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journal des motardsUne autre façon de participer à ton journal, c’est de faire d’une pierre deux coups ! Tu profites de l’essai de cette bécane qui te plaît, dont tu as lu des avis dithyrambiques dans la presse et dont ton pote Mario te bassine depuis un mois…
Bref l’occasion faisant le larron, tu te forges un premier avis sur la question en l’essayant…
Et dans la foulée tu donnes tes impressions au Journal Des Motards afin que la tribu en profite.
Aussi simple que ça !

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Raid en Mauritanie

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1875 km sur Yamaha 600 XT

Par Michel Gelot Chevalier De La Route à Velluire (85)

Raid en Mauritanie Journal des motards
 

 Semaine du 10 au 17 janvier 2009

Après avoir négocié les voitures (trois R21 avec, chacune, une 600XT à l’intérieur), c’est le montage des motos et la préparation de notre raid dans le désert.

Après 30 km sur le bitume, nous entrons dans le désert

10 km plus loin, Fabrice et moi nous apercevons que Lulu ne suit plus ; On s’arrête et restons sur place en attendant que les autres (Gilles, Didier, Hassan et son 4x4, Bébert en touriste) s’en aperçoivent également et reviennent pour partir à la recherche de Lulu. C’était la consigne.

Raid en Mauritanie Journal des motards

 
Raid en Mauritanie Journal des motards

 

Première galère, panne d’allumage !

Pauvre Lulu. Nous décidons de bivouaquer sur place. Le lendemain matin, Hassan et Lulu retournent à Nouakchott pour réparer. Le soir ils reviennent au bivouac sans la moto car la pièce est introuvable.

 

La Mauritanie étant un peuple de nomades, ils circulent plus à dos d’âne que sur une 600XT. Feu de camp et dîner après un apéro pour remonter le moral de Lulu.

Pendant cette journée sans le guide, nous avons organisé un circuit au travers des dunes en balisant notre chemin avec des bâtons afi n de ne pas se perdre.

Nous faisions des circuits chrono. Après trois tours, Didier tombe en panne ; sa moto ne démarre plus ; une petite réparation s’impose et nous bricolons avec un fil électrique directement à la batterie. Et là on se dit :
«Stop, on arrête pour aujourd’hui»

Le lendemain matin, pliage des tentes, chargement du 4x4 . Tout ça après avoir bu trois thés* et ça tous les matins, tous les midis, et tous les soirs.

 

Oasis de Tergit

Nous sommes le mercredi 16 et nous traversons un canyon ; magnifique avec son village de huttes. Puis, au fond de la gorge étroite qui accueille la palmeraie de Tergit, l’eau s’écoule entre les palmiers. Elle provient d’une source principale mais perle aussi de la paroi rocheuse.

 

À l’abri des fortes chaleurs qui règnent à l’extérieur, des khaimas ont été installées pour permettre aux visiteurs de paresser et éventuellement de passer la nuit dans cet écrin de verdure.

Atâr

Nous en profi tons pour faire le plein des véhicules.
Atâr était une grande étape du “Paris Dakar”. Puis direction Choûm.
Comme nous avons perdu une journée, nous n’irons pas à Chinguetti, région où a été filmé «Fort Sagane».

Dans le désert nous suivions le 4x4 à la trace (à l’arrière il avait un pneu lisse et un pneu neuf).

Jeudi, nous avons campé assez loin de la ligne de chemin de fer afi n d’éviter les “mauvaises rencontres”.

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Nous attaquons les pistes

Nous arrivons à rouler à 120 km/h ; ça décolle un max ! Ça décolle tellement que Fabrice nous fait un beau vol plané. L’épaule n’est pas cassée mais drôlement gonflée.
Nous étions bien organisés. Hassan nous servait le thé, Gilou et Fabrice faisaient le plein des motos et vérifiaient l’huile, la mécanique c’était Lulu et Didier, quant à Michel, c’était l’intendance. Et Bébert dans tout ça me direz vous ?

