Le Team 83 en promenade… L’arrière pays niçois et varoisIls sont jeunes, ils sont beaux,ils aiment la moto et l’amitié, la franche rigolade et les émotions. Trois couples vous font découvrir villages de l’arrière pays et routes viroleuses à souhait… Ne soyez pas surpris qu’à la fin de leur récit il vous prenne comme un désir de Provence.
![]() C’est par un beau dimanche du mois de mai que nous partons de Fréjus en direction de Gréolières les Neiges pour une balade de 231km dans le haut pays niçois (06) et varois (83). Départ à 9 h pour notre Team 83 composée de très bons amis, motards endurcis avec leurs « sacs de sable », femmes à la ville et partenaires sur bécane, pour partager le plaisir de la route et de la découverte. Et oui, pour une fois les enfants sont chez les mamies et les filles sont donc de la partie !
Rien que des Honda !• D’abord il y a Pascal, alias Nounours, et sa femme Fabienne, nos doyens, sur leur X11. Puis Jérôme dit Gros, et Céline sur leur CB1300 et enfin Pascal surnommé Tétine, et Sabrina sur leur 600 Hornet. Des Adrets jusqu’à GrasseNous partons par la route sinueuse des Adrets, au creux des forêts de pins et de chênes-lièges, pour atteindre le col du Testanier à 302 m d’altitude. Nous passons le village typiquement provençal des Adrets avec son église du XVIIe siècle, ses pierres rouges, ses sources du Mareret et son bon miel de Le lac de Saint Cassien couleur émeraude
Il est accolé au pays de Fayence et à l’Estérel, long À l’origine la retenue de Saint Cassien devait servir
Nous quittons ce paradis d’eau pour sillonner ensuite
Grasse ou l’ivresse des parfums
Petit arrêt pour visiter la parfumerie Molinard Attention, avant de repartir il ne faut
Gourdon,village féodal
Nous continuons notre chemin en empruntant la fameuse Route Napoléon qui grimpe jusqu’à Gourdon, village perché à 760 m d’altitude, dominant la Vallée du Loup, sur un socle rocheux suspendu dans le vent. Halte méritée à l’Auberge de GourdonLes motos sont garées sur le grand parking du village. Nous nous réjouissons d’être tous réunis autour d’un verre rafraîchissant sous cette tonnelle étincelante de soleil. Avant de repartir, les yeux pleins de lumière, nous achetons le fameux pain d’épice décliné à l’orange, au miel, ou au chocolat : digne récompense pour les motards gourmands que nous sommes !
Gréolières les Neiges
Nous enfourchons nos montures, direction Gréolières
Nous traversons les clues de l’Oreille, puis par le
l’Auberge du Cheiron
Un repas bien mérité nous attend, après ces 104 km de route. L’endroit est chaleureux et montagnard, et leur Bruschetta est une spécialité incontournable. Nous mangeons de bon coeur en compagnie de la charmante Évelyne, maîtresse de maison et Harleyiste dans l’âme.
Comps sur Artuby
Il faut cependant penser au retour après un bon café agrémenté d’un fondant au chocolat. D’autant plus que quelques gouttes commencent à tomber… Un chocolat chaud nous attend au Bar Restaurant de l’Artuby, habitué aux motards de la région. Après s’être réchauffés nous continuons notre périple sur la route militaire traversant le Camp de Canjuers, le plus grand champ de tir d’Europe, exposant ses AUF1 et ses chars au milieu d’un désert lunaire. La Bastide des MoinesCette demeure en pierre datant du XIIe siècle est aussi un restaurant réputé pour ses buffets à volonté et son gigot d’agneau en broche. Ce que j’aime dans notre vie de motards…Le plus important, c’est le partage d’un grand bonheur avec les autres, les gens rencontrésau hasard desbalades, les amis de la route, les fidèles, ceux qui nous tendent toujours la main en cas de pépin sur le bitume…Ces instants privilégiés permettent une communion des esprits mais aussi de belles chamailleries et de franches rigolades sur les façons de rouler des uns et des autres : la tranquillité routière de Gros, la façon d’envoyer de Nounours malgré l’âge de son X11, ou la nouvelle bécane de Tétine qui dégomme… Tandis que ces dames s’inquiètent elles, pour leur progéniture abandonnée aux bras des mamies compatissantes…Nous, les « sacs de sable » Être femmes de motards demande une certaine abnégation. Considérées comme leurs «sacs de sable», nous partageons pourtant les mêmes efforts, la même fatigue et surtout le même plaisir de la route.Nous sortons par tous les temps et nous nous cramponnons lors des accélérations intempestives de nos hommes. Ventousées à leurs blousons, nous suivons leurs mouvements à la perfection, évitant de taper casque contre casque, ne pouvant bouger si une crampe nous saisit (au risque de déséquilibrer l’équipage !)Nous lançons aussi les épaules avec synchronisation dans les virages, n’hésitant pas à pencher dangereusement vers l’asphalte.Nos deux corps n’en font plus qu’un seul :finalement comme en amour, car il s’agit là en effet d’unegrande histoire d’amour…Les sacs de sable ont la même adrénaline que le pilote, les mêmes peurs et la même passion vorace.Même s’ils ne conduisent pas, c’est tout comme. Alors parfois nos motards de maris avouent, après des kilomètres et des kilomètres de route dans les bottes :«Vous êtes courageuses, les filles !»Moi je dirais plutôt :inconscientes ! Sabrina (le journal des motards)
|











