une quantité incroyable de 404, 504 et 505 : on se croirait 30 ou 40 ans en arrière, et dans quel état !

Partir: 4500 km en Tunisie sur Kawa 1700 Voyager et Honda 1800 Gold

 

1 Dinar = 0.60 €
On échangé 200 € pour 360 Dinars
Essence. Le 95 sans plomb est aux alentours de 0.90 €
La vie n’est pas très chère pour nous : on peut manger pour 2 personnes entre 6 à 8 € et il n’y a pas d’alcool. Attention au manque d'hygiène dans les petits restaurant de village (surtout les toilettes) mais dans les grands hôtels, il n'y a rien à redire!

 

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