 

Bébert il était partout et nulle part ! Mais c’est un sacré blagueur !
Le soir vers 8, 9 heures, nous avions un ciel étoilé comme je n’ai jamais vu, une pleine lune qui nous éclairait comme en plein jour, si bien que nous n’avions pas besoin de lampe. Là, nous avons fêté l’anniversaire de Fabrice… au «kir breton» !
À chaque arrêt dans le désert, on se disait : «Qu’est-ce que c’est beau ! Qu’est-ce que c’est super ces grosses dunes à franchir !»

Vendredi après midi nous sommes arrivés dans un campement sur le bord de mer où nous avons mangé et dormi après avoir pris une bonne baignade. Il y avait une douzaine de tentes. Il parait que c’est le coin touristique de Mauritanie. Les touristes viennent ici en week end. En fait, il y avait nous, puis une française qui travaillait à Nouakchott, et des jeunes étudiants de divers pays (des fi ls d’ambassadeurs).


 

 

Le lendemain matin, je suis sorti de ma tente dès le lever du soleil.

Il y avait des couleurs magnifiques. Mais je n’étais pas le seul à prendre des photos, un professionnel travaillant pour une revue touristique courait un peu partout mitraillant le paysage.
 
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Banc d’Arguin 80 km à fond, la poignée en coin…

80 km à fond, la poignée en coin…
Là, ça décolle un max ! Avant que la route ne soit faite il y a de ça deux ans, c’était 180 km de plage ou de piste qu’il fallait emprunter pour rejoindre Nouakchott.

Le soir, nous avons dormi chez Olivia (une française mariée à un mauritanien), sur la terrasse, dans une grande toile de nomade.
Le dîner au resto en ville était composé de zébu avec des frites, le tout arrosé de thé à l’absinthe comme d’habitude.

Dimanche on récupère ma voiture que j’ai vendue à Lulu qui en a besoin pour remorquer sa moto jusqu’à Popenguine ; on récupère en même temps la remorque de Didier.

 

Sac de noeuds !

On prend du gasoil dans une station et à peine 40 km plus tard Lulu tombe en panne de voiture : il y avait de l’eau dans le gasoil qu’il a pris à la station !
Résultat : pompe morte et réservoir à vider, etc. Bref, on appelle Kori notre acheteur qui vient avec la voiture de Fabrice (elle n’était pas vendue).
Il nous propose de faire échange de voiture, moyennant 150€.

 

On s’en tire bien ! Mais il a fallu démonter l’attache remorque de ma R21 pour l’installer sur celle de Fabrice, qui est devenue la voiture de Lulu puisque c’est lui qui a fait le premier achat… Ça va, tout le monde suit ?

Avant d’arriver à la frontière Sénégalaise par une piste avec des trous énormes, un phacochère coure à côté de nous durant 500 m environ, il coupe subitement devant Didier.
Formidable et incroyable !

 
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Chûte à mon actif !

Nous passons dans une zone marécageuse et là, je m’étale avec ma moto : elle d’un côté et moi de l’autre. Rien de cassé, mais je me relève en me tenant le bras (le lendemain mon avant bras droit était noir sénégalais). C’était à la tombée de la nuit et on roulait un peu vite.

Lulu joue les petits poucets…

Après une heure de route, nous entendons un bruit de ferraille, c’est Lulu et la remorque. Elle fi nit par casser en deux sur la piste, tant et si bien que le cul traînait par terre. Dans les secousses, Lulu semait les rétros de sa moto mais fort heureusement, un couple de français qui le suivait , ramassait au fur et à mesure les pièces détachées.

 

Pendant les formalités de douane, nous rafistolons la remorque avec des sangles.

 

St Louis

10 heures, arrivée à «l’Oasis», chez des Français.

 

Un dîner que nous avions commandé par téléphone nous attendait ainsi qu’une Gazelle* offerte à chacun, par le patron.
*marque de bière sénégalaise.

Lundi, départ pour Popenguine chez Didier…

 
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Nous avons fait 1875 km à moto depuis Nouakchott.
Alors, huit jours à buller, sous le soleil Sénégalais pour un repos bien mérité, ça le fait, non ?

Comment ça va ? Ça va, ça va bien, tranquille !

 
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Le Journal des motards - octobre/novembre 2009